Chers amis,
L’année dernière, 2 millions de Français ont signé et réussi à faire censurer la loi Duplomb 1 par le Conseil constitutionnel.
En mars dernier, le Conseil d’Etat a jugé “non conforme au principe de précaution de notre Constitution“ le texte de la loi Duplomb 2.
Mais les sénateurs ont trouvé une troisième voie. Le 2 juillet dernier, ils ont fait passer ce que l’on appelle déjà la loi Duplomb 3.
Cette fois, il ne s’agit pas simplement de déposer un nouveau texte de loi, mais de glisser, par amendement, les mesures Duplomb dans un projet de loi "d'urgence agricole" de 40 articles, dans un mépris démocratique complet.
40 articles où le retour de l’acétamipride, ce pesticide cancérigène, se noie au milieu de sujets sans rapport, comme l'élevage ou les loups.
Lorsqu’une mesure ne passe pas par la porte, on la fait passer par la fenêtre.
Le vote a lieu le 16 juillet. Nous devons les arrêter une troisième fois.
Je signe la pétition contre Duplomb 3
Record de cancer du pancréas
Le premier danger de cette loi vient donc de la réintroduction de deux produits phytosanitaires neurotoxiques : l’acétamipride, donc, et le flupyradifurone.
Dans un contexte où la France détient déjà le record d'Europe du cancer du pancréas :
Deux études françaises récentes établissent un lien direct entre exposition aux pesticides et sur-risque de cancer du pancréas (Brugel et al., European Journal of Epidemiology, 2024 ; étude PESTIPAC, United European Gastroenterology Journal, 2024).
L'acétamipride a été retrouvé au contact du cerveau de 85 % des personnes exposées testées ( Environmental Health Perspectives, décembre 2022)
La santé publique est donc une priorité SAUF si elle entre en concurrence avec certains intérêts industriels.
Mais Duplomb 3 ne se contente pas de rouvrir la porte aux pesticides toxiques, elle s’attaque aussi à l’eau :
Dans un contexte de canicule et de nappes phréatiques vides, le Sénat a choisi de faciliter le stockage artificiel massif d’eau pour l’irrigation agricole
L’objectif est de doubler le stockage de méga bassines d’ici 2035, ce qui met en danger les zones humides, ces sols éponges qui retiennent l’eau et rafraîchissent le territoire
Le raisonnement est absurde : puisqu'il y a moins d'eau, confisquons-en davantage aux Français !
Veulent-ils vous faire mourir d’abord de soif ou d’empoisonnement ?
La loi Duplomb 3 est un double foutage de gueule !
Je signe la pétition contre Duplomb 3
Méfiez-vous lorsque vous voyez écrit “urgence“
Le gouvernement a déposé Duplomb 3 en procédure accélérée, sous prétexte de “loi d’urgence agricole“.
Lorsqu’un texte de loi porte la mention “d’urgence“ dans son titre, c’est le signe qu’on cherche à faire adopter en vitesse ce qui ne passerait jamais dans un débat ouvert.
Car rien dans le contenu dans cette loi, ne justifie la précipitation : l'acétamipride est interdit en France depuis 2018.
Rien n'a changé depuis, sinon deux censures successives des tentatives de retour Duplomb.
Ce qui presse, ce n’est pas l’urgence agricole, mais le calendrier politique : le 16 juillet prochain, une commission parlementaire doit trancher sur Duplomb 3 en espérant faire adopter le texte définitivement avant la fin du mois.
C’est maintenant que nous devons nous unir et nous mobiliser, en tant que français.
Nous les avons arrêtés deux fois. Ce n'est pas le moment de baisser la garde.
Je signe la pétition contre Duplomb 3
NON À DUPLOMB 3
Adressée à : Annie Genevard, Ministre de l’Agriculture
Madame la Ministre,
Pour la troisième fois, les mêmes mesures nous sont imposées, cette fois glissées dans un projet de loi d'urgence agricole, après deux échecs devant le Conseil constitutionnel et le Conseil d'État.
Nous vous demandons solennellement :
De retirer, en commission mixte paritaire, les dispositions réintroduisant l'acétamipride et le flupyradifurone
De renoncer au doublement des capacités de stockage d'eau agricole tant qu'aucune garantie n'est apportée sur le partage équitable de cette ressource
De ne pas faire de ce texte fourre-tout le véhicule d'un contournement des décisions déjà rendues par nos plus hautes institutions.
Plus de 2 millions de citoyens se sont déjà exprimés contre ces mesures, 2 fois.
Nous vous prions d’entendre la voix démocratique des Français, avant qu'il ne soit trop tard.
Veuillez recevoir, Madame la Ministre, l'expression de notre très haute considération.
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