Exigeons des essais cliniques sur la psilocybine contre Alzheimer — maintenant.
Une femme de 80 ans, muette depuis des années, retrouve la parole dix-neuf heures après avoir reçu 5 grammes de champignons. Elle se souvient de sa vie, elle rit, elle se rhabille seule, elle retrouve même sa continence après cinq ans d'incontinence totale. Ce n'est pas un témoignage anonyme sur internet — c'est un rapport médical publié en mai 2026 dans Frontiers in Neuroscience, signé par des chercheurs, relu par des pairs, disponible en accès libre. ¹
Alors posez-vous cette question : si un laboratoire pharmaceutique avait obtenu ces résultats avec une molécule brevetable à 50 000 euros l'année, croyez-vous vraiment que la recherche n'aurait pas déjà été financée, accélérée, médiatisée ?
Les laboratoires ont dépensé des dizaines de milliards sur Alzheimer depuis trente ans. Le taux d'échec de leurs essais cliniques atteint 99,6%. ⁵ Les rares médicaments qu'ils ont réussi à faire approuver coûtent jusqu'à 56 000 dollars par an, ne guérissent pas et ne fonctionnent que sur les stades précoces. ⁸ Un champignon, lui, ne se brevète pas et ne génère aucun profit. Alors il attend — pendant que des millions de familles regardent leurs proches s'effacer.
Ce système choisit ce qu'il finance, et il ne choisit pas les malades. Signez cette pétition pour l'obliger à changer.
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Une observation qui pourrait tout changer
En mai 2026, une étude de cas publiée dans la revue scientifique Frontiers in Neuroscience a fait le tour du monde. Les chercheurs Marcos Lago, Maria Cerveira et Joan Xavier Simonet ont documenté le cas d'une femme américano-japonaise de 80 ans, atteinte d'Alzheimer depuis une décennie. Elle ne parlait plus que par monosyllabes, souffrait d'incontinence urinaire depuis cinq ans, dépendait de soignants pour se déplacer et accomplir les tâches les plus simples du quotidien. ¹
Après l'administration d'une dose de 5 grammes de champignons contenant de la psilocybine — la souche Enigma —, quelque chose d'inattendu s'est produit : au bout de 19 heures, elle a commencé à s'exprimer en phrases complètes, rappelant des événements de sa vie qu'elle n'avait plus été capable d'articuler depuis des années. ¹
Dans les jours et les semaines qui ont suivi, des améliorations encore plus frappantes ont été observées. Elle a retrouvé sa continence urinaire, y compris la nuit. Elle a recommencé à s'habiller seule, à marcher de façon plus autonome, à maintenir un contact visuel, à réagir émotionnellement, à reconnaître des proches par leur prénom, à faire preuve d'humour. Une deuxième dose de 3 grammes, administrée un mois plus tard, a encore renforcé ces améliorations. ¹
Les auteurs de l'étude sont rigoureux : il s'agit d'un cas unique, sans groupe contrôle ni neuroimagerie formelle, et la causalité ne peut pas être établie avec certitude. Mais leur conclusion est sans équivoque : les résultats "remettent en question les hypothèses sur la quantité de fonctions neurologiques pouvant rester cachées dans la démence avancée" et justifient une investigation contrôlée urgente. ¹
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Comment la psilocybine agirait-elle sur le cerveau ?
La psilocybine n'est pas une substance inconnue des chercheurs en neurosciences. Ce que les scientifiques ont découvert, c'est qu'elle agirait sur un circuit précis du cerveau que l'on appelle le réseau en mode par défaut — imaginez-le comme une sorte de radio intérieure qui tourne en boucle en permanence, rejouant les mêmes pensées, les mêmes schémas, les mêmes automatismes. La psilocybine couperait temporairement cette radio. ² Et quand elle se tait, d'autres zones du cerveau qui ne se parlaient plus depuis longtemps recommencent soudainement à communiquer entre elles. ²
Des études publiées dans Nature ont montré que ces changements dans la façon dont le cerveau se connecte à lui-même ne durent pas seulement le temps de la prise — certains effets persistent pendant des semaines entières après une seule dose. ³ Des recherches en laboratoire suggèrent par ailleurs que la psilocybine pourrait réparer les cellules cérébrales à un niveau très profond : elle réduirait l'inflammation chronique du cerveau, réparerait les mécanismes énergétiques des neurones et aiderait le cerveau à former de nouvelles connexions — trois processus qui se dérèglent précisément dans la maladie d'Alzheimer. ⁴
Ce que tout cela soulève est vertigineux : et si des millions de malades d'Alzheimer portaient encore en eux des souvenirs, des mots, des émotions — simplement prisonniers d'un cerveau dont les circuits se sont figés — et si la psilocybine pouvait, même temporairement, rouvrir ces circuits ?
Pendant ce temps, le système continue à tourner dans le vide
Depuis 1998 et jusqu'en 2014, 123 molécules contre Alzheimer ont été testées puis abandonnées. Le taux d'échec des essais cliniques dans cette maladie atteindrait 99,6%. ⁵ Des géants pharmaceutiques comme Eli Lilly ou AstraZeneca ont dépensé des milliards sans aboutir à un traitement curatif. ⁶ ⁷
Les rares médicaments approuvés sont loin d'être des révolutions. L'aducanumab, approuvé par la FDA en 2021 malgré des doutes persistants sur son efficacité clinique, coûterait 56 000 dollars par an et par patient, soit environ 46 000 euros. ⁸ Le lécanémab, plus récent, est estimé à 26 500 dollars annuels. ⁹ Ces médicaments ne ciblent que les formes précoces de la maladie. Ils ne guérissent pas. Ils ne ralentissent le déclin que de façon modeste. Et ils sont inaccessibles à l'immense majorité des patients dans le monde.
À l'heure où les industriels se désengagent progressivement du financement des essais cliniques sur Alzheimer au profit des fonds publics et des partenariats public-privé ¹⁰, la question devient : qui décide des priorités de la recherche ? Et selon quels critères ?
Il est inadmissible que des pistes aussi prometteuses que la psilocybine restent sans financement sérieux pendant que des molécules coûtant des dizaines de milliers d'euros par an et qui ne guérissent pas sont mises sur le marché.
Signez cette pétition et exigez que la recherche change de cap.
Une molécule bloquée par la loi, pas par la science
En France, la psilocybine est classée stupéfiant depuis 1990, conformément à l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants. ¹¹ Son usage — même thérapeutique, même en contexte médical encadré — est légalement interdit sans autorisation expresse de l'ANSM. ¹¹
Des avancées timides existent. En septembre 2023, l'ANSM a accordé une première autorisation d'essai clinique concernant la psilocybine dans le traitement des troubles liés à l'usage de l'alcool avec dépression. ¹¹ En février 2024, la France a lancé son premier essai clinique impliquant une substance psychédélique en plus de cinquante ans, au CHU de Nîmes. ¹²
Au niveau européen, le Parlement a alloué 6,5 millions d'euros en avril 2024 au projet PsyPal, porté par l'Université de Groningen, pour évaluer les effets de la psilocybine dans plusieurs maladies graves. ¹³
C'est un début. Mais c'est infiniment insuffisant face à l'urgence. La psilocybine reste, selon l'ONU, classée depuis 1971 comme stupéfiant "sans intérêt thérapeutique" — une classification qui contredit frontalement les publications scientifiques des vingt dernières années. ¹³
Ce que nous demandons
Nous demandons des mesures immédiates :
Le lancement d'essais cliniques rigoureux et financés sur la psilocybine dans le traitement de la maladie d'Alzheimer, en priorité pour les formes avancées.
La reclassification urgente de la psilocybine par les autorités françaises et européennes pour permettre son usage encadré dans le cadre de la recherche médicale.
Un accès équitable aux protocoles de recherche pour les patients qui souhaitent participer, dans le respect total de l'éthique, du consentement et de la sécurité.
La transparence totale sur l'attribution des financements publics pour la recherche contre Alzheimer, avec des critères d'allocation fondés sur le potentiel clinique réel.
L'ouverture officielle d'une commission scientifique indépendante chargée d'évaluer toutes les pistes thérapeutiques prometteuses contre Alzheimer, y compris les approches non conventionnelles.
Le vrai scandale est bien plus profond encore...
Le vrai scandale, ce n'est pas qu'une femme de 80 ans ait retrouvé la parole après une dose de champignons. Le vrai scandale, c'est que ce cas, publié dans une revue internationale à comité de lecture, risque de rester une curiosité scientifique sans lendemain — faute de financement, faute de volonté politique, faute d'un système capable de mettre la santé des patients avant les intérêts économiques.
Le vrai scandale, c'est que des millions de familles dans le monde regardent un proche disparaître, pendant que les institutions discutent de procédures et que les laboratoires pharmaceutiques calculent leurs marges.
Nous ne pouvons plus accepter que le sort de millions de malades soit décidé en dehors de nous, dans des comités dont nous ignorons les critères et les intérêts. Signez cette pétition pour que la recherche contre Alzheimer serve d'abord celles et ceux qui souffrent.
Signez maintenant pour libérer la recherche — et peut-être, un jour, libérer celles et ceux qu'Alzheimer a enfermés dans le silence. Celle de nos proches. Celle de nos enfants.
¹ Lago M, Cerveira M, Simonet JX. Transient multidomain functional improvement in advanced Alzheimer's disease following high-dose psilocybin-containing mushroom administration: a case report. Frontiers in Neuroscience, 27 mai 2026. DOI: 10.3389/fnins.2026.1813281
https://www.frontiersin.org/journals/neuroscience/articles/10.3389/fnins.2026.1813281/full
² La psilocybine : mode d'action sur le réseau en mode par défaut. Renaissance Institute, 2026.
https://renaissance-institute.com/la-psilocybine/
³ La psilocybine « réinitialise » les réseaux neuronaux. TrustMyScience, 17 juillet 2024. (Étude source publiée dans Nature.)
https://trustmyscience.com/psilocybine-reinitialise-reseaux-neuronaux-altere-cerveau-pendant-semaines/
⁴ Hallucinogenic Therapy in Alzheimer's Disease targeting mitochondrial dysfunction. PubMed/NIH, 5 avril 2026. PMID: 41707907
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41707907/
⁵ Alzheimer : 99% des essais cliniques sont des échecs. Fréquence Médicale, 3 juillet 2014.
https://www.frequencemedicale.com/hepato-gastro-enterologie/patient/1509-Alzheimer-99-des-essais-cliniques-sont-des-echecs
⁶ L'échec du meilleur espoir contre Alzheimer. La Tribune (sur Eli Lilly et le solanezumab, après 3 milliards de dollars de R&D).
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/chimie-pharmacie/l-echec-du-meilleur-espoir-contre-alzheimer-va-t-il-deco
⁷ Échec d'un médicament contre la maladie d'Alzheimer. 24 heures (AstraZeneca).
https://www.24heures.ch/echec-d-un-medic-contre-la-maladie-d-alzheimer-407456524124
⁸ Aducanumab : quels enjeux éthiques et médicaux ? Fondation Alzheimer, 23 janvier 2025. (Coût annuel estimé à 56 000 USD / 46 000 €)
https://www.fondation-alzheimer.org/laducanumab-les-enjeux-medicaux-et-ethiques-dune-autorisation-de-mise-sur-le-marche-accelere
⁹ Médicaments modificateurs de la maladie d'Alzheimer. PMC/NIH, 28 janvier 2024. (Lécanémab : 26 500 $ par an)
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10833094/
¹⁰ Les laboratoires pharmaceutiques se désengagent du financement des essais cliniques dans la maladie d'Alzheimer. Fondation Médéric Alzheimer, 8 juin 2021.
https://www.fondation-mederic-alzheimer.org/documentary_base/les-laboratoires-pharmaceutiques-se-desengagent-du-financement-des-essais-cliniques-dans-la-maladie-d-alzheimer
¹¹ Question écrite n° 1949 — statut légal de la psilocybine en France. Assemblée Nationale, 11 novembre 2024.
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE1949
¹² Pourquoi la psychothérapie sous psilocybine est-elle illégale en France ? La psychothérapie, 18 février 2025.
https://www.lapsychotherapie.com/pourquoi-la-psychotherapie-sous-psilocybine-est-elle-illegale-en-france/
¹³ L'accès aux thérapies psychédéliques en Europe. MediaVivant, 30 mai 2024.
https://mediavivant.fr/aller-plus-loin/lacces-aux-therapies-psychedeliques-en-europe/
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