Update 02.07.26
Presque 1000 morts.
C'est le bilan des dernières vagues de chaleur en France.
Des personnes âgées, seules, dans des appartements surchauffés. Des rues sans un seul arbre. Des villes transformées en fours à béton.
Et pendant ce temps-là...
Le gouvernement a divisé par trois le fonds vert destiné à adapter nos villes à la chaleur.
En trois ans. Silencieusement. Sans débat. Sans honte.
Ce n'est pas une fatalité. C'est un choix politique.
Depuis des décennies, on nous a construit des villes sans arbres, sans ombre, sans vie.
Le bitume a remplacé l'herbe. Les parkings ont remplacé les parcs. Et les personnes âgées isolées ? On les a laissées mourir seules.
Trois victimes sur quatre ont plus de 75 ans.
Ce n'est pas un chiffre. C'est votre mère. Votre père. Votre voisine du troisième.
Le scandale que personne ne dit à voix haute
Selon Radio France, le fonds vert — cet argent public censé financer la végétalisation de nos villes et leur adaptation au réchauffement — est passé de 2 milliards d'euros à moins de 700 millions en trois ans.
En pleine urgence climatique.
Alors que Paris est classée première ville d'Europe pour le risque de mourir de chaleur — selon une étude portant sur 854 villes européennes.
Alors que l'effet d'îlot de chaleur peut faire grimper la température parisienne jusqu'à 8°C au-dessus de la campagne environnante.
Ils savent. Ils ne font rien. Et ils coupent les budgets.
Je crie au scandale.
Ce que nous exigeons — maintenant, pas après la catastrophe
1. Rendre obligatoire la végétalisation dans tout nouveau projet urbain.
2. Lancer un plan national de désimperméabilisation des sols dans nos villes.
3. Rendre obligatoire le registre des personnes âgées isolées, avec visites garanties pendant les canicules (ce registre existe depuis 2004 et reste… facultatif).
4. Ouvrir des refuges climatiques gratuits dans chaque ville de plus de 10 000 habitants.
5. Restaurer intégralement le fonds vert pour l'adaptation climatique urbaine.
La lettre adressée à la Ministre
Adressée à : Stéphanie Rist, Ministre de la Santé, et Mesdames et Messieurs les Maires de France
Madame la Ministre, Mesdames et Messieurs les Maires,
En 2003, 15 000 Français sont morts en quelques jours de chaleur. Vingt-trois ans plus tard, les bilans s'accumulent encore.
Vous connaissez le problème. Vous disposez des études. Vous avez les outils.
Et pourtant, le fonds vert pour l'adaptation climatique a été divisé par trois en trois ans.
Cela n'est plus acceptable.
Nous vous demandons :
— La végétalisation obligatoire de tout nouveau projet urbain — Un plan national de désimperméabilisation des sols — Le registre obligatoire des personnes âgées isolées, avec visites pendant les canicules — Des refuges climatiques gratuits dans chaque ville de plus de 10 000 habitants — La restauration du fonds vert à hauteur de ses engagements initiaux
Les prochaines victimes de la canicule ne mourront pas par fatalité.
Elles mourront par choix politique.
Nous vous demandons de changer ce choix.
Veuillez recevoir, Madame la Ministre, Mesdames et Messieurs les Maires, l'expression de notre très haute considération.
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