« C'est dans votre tête. » « C'est juste vos règles. » « C'est psychologique. » Combien de femmes devront encore entendre ces phrases avant qu'on cesse de les renvoyer chez elles avec leur douleur, leur épuisement, et parfois… leur condamnation ?
Aujourd'hui, en France, les femmes meurent et souffrent en silence parce que la médecine n'a pas appris à les écouter, ni à les comprendre. Et nous disons : STOP.
Une réalité scandaleuse que nous ne pouvons plus ignorer
Sept ans. Sept longues années d'errance, de douleurs invalidantes et de rendez-vous médicaux humiliants. C'est le temps qu'il faut, en moyenne, pour qu'une femme atteinte d'endométriose obtienne enfin un diagnostic. Sept ans pendant lesquels on lui répète que « les règles, ça fait mal, c'est normal ».
Une femme qui fait un infarctus a deux fois plus de risques de mourir qu'un homme, parce que ses symptômes — différents de ceux des hommes — ne sont ni enseignés, ni reconnus à temps.
Les maladies auto-immunes, l'endométriose, les douleurs chroniques, la ménopause, la santé mentale périnatale… autant de pans entiers de notre santé survolés en quelques heures, parfois quelques minutes, dans le cursus médical.
Comment est-ce encore possible en 2026 ?
La médecine moderne s'est construite sur un modèle masculin. Les essais cliniques, les protocoles, les manuels : tout a été pensé à partir du corps de l'homme. Résultat ? La moitié de l'humanité est soignée à l'aveugle.
Combien de vies brisées ? Combien de carrières sacrifiées sur l'autel d'une douleur qu'on refuse de reconnaître ? Combien de femmes qui s'éteignent, doutant d'elles-mêmes, parce qu'on a préféré leur prescrire un anxiolytique plutôt que des examens sérieux ?
Nos revendications
Nous, citoyennes et citoyens, exigeons :
Une formation obligatoire et approfondie sur les pathologies spécifiquement ou majoritairement féminines dans le cursus de toutes les études de médecine.
Une formation continue obligatoire pour tous les médecins déjà en exercice, avec des modules dédiés à la santé des femmes.
Une sensibilisation aux biais de genre en médecine, pour en finir avec la minimisation systématique de la douleur féminine.
L'inclusion réelle des femmes dans la recherche clinique et les essais médicaux.
Un véritable enseignement sur l'endométriose, le SOPK, la ménopause, l'adénomyose, la vulvodynie et toutes ces pathologies trop longtemps reléguées au rang de « petits soucis féminins ».
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