Update du 10.09.26
Trois fois. Trois fois en dix-huit mois, on a tenté de nous réimposer en France des pesticides interdits. Duplomb 1, censurée. Duplomb 2, jugée contraire au principe de précaution. Duplomb 3, glissée par amendement dans une « loi d'urgence agricole » — et validée le 14 août dernier.
Vous pensiez que c'était l'affaire d'une poignée de sénateurs français ?
Pendant que nous nous battions à Paris, quelque chose de bien plus vaste se préparait à Bruxelles. Et cette fois, il ne s'agit plus de trois lois successives.
Il s'agit de ne plus jamais avoir à revoter.
« Omnibus » : le mot le plus dangereux de l'année
Le 16 décembre 2025, la Commission européenne a présenté un texte au nom soigneusement ennuyeux : l'« omnibus sécurité des aliments ». Un texte de « simplification ».
Méfiez-vous des textes qui promettent de simplifier. Comme les lois qui s'appellent « d'urgence », ils dissimulent presque toujours ce qui ne passerait pas en plein jour.
Voici ce que cet omnibus contient réellement :
Des autorisations sans limite de temps. Au moins 49 substances pourraient recevoir une approbation qui n'expire jamais. Parmi elles : le glyphosate et l'acétamipride. Aujourd'hui, une autorisation doit être réexaminée périodiquement. Demain, elle serait éternelle.
Le gel des connaissances scientifiques. C'est la mesure la plus stupéfiante. Les autorités nationales seraient limitées à l'état des connaissances tel qu'il existait lors de la dernière approbation européenne. Une étude publiée après cette date ? Elle ne compterait plus. La science serait juridiquement arrêtée à une date.
Le doublement des délais de grâce. Quand une substance est enfin interdite, le délai pour écouler les stocks passerait de 6 mois à 1 an pour la vente, et de 12 mois à 2 ans pour l'utilisation. Deux ans d'épandage légal après une interdiction.
Des dérogations sur critère économique. On pourrait autoriser une substance dangereuse au motif que les alternatives n'ont pas des « coûts comparables ». Non plus la dangerosité : le prix.
La pulvérisation par drones, sans respecter les conditions habituelles.
Une science arrêtée par décret
Arrêtons-nous une seconde sur ce « gel des connaissances », car c'est là que tout se joue.
Comment croyez-vous que l'acétamipride a été interdit en France en 2018 ? Parce que des chercheurs ont continué à travailler après son autorisation. Parce qu'on a découvert, en 2022, que cette molécule se retrouvait au contact du cerveau de 85 % des personnes exposées testées (Environmental Health Perspectives, décembre 2022). Parce que des études françaises ont établi, en 2024, un lien entre exposition aux pesticides et sur-risque de cancer du pancréas — dont la France détient le record d'Europe.
Aucune de ces découvertes n'existait au moment des autorisations initiales.
Avec l'omnibus, aucune de ces découvertes ne compterait.
Ce n'est pas de la simplification administrative. C'est l'interdiction faite aux États de tenir compte de ce que la science apprend.
Le vote a lieu entre le 19 et le 22 octobre
Le calendrier est connu, et il est court.
Les commissions Agriculture et Environnement du Parlement européen ont travaillé sur le texte durant l'été. Les votes en plénière sont prévus du 19 au 22 octobre 2026. Des mobilisations européennes sont annoncées les 10 et 11 octobre.
Et pendant ce temps, le texte poursuit aussi son chemin au Conseil de l'Union européenne — là où la France siège, là où la France parle, là où la France pèse.
Souvenez-vous de « Chat Control ». Nous avions demandé à la France de rejoindre le camp des pays opposés à la surveillance généralisée. Cette fois, l'enjeu n'est pas notre vie privée : c'est ce que nous mangeons et ce que nous respirons.
Deux millions de Français ont fait céder deux fois le législateur national sur exactement ce sujet. Bruxelles doit apprendre ce chiffre — et c'est à la France de le lui apprendre.
Car si l'omnibus passe, il n'y aura plus de Duplomb 4 à combattre. Il n'y aura plus rien à combattre : ce sera écrit, pour toujours, à l'échelle de tout un continent.
Adressée à : Emmanuel Macron, Président de la République française
Monsieur le Président de la République,
Le Parlement européen se prononcera, entre le 19 et le 22 octobre 2026, sur le règlement dit « omnibus sécurité des aliments », présenté par la Commission européenne le 16 décembre 2025. Le Conseil de l'Union européenne, où la France siège, poursuit parallèlement ses travaux sur ce texte.
Présenté comme une simplification, cet omnibus modifierait en profondeur le niveau de protection sanitaire dont bénéficient 450 millions d'Européens : autorisations de pesticides sans limite de temps pour au moins 49 substances, dont le glyphosate et l'acétamipride ; interdiction faite aux autorités nationales de tenir compte des connaissances scientifiques postérieures à la dernière approbation européenne ; doublement des délais d'écoulement après interdiction ; dérogations fondées sur le coût des alternatives plutôt que sur leur dangerosité.
La France a interdit l'acétamipride en 2018. Elle a vu, en dix-huit mois, deux tentatives de réintroduction censurées par ses plus hautes institutions. Il serait incompréhensible qu'elle laisse Bruxelles rendre définitif ce que le Conseil constitutionnel et le Conseil d'État ont déjà refusé.
Nous vous demandons solennellement :
D'annoncer publiquement l'opposition de la France à l'omnibus « sécurité des aliments » dans sa version actuelle, et de porter cette position au Conseil de l'Union européenne ;
De refuser le principe des approbations sans limite de temps, et d'exiger le maintien du réexamen périodique de toutes les substances actives ;
D'obtenir la suppression de toute disposition figeant l'état des connaissances scientifiques : aucun État membre ne doit être empêché de tenir compte d'une étude récente pour protéger sa population ;
De refuser l'allongement des délais de grâce et le critère des « coûts comparables » comme fondement d'une dérogation ;
De défendre le maintien de l'encadrement strict de la pulvérisation aérienne, y compris par drones.
Le principe de précaution est inscrit dans notre Constitution. Il n'est pas un obstacle administratif : c'est ce qui reste quand tout le reste a été négocié.
Nous vous demandons, Monsieur le Président, de placer la France du côté de ceux qui refusent qu'une « simplification » technique décide, pour toujours, de ce que mangeront nos enfants.
Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, en l'expression de notre haute considération.
L’EUROPE S’APPRÊTE EN SECRET À RÉ-AUTORISER LES PESTICIDES DANS NOS ASSIETTES
STOP À L’OMNIBUS
Une loi qui peut transformer notre santé pour les années à venir - il reste quelques semaines pour la stopper.
Ce que vous allez lire risque de vous mettre en colère, comme ça a été mon cas.
Car ce qui se passe en ce moment à Bruxelles est une trahison sans précédent envers la santé de chaque Français.
La Commission européenne s'apprête à voter un texte au nom barbare : la "Proposition de règlement COM(2025) 1030 final", déposée le 16 décembre 2025.
Dans les couloirs de Bruxelles, on l'appelle l'Omnibus X.
Un nom presque rassurant derrière lequel se cache une réalité terrifiante :
L'autorisation illimitée et permanente des pesticides dans nos aliments, pour les intérêts de la grande industrie agro-chimique.
C’est-à-dire qu’un pesticide autorisé aujourd'hui le sera pour toujours…
Sans aucune réévaluation même si demain la science prouve qu'il provoque des cancers.
Derrière les portes de la Commission est en train de se jouer l’un des plus gros enjeux de santé du 21e siècle, peut-être plus gros encore que le Mercosur, et aucun média n’en parle.
Cette pétition pour informer les citoyens français, mais surtout agir, tant qu’il est encore temps.
Le vote au Parlement européen est attendu à l'automne 2026.
C'est maintenant, pendant l'été, qu'il faut peser sur la position de la France avant que nos eurodéputés ne se prononcent.
Le prétexte derrière l’empoisonnement de masse
Le prétexte utilisé cette fois est celui de la “simplification de la bureaucratie“.
Un prétexte pour détricoter en une seule fois dix textes essentiels de protection sanitaire.
Ces textes prévoient, concrètement de :
Supprimer la réévaluation périodique des pesticides : aujourd'hui, chaque pesticide doit être réexaminé tous les 10 à 15 ans à la lumière de nouvelles données scientifiques. Demain, ce ne sera plus obligatoire.
Restreint le droit des États membres comme la France d'agir sur la base de nouvelles preuves scientifiques locales.
Affaiblir les contrôles aux frontières sur les résidus de pesticides dans les aliments importés.
Un représentant de la Commission européenne a lui-même avoué en mars 2026, qu'il ne pouvait pas garantir que ce texte ne constituerait pas un recul pour la santé des citoyens.
Si cette règle avait été en vigueur depuis 2011 :
31 substances actives de pesticides retirées du marché parce qu'elles étaient trop dangereuses… ne l'auraient jamais été.
Et 2 300 médecins français ont déjà signé une lettre ouverte pour l'exiger : ce texte doit être rejeté.
12 produits sur 15 testés en France contiennent des pesticides interdits
En avril 2026, l'association foodwatch a testé des thés, épices et riz vendus dans nos supermarchés.
Résultat : sur 15 produits testés en France, 12 contenaient des résidus de pesticides dont l'utilisation est pourtant interdite en Europe.
Certains produits contenaient jusqu'à 6 pesticides interdits différents sur un seul et même aliment.
Et maintenant, la Commission européenne veut affaiblir les règles qui protègent encore nos familles de ces résidus.
NON À L'AUTORISATION À VIE DES PESTICIDES
Adressée à : François Bayrou, Premier ministre, Membres du Parlement européen français
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les eurodéputés,
Nous, citoyens français, vous demandons solennellement d'agir contre le projet de règlement européen "Omnibus X — Sécurité alimentaire", actuellement en cours d'adoption.
Ce texte constitue un recul sanitaire et environnemental inacceptable. En supprimant la réévaluation périodique obligatoire des pesticides, il expose des millions de Français à des substances dont les risques à long terme ne pourront plus jamais être réexaminés à la lumière de nouvelles données scientifiques.
Nous vous demandons :
Que la France s'oppose officiellement à ce texte au Conseil de l'Union européenne.
Que les eurodéputés français votent contre ce règlement au Parlement européen.
Qu'une étude d'impact sanitaire indépendante soit rendue publique avant tout vote.
Veuillez recevoir, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les eurodéputés, l'expression de notre très haute considération.
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