Canicule : prenons des mesures pour rafraîchir nos lieux de vie !

Adressé à : Barbara Pompili, Ministre de la Transition Ecologique

Vous souvenez-vous de ce bulletin météo fictif diffusé en 2014 ?

Dans le cadre d’une campagne de prévention sur le réchauffement climatique, Évelyne Dhéliat faisait des prévisions météorologiques « alarmistes » pour le 18 août 2050, avec des températures dépassant les 40°C sur une grande partie du territoire.

Six ans plus tard seulement, cette fiction n’en est plus une… Elle est devenue une triste réalité, comme le prouvent les canicules successives : 2015, 2017, 2018, 2019 et 2020 !

Face à ces vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, nous devons apprendre à maîtriser les températures de nos lieux de vie.

Et nous ne devons surtout pas devenir dépendants de la climatisation. Celle-ci n’est qu’une solution ponctuelle, qui crée un cercle vicieux, entre surconsommation d’électricité, pollution et réchauffement climatique.

Chaque année, nous subissons des températures de moins en moins supportables.

Les plus fragiles d’entre nous, et ceux qui n’ont pas accès à des lieux suffisamment bien conçus, doivent soit subir une dégradation de leur confort de vie, soit investir dans des systèmes individuels de climatisation.

Partout en France, des sols deviennent instables, des maisons se fissurent, et surtout, des quartiers entiers sont étouffants plusieurs mois par an, faute d’avoir prévu cette hausse des températures et ce manque d’eau devenu permanent.

En particulier en milieu urbain, ou certaines zones sont souvent 2 à 3 degrés au dessus des températures des zones rurales alentours.

Nous courrons vers une multiplication dramatique du nombre de climatiseurs individuels !

Il faut aujourd’hui changer nos habitudes et concevoir dès le début des constructions qui subissent moins la chaleur.

Nous devons aujourd’hui nous concentrer sur la régulation des températures, comme nous œuvrons depuis des siècles à nous isoler du froid.

Des solutions simples sont possibles

Face à ces nouveaux enjeux, de nouvelles technologies voient le jour. À nous de les encourager et de nous les approprier.

À Los Angeles, des routes sont peintes en blanc depuis plusieurs années pour réfléchir astucieusement la lumière. L’asphalte noir et brûlant disparaît au profit de zones bien plus fraîches.

Une entreprise française propose d’ailleurs une peinture spécialement réfléchissante à appliquer sur les toits.

L’université de Loughborough au Royaume-Uni a quant à elle mis au point une fenêtre à double paroi qui contient une pellicule d’eau.

Au lieu de créer un effet de serre comme les fenêtres conventionnelles, celle-ci va au contraire filtrer la chaleur venant de l’extérieur, tout en laissant passer la lumière. Une solution qui mériterait d’être généralisée.

Il est également possible de penser à des solutions plus globales, comme la création systématique de corridors de ventilation, pour laisser circuler l’air plus librement dans les villes et les rendre plus respirables.

La solution la plus efficace reste néanmoins la végétalisation, puisque la présence d’arbres contribue à baisser la température de quelques degrés et que la végétation basse aide à emprisonner la fraîcheur.

Pensons aussi à favoriser les zones humides, avec des plans d’eau (qui peuvent aussi servir de lieux de baignade), ou l’installation de brumisateurs publics qui humidifient la voirie, et rafraîchissent la zone autour d’eux, tout en consommant finalement assez peu d’eau.

Enfin, concentrons nous sur l’utilisation de matériaux innovants et réfléchissants, au lieu de continuer à construire des bâtiments dans des matériaux qui absorbent et accumulent la chaleur.

Prenons enfin des mesures strictes face à ce problème

Madame Barbara Pompili, Ministre de la Transition Écologique, nous vous demandons :

  • D’encadrer plus strictement l’aménagement du territoire et les constructions, pour prendre en compte le confort thermique face aux canicules.
  • D’intégrer dans les normes de constructions des règles par rapport à la chaleur. Évitons que tous nos bâtiments ne soient dépendants de la climatisation dans quelques années.
  • De penser à des solutions officielles à grande échelle, comme des réseaux urbains de froid et des villes pensées pour rester fraîches.

Nous ne pouvons pas compter sur l’installation d’un climatiseur individuel dans chaque maison, qui serait écologiquement dramatique.

Nous devons tous prendre en compte les effets du réchauffement climatique, et demander à nos responsables politiques de prendre des mesures officielles pour empêcher nos villes de se transformer en four invivable chaque été !

Sources


Auteur : Jérôme C.

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