Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,
En 1921 lors de son retour à Nkamba pour se rendre auprès des autorités belges, Papa Simon KIMBANGU s’arrêta à Ngongakimbanda.
En ce lieu, les élèves sortirent des salles de classe pour le suivre.
Papa Simon KIMBANGU leur adressa alors ces paroles :
« BANA BOKENDE KO TANGA PAMBA TE MOKILI OYO, BINO MOKO BOKO TAMBUISA YANGO. »
Ces paroles nous rappellent la responsabilité particulière confiée à la jeunesse et aux générations appelées à assurer l’avenir.
Dans le livre Histoire du Kimbanguisme, à la page 11, Papa DIANGIENDA KUNTIMA déclarait également :
« Après s'être échappé du pays de l'esclavage, le kimbanguisme, qui a traversé le désert, est enfin arrivé en terre promise. Demain, une génération qui n'a pas vécu en Égypte en prendra la relève. Les risques d'échouer sont minimes, et c'est là la consolation, car des dispositions ont été prises afin que demain le kimbanguisme puisse, dans l'harmonie et la cohésion, atteindre de nouveaux sommets, spécialement en ce qui concerne sa spiritualité. »
Consciente de cette mission et de la responsabilité qui lui incombe, nous, jeunesse kimbanguiste du monde entier, souhaitons aujourd’hui faire entendre respectueusement notre voix concernant l’affaire Papa Pitchou MENAYETO.
Cette affaire suscite de profondes interrogations, car elle touche à l’autorité du Chef Spirituel et Représentant Légal de l’Église Kimbanguiste, mais également au fonctionnement, à la crédibilité et à la confiance accordée aux institutions et services de notre Église.
Nous demandons des réponses
Nous avons suivi avec beaucoup d’attention la déclaration faite par l’Église le mardi 21 juillet 2026 devant le Kilongo.
Au cours de cette déclaration, il a notamment été affirmé, concernant Papa Pitchou MENAYETO, qu’il « n’est pas kimbanguiste » et qu’il serait « un dissident de Mokoto 87 ».
Cette déclaration, loin de mettre fin à nos interrogations, en soulève de nouvelles.
Nous demandons donc respectueusement aux autorités compétentes de l’Église de nous éclairer sur les points suivants :
- Comment une personne présentée comme n’étant pas kimbanguiste et appartenant à Mokoto 87 a-t-elle pu se rendre à Nkamba sans que les services compétents de l’Église ne soient informés de sa situation ?
- Comment cette même personne a-t-elle pu recevoir une lettre de transfert de la paroisse de Liège-Bressoux pour se rendre au Portugal ?
- Comment a-t-elle pu être nommée vice-président de GTKI Portugal ?
- Comment a-t-elle ensuite pu être démise de ses fonctions par le premier responsable de GTKI ?
- Comment a-t-elle pu être désignée dans le cadre du projet d’adduction d’eau potable à Nkamba, avec un document portant la signature du Chef Spirituel ?
Ces différentes interrogations nécessitent, selon nous, des réponses précises, transparentes et vérifiables.
La jeunesse demande que les responsabilités soient établies
Les éléments portés à notre connaissance nous amènent à nous interroger sur d’éventuelles défaillances dans plusieurs niveaux de fonctionnement de notre institution.
S’il est établi que des procédures ont été contournées, que des responsabilités ont été engagées ou que l’autorité du Chef Spirituel a été utilisée sans son consentement, les responsables doivent rendre compte de leurs actes.
Nous posons donc publiquement ces questions :
Pourquoi les personnes dont la responsabilité pourrait être engagée dans ces éventuels manquements n’ont-elles pas encore fait l’objet de mesures ?
Toutes les responsabilités ont-elles été recherchées et établies ?
Certaines personnes bénéficient-elles d’une protection particulière ?
Nous ne voulons accuser ni condamner qui que ce soit sans que les faits soient établis.
Nous demandons précisément que toute la lumière soit faite afin d’éviter les rumeurs, les incompréhensions et les divisions.
Notre demande aux autorités de l’Église
Nous, jeunesse kimbanguiste, signataires de cette pétition, demandons respectueusement aux instances compétentes de l’Église Kimbanguiste :
- de faire toute la lumière sur l’affaire Papa Pitchou MENAYETO ;
- d’apporter des réponses officielles aux interrogations soulevées par la jeunesse ;
- d’établir clairement les responsabilités individuelles et administratives ;
- de déterminer comment les différentes décisions et nominations évoquées ont pu être prises ;
- de vérifier les circonstances dans lesquelles des documents portant la signature du Chef Spirituel ont été établis ou utilisés ;
- et, si des fautes ou manquements sont établis, d’appliquer les mesures et sanctions prévues, sans favoritisme ni complaisance.
Notre démarche n’est pas dirigée contre l’Église.
Elle est motivée par notre attachement à l’Église.
Nous voulons une Église forte, crédible et respectée, dans laquelle la vérité, la justice, la responsabilité et la transparence permettent de préserver l’unité des croyants.
La jeunesse kimbanguiste ne souhaite pas rester spectatrice de l’avenir de son Église. Elle souhaite assumer la responsabilité que les générations précédentes lui ont transmise.
C’est pourquoi, en ce 4 août 2026, à Nkamba Nouvelle Jérusalem, à l’occasion de la fête de l’UJKI, nous demandons solennellement que notre voix soit entendue et que des réponses soient apportées.
Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Amen.
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