NON à l'abandon des Français face à leurs carences dévastatrices
Cancer du sein, hypothyroïdie, infertilité, fatigue chronique… Un seul examen pourrait aider à en prévenir des centaines de milliers de cas chaque année en France.
Pourtant, vous devez le payer de votre poche.
Chère amie, cher ami,
Cancer du sein : 61 214 nouveaux cas par an en France, un chiffre qui ne cesse de grimper. (4)(5)
Hypothyroïdie : une maladie dont l'iode est reconnu comme la première cause évitable dans le monde. (9)
Infertilité : jusqu'à 46% de chances de conception en moins, à chaque cycle, chez les femmes en carence. (11)
Trois fléaux qui touchent des centaines de milliers de Français chaque année.
Et à chaque fois, un facteur revient dans la littérature scientifique : le manque d'iode.
Un examen simple, fiable, réalisable chez vous, permet pourtant de savoir où vous en êtes : l'iodurie.
Votre médecin ne vous en parle pas car le Gouvernement n’en a jamais fait un sujet de santé publique majeur, pour éviter de devoir rembourser cet examen crucial.
L’iodurie, un examen simple et fiable, est le seul à mesurer avec exactitude votre taux d’iode dans votre corps. Cet examen unique et précieux n’est pourtant pas remboursé par la Sécurité sociale.
C’est une grave lacune dans notre système de santé, car l’iode est un oligo-élément dont toute votre santé dépend.
Vous devez tirer la manche de votre médecin pour qu’il vous le prescrive, puis payer cet examen de votre poche (entre 25€ et 35€) dans les rares laboratoires qui le pratiquent encore.
Nous demandons, par cette pétition, le remboursement intégral de l’iodurie pour préserver notre santé !
Carence en iode : une nation entière laissée pour compte
La carence en iode, ce n'est pas un phénomène marginal, réservé à quelques cas isolés.
C’est près de la moitié des femmes avant la ménopause.
43% des femmes en âge de procréer en France présentent un apport en iode insuffisant, selon l'ANSES. (1)
Prenez un instant pour y penser. Une femme sur deux, autour de vous, dans votre famille, parmi vos amies, peut-être même vous.
En juin 2024, l'OMS Europe est allée plus loin : elle a lancé une alerte officielle sur un risque croissant de carence en iode dans toute l'Europe, la France comprise. (2)
Une alerte de l'OMS, sur un sujet dont vous n'avez probablement jamais entendu parler…
Car le Gouvernement n’a pas relayé l’information !
Parce que le rapport de l'OMS le dit, noir sur blanc : la majorité des professionnels de santé ne sont tout simplement pas formés au sujet de l'iode. (3)
Vous voyez le problème ? Vous consultez pour une fatigue qui ne passe pas…
… Une prise de poids qui résiste à tout.
… Des cheveux qui tombent par poignées.
Votre médecin prescrit une mesure de TSH, elle revient "normale".
On vous renvoie chez vous, sans réponse.
Jamais on ne vous parle de l'iode, et encore moins du seul examen qui sert à mesurer vos apports.
Ce que cette carence détruit chez vous, en silence
La carence d’iode n’est pas une carence anodine et inoffensive.
61 214 femmes. C'est le nombre de Françaises qui ont appris, en 2023, qu'elles avaient un cancer du sein. (4)
Un chiffre en hausse continue depuis 1990, l'incidence a quasiment doublé entre 1990 et 2018. (5)
Et pendant que ce chiffre explose, plusieurs études publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture pointent un lien préoccupant entre statut en iode et santé mammaire :
Le British Journal of Surgery a établi une association entre troubles thyroïdiens et pathologies mammaires ; (6)
Le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism a mis en évidence une relation directe entre volume thyroïdien et cancer du sein ; (7)
La revue Nutrients a souligné, en 2022, l'impact des troubles de la concentration en iode sur le risque de cancer. (8)
La carence en iode est reconnue par la médecine comme la première cause évitable de troubles thyroïdiens dans le monde, dont l'hypothyroïdie. (9)
La fatigue qui vous colle à la peau, et que personne n'explique
Fatigue chronique ;
Réveils difficiles voire impossibles ;
Épuisement dès 17h ;
Sensation de froid permanent (surtout dans les extrémités) ;
Cheveux qui tombent par poignées ;
Brouillard mental et difficulté de concentration.
Ce sont des signes classiques de carence en iode, documentés noir sur blanc dans les manuels de référence en endocrinologie. (9)(10)
Combien de femmes traînent ces symptômes depuis des années, persuadées que "c'est dans leur tête", sans qu'on leur ait jamais proposé cet examen ?
À quoi sert le mot SÉCURITÉ dans notre SÉCURITÉ SOCIALE ?
Un seul examen permet de savoir, il doit être remboursé MAINTENANT
La carence en iode est massive : près d'une femme sur deux en âge de procréer est concernée en France ;
Ses conséquences sont sérieuses, documentées, chiffrées : hypothyroïdie, fatigue chronique, effondrement de la fertilité, et un lien étudié avec le cancer du sein, dont l'incidence continue de grimper ;
La majorité des médecins ne sont pas formés au sujet, comme l'OMS elle-même le reconnaît ;
Le seul examen fiable existe déjà et il est peu coûteux à produire. Pourtant, il reste hors de portée financière d'une partie des Français.
Chaque jour sans remboursement, c'est une carence évitable qui continuerait, en silence, à préparer le lit des maladies graves.
Exigeons, ensemble, le remboursement de l'iodurie des 24 heures par la Sécurité sociale.
POUR LE REMBOURSEMENT DE L'IODURIE DES 24H
Ne laissez plus les Français exposés aux dangers de l’absence de remboursement
Adressé à : Monsieur le Ministre de la Santé et de l'Accès aux soins
Monsieur le Ministre,
Nous sommes des milliers à vous écrire aujourd'hui. Et derrière chaque signature, il y a une femme ou un homme fatigué depuis des mois, parfois des années, à qui personne n'a jamais donné de réponse claire.
Selon l'ANSES, 43% des femmes en âge de procréer en France présentent un apport en iode insuffisant. En juin 2024, l'OMS Europe a lancé une alerte officielle sur un risque croissant de carence en iode dans toute la région, la France comprise, un rapport qui pointe aussi, sans détour, le manque de formation des professionnels de santé sur ce sujet.
Cette carence n'a rien d'anodin. Elle est reconnue comme la première cause évitable de troubles thyroïdiens, dont l'hypothyroïdie. Elle est associée, dans la littérature scientifique, à une fatigue chronique qui use au quotidien, à une chute de la fertilité pouvant atteindre 46% de chances de conception en moins par cycle, et à un lien étudié avec les pathologies mammaires, alors même que le cancer du sein touche plus de 61 000 nouvelles femmes chaque année en France.
Le seul examen capable d'objectiver cette carence, l'iodurie des 24 heures, existe. Il est simple, non invasif, réalisable à domicile, peu coûteux à produire pour notre système de santé.
Il n'est pourtant pas remboursé.
Aujourd'hui, une femme qui veut savoir si elle est concernée doit payer, seule, entre 25 € et 35 €. Celles qui n'en ont pas les moyens renoncent, et continuent d'avancer dans le flou, sans savoir si leur fatigue, leurs échecs de conception ou leurs difficultés de concentration ont une cause identifiable, et corrigible.
Nous ne pouvons plus l'accepter.
Nous vous demandons solennellement :
D'inscrire l'iodurie des 24 heures à la nomenclature des actes remboursés par l'Assurance Maladie ;
De renforcer, sans délai, la formation des professionnels de santé sur le rôle de l'iode et les conséquences de sa carence, comme le recommande déjà l'OMS ;
De diffuser une information claire et accessible à l'ensemble de la population française.
Un examen aussi simple, face à une carence aussi répandue et déjà officiellement reconnue, ne devrait jamais rester un luxe.
Ne laissez pas les Français continuer à avancer dans le noir.
Veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l'expression de notre haute considération, et de notre détermination sans faille.
Mélanie Sigali
[1] ANSES, Étude individuelle nationale des consommations alimentaires (INCA) — 43% des femmes en âge de procréer présentent un apport en iode insuffisant.
[2] OMS/Europe et Iodine Global Network, communiqué de presse conjoint, 28 juin 2024 — « La population de la Région européenne de l'OMS est davantage exposée au risque de carence en iode en raison de l'évolution des régimes alimentaires » — who.int/europe
[3] Rapport OMS/Europe sur la carence en iode, cité par l'Hôpital Erasme (H.U.B.) — sur la nécessité de renforcer l'éducation et la formation des professionnels de santé en matière de nutrition iodée — erasme.be
[4] Institut National du Cancer, Épidémiologie des cancers du sein — 61 214 nouveaux cas de cancer du sein en France métropolitaine en 2023 — cancer.fr
[5] Institut National du Cancer / Santé publique France — le nombre annuel de nouveaux cas de cancer du sein a presque doublé entre 1990 et 2018.
[6] Kalache A., Vessey M. P., McPherson K. « Thyroid disease and breast cancer: findings in a large case-control study. » British Journal of Surgery, 1982, vol. 69, n° 7, p. 434–435.
[7] Smyth P. P. A., Smith D. F., McDermott E. W., Murray M. J., Geraghty J. G., O'Higgins N. J., « A direct relationship between thyroid enlargement and breast cancer », The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 1996;81(3):937–941.
[8] Winder M., Kosztyła Z., Boral A., Kocełak P., Chudek J., « The Impact of Iodine Concentration Disorders on Health and Cancer », Nutrients, 2022;14(11):2209.
[9] Manuels MSD pour le grand public, « Carence en iode » — reconnaissance de la carence en iode comme première cause évitable de troubles thyroïdiens et de son diagnostic — msdmanuals.com
[10] Vincent Reliquet et Alix Lefief-Delcourt, Les pouvoirs de l'iode : Prévention des cancers, lutte contre l'hypothyroïdie, la dépression, l'eczéma, la fatigue…, Guy Trédaniel Éditeur, 2024.
[11] Mills J.L. et al., « Delayed conception in women with low-urinary iodine concentrations: a population-based prospective cohort study », Human Reproduction, 2018.
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