STOP À LA DÉVORATION DE NOS TERRES AGRICOLES PAR LE SOLAIRE AU SOL !

Destinataire(s) : Ministre de l'agriculture
STOP À LA DÉVORATION DE NOS TERRES AGRICOLES PAR LE SOLAIRE AU SOL !

Nos champs nous nourrissent. Nos toits et nos parkings peuvent nous éclairer. Ne sacrifions pas les uns en ignorant les autres.


Chaque seconde qui passe, 26 m² de terres agricoles cultivables disparaissent en France. Vous avez bien lu : chaque seconde. Pendant que vous lisez ces lignes, des hectares de terre nourricière — ceux-là mêmes qui mettent le pain sur nos tables — s'évanouissent sous le béton, le bitume… et désormais sous les panneaux solaires au sol.

Nous ne sommes pas contre l'énergie solaire. Nous sommes contre la stupidité de son déploiement actuel. Pourquoi couvrir nos champs quand nos toits et nos parkings sont vides ?


🔴 UN CONSTAT ALARMANT : NOS TERRES DISPARAISSENT

Les chiffres sont brutaux :

  • 2,4 millions d'hectares de terres agricoles ont été perdus en France métropolitaine depuis 1982 — soit une diminution de 7,7 % des surfaces agricoles en quarante ans.

  • L'artificialisation des sols progresse trois fois plus vite que la croissance de la population. Entre 2007 et 2017, les sols artificialisés ont bondi de 13,9 % tandis que la population n'augmentait que de 4,4 %.

  • Il faut entre 1 400 et 7 000 ans à la nature pour produire seulement 18 centimètres de terre arable. Une fois bétonnée, une terre est morte. Pour toujours.

Et ce n'est pas tout. Cette artificialisation frappe en priorité nos meilleurs sols — les terres planes et profondes autour des grandes agglomérations et le long du littoral — les plus fertiles, les plus précieuses.


⚡ LE SOLAIRE : OUI, MAIS PAS N'IMPORTE OÙ !

Soyons clairs : la transition énergétique est une nécessité absolue. L'énergie solaire fait partie de la solution. Mais la question n'est pas « faut-il du solaire ? » — c'est « OÙ le mettre ? »

Or aujourd'hui, des promoteurs énergétiques démarchent massivement nos agriculteurs pour couvrir de panneaux solaires des hectares de terres nourricières. Des paysans étranglés par les dettes se voient proposer des loyers attractifs pour transformer leurs champs en centrales photovoltaïques. Qui peut leur reprocher de céder, quand un développeur offre 3 500 € par hectare et par an ?

Le problème est systémique. On préfère le sol — moins cher, plus rentable à court terme — plutôt que les toitures et les parkings. Et pendant ce temps, les terres qui nous nourrissent rétrécissent comme peau de chagrin.


🏠 LE POTENTIEL COLOSSAL DE NOS TOITS ET PARKINGS

Et si on arrêtait de faire comme si nous n'avions pas d'alternative ? Les surfaces déjà artificialisées représentent un gisement solaire gigantesque, largement sous-exploité :

  • Selon l'ADEME, le potentiel photovoltaïque inexploité sur les toitures françaises est estimé à 364 GW. Pour comparaison, la France ne disposait que de 20 GW de capacité solaire installée fin 2024.

  • Les seules toitures résidentielles, si elles étaient équipées, pourraient produire 265 TWh par an d'énergie — soit plus du quart de l'énergie dont nous aurons besoin en 2050.

  • Les parkings et zones délaissées (friches, terrains pollués) offrent un potentiel supplémentaire de 53 GW. Pourtant, seulement 12 % des parkings commerciaux sont aujourd'hui équipés d'ombrières solaires.

Faisons le calcul : nous avons plus de 1 100 GW de potentiel solaire inexploité rien que sur les toits, les parkings et les friches. Et on voudrait nous faire croire qu'il est indispensable de sacrifier des terres agricoles ?


🍞 LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE EN JEU

Cette question n'est pas qu'environnementale. C'est une question de survie alimentaire.

Aujourd'hui, environ 50 % des fruits et légumes consommés en France proviennent déjà de l'étranger. L'INSEE estime que le contenu en importations de notre consommation agricole atteint 52,3 %. La tendance est claire : baisse du taux d'auto-approvisionnement, hausse de la dépendance aux importations. Et 87 % des Français estiment que la France est trop dépendante des importations alimentaires.

Dans ce contexte, quelle folie nous pousse à sacrifier les terres qui nous restent ? Quand les crises géopolitiques fermeront les frontières — et l'histoire nous enseigne que cela arrive — nous ne mangerons pas des panneaux solaires.


⚖️ LA LOI EXISTE, MAIS ELLE NE SUFFIT PAS

Des avancées législatives existent. La loi Climat et Résilience impose la solarisation progressive des grandes toitures neuves. La loi d'accélération des énergies renouvelables (APER) de mars 2023 oblige les parkings de plus de 1 500 m² à s'équiper d'ombrières solaires. C'est un début.

Mais ce n'est pas assez. Les obligations ne concernent que les constructions neuves ou les très grands parkings. Les bâtiments existants sont largement épargnés. Et pendant que ces lois peinent à être appliquées, les projets solaires au sol sur terres agricoles se multiplient, portés par des développeurs à l'appétit foncier insatiable.

Auteur : Nova Santé

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