A l’heure où nous prenons collectivement conscience de la fragilité du vivant, la mairie de Saint-Malo a acté en juillet 2026 la vente d'une parcelle boisée de 750m² pour permettre l'agrandissement de l'Aquarium de Saint Malo. Au total, c’est une surface boisée de 2 000m² qui sera rasée pour permettre la construction d’un nouveau complexe touristique comprenant hôtel, restaurant, bassin et salle de séminaire.
Détruire la faune et la flore locales pour enfermer la faune marine, à quelques centaines de mètres de la mer, ne peut pas constituer un projet de société viable et sain. L’artificialisation des sols et la consommation énergétique, notamment en eau, de ce nouveau complexe de divertissement élitiste imposeront au territoire malouin une pression environnementale supplémentaire préjudiciable à toutes et tous.
Le compensation écologique présentée par la société privée gestionnaire de l’Aquarium, qui consiste en la plantation de 160 arbres ou la transplantation d’arbres existants n’aura pas de répercussion significative avant plusieurs décennies et ne remplacera jamais le “poumon vert” existant. La faune sauvage, et les hérissons en particulier, si rares dans une zone commerciale et urbanisée, sera irrémédiablement et durablement impactée.
Si la Mairie ou l’Agglomération de Saint Malo envisageaient d’abattre une petite parcelle d’arbres pour y construire le nouvel hôpital Rance Emeraude, en stand-by depuis des années, nous ne nous y opposerons pas puisque l’utilité collective de ce projet est avérée et indéniable. En revanche, la destruction d’une parcelle boisée n’ayant pour seul but que de permettre à des clients d’avoir vue sur des poissons depuis leur chambre d’hôtel constitue une réelle aberration sociétale et écologique, ne répond à aucun intérêt collectif et portera préjudice au plus grand nombre; il est encore temps d’y renoncer.
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