2€ le litre.
Encore.
Et toujours.
Pendant que nos salaires stagnent, la pompe, elle, ne pardonne rien : elle vide nos comptes, elle bloque nos déplacements, elle nous contraint de prendre les transport en public ou de se mettre à la marche pour les plus courageux.
Bref, c'est une nouvelle chute du niveau de vie !
On nous répète que c’est « la guerre », « les marchés réagissent à l'actualité », « on n'a pas la main ».
Mais quand le cours du pétrole reste relativement stable sur la durée, pourquoi notre facture, elle, reste aussi violente ?
Pourquoi, à chaque tension internationale, la hausse est instantanée… et la baisse lente, timide, presque inexistante ?
C'est très clair lorsque l'on pose les faits sur des grahes.
Regardez l'évolution des prix de l'essence SP95 en France depuis 1976 :

C'est très visible à l'oeil nu que la courbe des prix ne fait que monter progressivement au fil du temps.
Il y a eu une petite baisse récemment mais elle n'a pas duré longtemps puisqu'elle a été "ravalé" rapidement par un nouveau pic vers le haut.
Maintenant, voici la courbe de progression du cours du baril de pétrole :

Visuellement, on voit moins la progression linéaire vers le haut du cours du baril.
Concrètement, le cours du baril varie de façon cyclique au cours des années.
Et le plus intéressant, c'est lorsque l'on superpose les deux courbes en normalisant les deux courbes en base 100 en 1976 (car leur unité sont différentes).
Cela permet de voir leur progression par rapport à leur point de départ depuis 50 ans :

Résultat : peu importe que le cours du baril baisse ou monte, le prix final de l'essence à la pompe ne fait que monter.
Voilà pourquoi, se déplacer en voiture thermique va devenir un luxe.
Car c'est presque indépendant de l'évolution du cours du baril.
Arrêtons de tourner autour du pot pendant 20 ans encore
Car c'est presque indépendant de l'évolution du cours du baril.
Le prix que l'on paye à la pompe est principalement constitué de taxes.
Voici un exemple pour un litre d'essence autour de 1,70–1,80 €, on peut schématiquement avoir :

La matière première ne représente en réalité que 1/3 du prix que l'on paye à la pompe.
Plus de la moitié du prix (environ 1€ par litre) sont des taxes pour l'Etat.
C'est du vol légalisé dès que l'on fait le moindre trajet en voiture.
En France, le prix moyen du gazole a dépassé 2€/L courant 2026, et l’essence a également franchi ce seuil symbolique.
Gazole (B7) : environ 2,21 € à 2,54 € le litre.
Sans Plomb 95 (E10) : environ 2,01 € à 2,53 € le litre.
Résultat : chaque plein devient un calcul, chaque trajet une angoisse, chaque mois une course d’obstacles.
Les travailleurs qui n’ont pas toujours le luxe du télétravail pour gagner leur vie.
Les familles rognent sur l’alimentation, les loisirs, parfois sur le chauffage, pour pouvoir simplement se déplacer.
Les indépendants et artisans encaissent des coûts qui explosent et qu’ils ne peuvent pas toujours répercuter sans perdre des clients.
Les habitants des zones rurales subissent une double peine : moins de transports publics, plus de kilomètres… donc plus de dépenses.
Les faits : ce n’est pas « juste une impression »
Le pouvoir d’achat des ménages a chuté en 2026.
Dans ce contexte, maintenir des carburants autour de 2€/L, c’est imposer une taxe invisible sur la vie quotidienne : travailler, se soigner, accompagner ses enfants, vivre.
Et pendant ce temps, certains acteurs montrent qu’il existe des marges de manœuvre : des plafonnements temporaires ont déjà été annoncés dans des réseaux de stations.
Donc oui : quand on veut, on peut agir.
Ce que nous demandons (maintenant)
Nous, citoyennes et citoyens, demandons au Gouvernement et au Parlement des mesures immédiates, transparentes et contrôlables :
Une transparence totale sur la composition des prix (taxes, marges, coûts de raffinage, distribution), avec publication hebdomadaire lisible par tous.
Un mécanisme de lissage : quand les cours baissent, la baisse doit se répercuter vite et clairement à la pompe, pas « plus tard ».
Une baisse ciblée et temporaire des taxes lorsque les prix dépassent durablement un seuil critique, avec compensation budgétaire claire et débat public.
Un contrôle renforcé des pratiques de marge dans la chaîne (raffinage/distribution), et des sanctions en cas d’abus avérés.
Un soutien immédiat aux ménages modestes et aux travailleurs contraints à la voiture (aide ciblée, simple, non humiliante).
Notre ligne rouge
Nous ne demandons pas l’impossible.
Nous demandons ce qui est juste.
Pourquoi ce serait normal de payer plus de 2€ le litre pour aller bosser ?
Pourquoi ce serait à nous de tout absorber, tout le temps ?
Cette pétition, c’est un signal : nous refusons l’habituation à l’inacceptable.
Nous refusons que la mobilité devienne un privilège.
Nous refusons de nous taire pendant que la pompe nous étrangle.
Signez.
Pour que nos dirigeants cessent de regarder ailleurs.
Pour que la baisse arrive quand elle doit arriver.
Pour que, ensemble, nous imposions des règles claires : pas de résignation, pas de fatalité, pas de Français sacrifiés.
[1] Revenu et pouvoir d'achat des ménages en 2025 | Insee https://www.insee.fr/fr/statistiques/8988851
[2] Les comptes de la Nation en 2025 - Insee Première - 2105 https://www.insee.fr/fr/statistiques/8996855
[3] Prix des carburants : l'essence SP95-E10 à nouveau au-dessus de 2 euros le litre | MoneyVox https://www.moneyvox.fr/votre-argent/actualites/109742/prix-des-carburants-essence-sp95-e10-a-nouveau-au-dessus-de-2-euros-le-litre
[4] Prix moyen du carburant en France – juillet 2026 (baromètre mensuel) | prix-carburant.eu https://prix-carburant.eu/barometre-mensuel-2026-07
[5] Cours du Brent daté | Comité National Routier (CNR) https://www.cnr.fr/espaces/3/indicateurs/46
[6] Compte tenu de la reprise du conflit au Moyen-Orient, TotalEnergies remet en place le plafonnement sur l’essence à 1,99 €/l dans toutes ses stations-service en France | TotalEnergies Services France https://services.totalenergies.fr/actualites/totalenergies-remet-en-place-le-plafonnement
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