STOP au profit des compagnies aériennes
grâce au Covid-19

Adressé à : Élisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports.

Alors que chacun tente difficilement de s’accommoder des restrictions changeantes du COVID-19, les compagnies aériennes multiplient les actions pour profiter financièrement de la situation.

En temps de crise, les compagnies font leurs propres règles…

Depuis le début de la crise mondiale due au virus, les compagnies aériennes ont, sans aucun scrupule, augmenté leurs prix de 4 à 6 fois.

Leur raison ?

Les restrictions de vol les ont plongés dans une crise financière.

Ne sommes-nous pas tous dans cette situation ?

Anne Génetet, la députée LREM dénonce sur Franceinfo l’inflation des vols sur AirFrance : « Pour un aller-retour Pékin-Paris, le premier essai que j’ai fait, je l’avais à 2 400 euros en classe éco. Quand j’ai voulu faire un deuxième essai, le billet est passé à 3 600 euros l’aller-retour. »

Loin d’une augmentation légère, les compagnies aériennes privent une partie de la population de rentrer dans leur pays.

Nous sommes au regret de vous dire que tout le monde ne possède pas 3600 euros pour rentrer en urgence !

La loi n’est visiblement plus un obstacle…

Au-delà de la hausse des prix, les compagnies refusent illégalement de proposer un remboursement des billets déjà achetés.

L’association UFC a mis en demeure 57 compagnies aériennes qui offrent un avoir de quelques mois à défaut d’un remboursement.

Cet acte est illégal puisque « la réglementation européenne prévoit, en cas d’annulation de vol, que la compagnie aérienne est tenue de proposer un remboursement du billet, dans un délai de 7 jours, au prix auquel il a été acheté » comme le précise Arnaud Tousch, journaliste au service économie de RTL.

En pleine crise, peu de politiciens semblent préoccupés par ses actes illégaux…

Le profit est-il la seule préoccupation?

La santé a un prix et il est élevé !

Alors que les vacances scolaires se préparent dans le doute, la compagnie Frontier Airlines propose une offre commerciale plus que douteuse.

Suggérant une option plus confortable, la compagnie demande 39 $ pour garder un siège libre à côté de son client.

Autrement dit… Une taxe sur la distanciation sociale !

Véritable scandale, la société a été critiquée par de nombreux politiciens américains dont Peter De Fazio, député démocrate de l’État de l’Oregon qui signale dans un communiqué rapporté par le Washington Post: « Je trouve scandaleux qu’une compagnie aérienne envisage l’impératif de la distanciation sociale comme une opportunité de se faire de l’argent.»

Mais jusqu’où cela va-t-il aller ?

On me dit candide, mais je croyais que le but d’un gouvernement était de protéger et de soigner avant d’offrir un pouvoir d’achat ? Non?

L’abus des compagnies aériennes va trop loin d’autant que la crise du COVID-19 n’est pas terminée.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises…

Il est temps d’agir pour reprendre les rênes et stopper les profits financiers des compagnies basées sur l’illégalité et l’injustice.

La pandémie du coronavirus ne doit pas servir d’excuse pour de la démesure.

Les consommateurs ne sont pas des pantins qui réagissent au bon vouloir des entreprises.

Le droit des consommateurs doit être mis en évidence et non pas caché dans de toutes petites lignes illisibles…

Encore que ces 57 compagnies ne respectent même plus la loi !

STOP

Madame la Ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des Transports,

Le gouvernement doit punir les abus illégaux des 57 compagnies qui refusent le remboursement.

La régularisation des tarifs doit également être plus rigoureuse.

Nous vous demandons une légitimation plus stricte et un respect du consommateur !


Auteur : Noémie C.

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