NON à l'euro numérique : notre argent n'est pas un terrain d'expérimentation

Destinataire(s) : Emmanuel Macron, Président de la République
NON à l'euro numérique : notre argent n'est pas un terrain d'expérimentation

Notre argent n'est pas un terrain d'expérimentation !

Nous demandons l'arrêt du projet d'euro numérique, ou à défaut un référendum et des garanties gravées dans les traités : anonymat réel, cash protégé, plafonds fixés par les élus.

Personne ne l'a demandé.

Aucun citoyen n'a voté pour.

Pourtant, Bruxelles et Francfort avancent à marche forcée vers une monnaie numérique de banque centrale, avec un lancement prévu en 2029.

On nous promet la confidentialité.

Mais les plafonds, les frais, les règles sur les données et les contrôles anti-fraude resteront des paramètres réglables, modifiables demain par décision technique.

On nous promet que le cash restera.

Mais chaque paiement en liquide remplacé par un paiement numérique est un paiement de plus qui laisse une trace.

On nous promet un outil utile.

Mais les Européens paient déjà par carte ou par virement instantané.

À quoi bon dépenser des milliards ?

Notre argent, nos données, notre liberté : signez pour dire NON.

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Où en est le projet

Le texte est en négociation finale entre le Parlement européen et les États membres ; la BCE vise un pilote en 2027 et un lancement en 2029.

Date

Étape

14 oct. 2026

Nouvelle réunion de négociation prévue (INCYBER)

30 sept. 2026

3e trilogue Parlement–Conseil, sans avancée majeure

9 juil. 2026

Le Parlement ouvre les négociations : 416 pour, 169 contre, 22 abstentions (Brussels Signal)

23 juin 2026

La commission ECON adopte sa position : 43 pour, 14 contre, 1 abstention (Cryptoast)

19 déc. 2025

Les États membres adoptent leur position (Conseil de l'UE)

oct. 2025

La BCE passe à la phase suivante après deux ans de préparation (BCE)

 

Ce que prévoit le texte à ce stade :

  • Un portefeuille d'euro numérique utilisable en ligne et hors ligne,

  • Un plafond de détention d'euro numérique par personne (le chiffre de 3 000 € circule, rien n'est fixé),

  • Aucune détention pour les entreprises au-delà de 24 heures pour l'instant,

  • Une acceptation obligatoire par la plupart des commerçants.

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Le réquisitoire

Votre vie privée devient un réglage.

Le liquide est anonyme par nature.

L'euro numérique en ligne passera par des intermédiaires, avec des contrôles anti-blanchiment et anti-fraude.

Les autorités européennes de protection des données ont elles-mêmes demandé qu'aucune petite transaction ne soit tracée et ont mis en garde contre une centralisation excessive des données (CEPD–EDPS, 18 oct. 2023).

Les règles pourront changer sans vous.

Plafonds, frais, données, mécanismes anti-fraude : ce sont des paramètres ajustables, et la bataille porte déjà sur qui les fixera, la Commission ou la BCE (INCYBER, 7 oct. 2026).

Pas les citoyens.

Les citoyens l'avaient dit.

Lors de la consultation de la BCE, 43 % des 8 200 répondants ont placé la confidentialité en tête de leurs exigences (BCE, avril 2021).

Une facture salée.

La BCE prévoit environ 1,3 milliard d'euros d'investissement jusqu'au lancement, puis 320 millions par an (Cryptoast).

Pour les banques, une étude PwC chiffre le coût jusqu'à 30 milliards d'euros (BDOR).

Au final, c'est encore nous qui payons.

L'accès au crédit pour les particuliers sera restreint.

Avec un plafond de 3 000 €, les simulations de la BCE montrent jusqu'à 699 milliards d'euros retirés des banques de la zone euro, soit 8,2 % des dépôts à vue, avec un choc plus fort pour les petites banques (Reuters via The Edge, 23 juin 2026).

Moins de dépôts, c'est moins de prêts aux ménages et aux PME.

Un outil imposé aux commerçants.

La plupart devront l'accepter, comme une obligation de plus, alors que Wero et le virement instantané existent déjà.

Perdre son téléphone, c'est perdre son argent.

Les fonds hors ligne seront stockés sur l'appareil : en cas de perte ou de vol, pas de remboursement (Clubic).

Pour le paiement hors ligne : l'argent est stocké directement dans votre téléphone ou sur une carte, et vous payez sans connexion, par exemple en approchant deux téléphones.

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Ce qu'en dit la presse

Même les médias qui couvrent le projet sans hostilité rapportent ses failles et ses opposants.

Média

Date

Article

Ce qu'il montre

INCYBER News

7 oct. 2026

La bataille pour le contrôle de l'euro numérique continue

Plafonds, frais et données restent des paramètres réglables ; aucun accord au 3e trilogue.

Brussels Signal

juil. 2026

Parliament clears digital euro talks after right-wing groups force a vote

169 eurodéputés ont voté contre l'ouverture des négociations.

Reuters (via The Edge)

23 juin 2026

ECB wins key parliamentary backing for digital euro

Jusqu'à 699 milliards d'euros de dépôts pourraient quitter les banques ; coût de mise en place de 4 à 6 milliards.

Cryptoast

23 juin 2026

Le Parlement européen valide son cadre, mais des questions restent ouvertes

1,3 milliard d'investissement BCE, 320 millions par an ; concurrence déloyale avec Wero.

Euronews

27 fév. 2026

Can Europe break free of Visa and Mastercard? MEPs stall digital euro

Le rapporteur Fernando Navarrete défendait un euro numérique uniquement hors ligne.

MoneyVox (AFP)

30 nov. 2023

Nouvelles critiques de banquiers français contre l'euro numérique

Le directeur général délégué de Crédit Agricole SA demande « à quoi ça va servir ? ».

 

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Nos revendications

Suspendre le projet tant que les citoyens n'ont pas été consultés, par référendum.

Graver le droit au cash dans les textes : acceptation obligatoire des espèces, distributeurs accessibles partout.

Un anonymat réel, pas une promesse : aucune traçabilité des petits paiements, en ligne comme hors ligne, et aucune base de données centrale.

Des plafonds et des règles fixés par les élus, jamais modifiables par simple décision technique de la BCE ou de la Commission.

Aucune obligation pour les commerçants d'accepter l'euro numérique.

Un bilan public des coûts pour la BCE, les banques et les clients avant toute décision d'émission.

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Ce que diront les défenseurs du projet, et nos réponses

Une pétition crédible connaît les arguments d'en face.

Argument des défenseurs

Ce qui l'appuie

Notre réponse

« Il réduit notre dépendance à Visa et Mastercard »

Ces deux réseaux pèsent 61 % des paiements par carte dans l'UE (Euronews).

Wero et le virement instantané européen répondent déjà à cet objectif, sans monnaie de banque centrale.

« Il complète le cash, il ne le remplace pas »

Le Conseil veut interdire aux commerçants de refuser le liquide (Conseil de l'UE).

Tant mieux : que ce droit soit adopté seul, sans euro numérique.

« La vie privée est garantie »

Le texte du Parlement prévoit une confidentialité dès la conception ; la BCE n'aurait pas accès aux identités.

Ce qui est réglable aujourd'hui peut être réglé autrement demain. Seul le liquide est anonyme par construction.

« Les services de base seront gratuits »

Ouverture de compte, détention et paiements courants gratuits pour les particuliers.

Les coûts pour les banques seront répercutés ailleurs, sur les frais ou les crédits.

« Les plafonds protègent les banques »

Plafond par personne, revu au moins tous les deux ans.

Un plafond révisé tous les deux ans n'est pas une garantie : il peut monter, ou descendre.

 

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Ce projet d'euro numérique peut amener de mauvaises surprises au fur et à mesure que le projet avance.

Signez cette pétition, n'hésitez pas à la partager à un maximum de personnes autour de vous pour diffuser ce message de bon sens.

Auteur : Adrien Petit

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