Le 17 octobre, la France qui travaille a été pillée
Le samedi 17 octobre, des milliers de Français sont descendus dans la rue pour dire leur colère contre la vie chère, le prix du carburant et des impôts devenus insupportables.
Une colère légitime.
Mais ce jour-là, d'autres sont venus pour tout autre chose : casser, piller, brûler.
En quelques heures, près de 1 500 commerces ont été saccagés, pillés ou incendiés partout en France.
À Paris, des rues entières ont été « méthodiquement ravagées », selon le maire lui-même.
À Lyon, la Presqu'île a été mise à sac.
À Marseille, à Bordeaux, à Lille, à Toulouse, des vitrines ont explosé, des rayons ont été vidés, des magasins sont partis en fumée.
La facture se chiffre à plusieurs centaines de millions d'euros.
Près de 1 000 policiers et gendarmes ont été blessés.
Et pendant ce temps, l'État reconnaît lui-même avoir été « submergé ».
Des années de travail détruites en quelques minutes
Derrière chaque rideau de fer arraché, il y a un visage.
Un boulanger qui se lève à 4 heures du matin depuis vingt ans.
Une fleuriste qui a mis toutes ses économies dans sa boutique.
Un buraliste qui n'a pas pris de vacances depuis des années.
Selon la Fédération du commerce et de la distribution, 70 % des victimes sont de petits commerçants.
Pas des multinationales.
Des indépendants, des artisans, des familles.
Des gens qui paient leurs charges, leurs cotisations, leurs impôts, sans jamais rien demander à personne.
Ils ont vu en quelques minutes le travail d'une vie partir en morceaux.
Ils le disent eux-mêmes, avec une dignité qui force le respect : « On peut manifester et ne pas casser ».
Et maintenant, qui paie ?
Pas les casseurs.
Ce sont toujours les mêmes qui paient.
Les commerçants paient leur franchise d'assurance, leurs jours de fermeture, leurs clients perdus.
Certains découvrent que leur contrat exclut les « troubles civils ».
Demain, ils paieront des primes d'assurance en hausse de 20 à 50 % dans les centres-villes touchés, quand l'assureur ne se retirera pas purement et simplement.
Les contribuables paient le mobilier urbain détruit, les mairies vandalisées, les fonds d'urgence, le chômage partiel.
Les salariés de ces commerces paient avec leur emploi.
Et les casseurs ?
Sur plus de 2 300 interpellations, combien de condamnations réellement exécutées ?
Combien de casseurs auront remboursé un seul euro des dégâts qu'ils ont causés ?
Après chaque nuit d'émeutes, c'est la même histoire : on interpelle, on relâche, on oublie.
Et la France qui travaille passe à la caisse.
Ça suffit.
Casseur = payeur : la France l'a déjà fait
Ce que nous demandons n'a rien de révolutionnaire.
La France l'a déjà fait.
En juin 1970, après les violences de Mai 68, le Parlement a voté la « loi anti-casseurs ».
Son principe était simple.
Ceux qui participaient à un rassemblement violent et restaient sciemment sur place pendant les dégradations pouvaient être punis.
Les organisateurs qui ne dispersaient pas un cortège devenu violent étaient eux aussi responsables.
Pendant plus de dix ans, cette loi a protégé les commerçants, les biens publics et les forces de l'ordre.
Puis, en 1981, à peine arrivé au pouvoir, François Mitterrand l'a fait abroger.
Depuis, on a tout essayé, sauf la seule chose qui marche : faire payer les casseurs.
En 2019, en pleine crise des gilets jaunes, une nouvelle « loi anti-casseurs » a vu le jour.
Elle a été vidée d'une partie de sa substance avant même d'être appliquée.
En juin dernier encore, après les violences qui ont suivi la victoire du PSG, le gouvernement lui-même a proposé d'instaurer un principe « casseur-payeur ».
Résultat ?
Quatre mois plus tard, 1 500 commerces pillés, et toujours aucun casseur-payeur.
Le problème n'est pas juridique.
Il est politique.
Quand on veut protéger ceux qui travaillent, on sait le faire.
Il suffit d'en avoir le courage.
Nos revendications
Nous, citoyens, salariés, commerçants, artisans et contribuables, demandons :
1. Le principe « casseur = payeur » inscrit dans la loi.
Toute personne condamnée pour pillage ou dégradation doit rembourser intégralement le préjudice causé.
Saisie sur ses biens, ses revenus et ses comptes, jusqu'au dernier euro et sans limite de durée.
2. Des sanctions rapides et réellement exécutées.
Comparution immédiate pour les pilleurs pris sur le fait, peines effectivement appliquées et interdiction de manifester pour les condamnés.
3. Une indemnisation intégrale et rapide de chaque commerçant victime.
Sans franchise, sans exclusion « troubles civils », sans attendre des mois.
L'État doit avancer les fonds, puis se retourner contre les responsables.
4. Un gel des primes d'assurance dans les quartiers touchés.
Les commerçants victimes ne doivent pas payer une deuxième fois.
5. La transparence totale sur les suites judiciaires.
Publication, dans six mois, du nombre de poursuites, de condamnations, de peines exécutées et des sommes effectivement récupérées auprès des casseurs.
Ce n'est pas aux honnêtes gens de payer pour les voyous
Nous ne demandons pas de faveur.
Nous demandons simplement de la justice.
Que celui qui casse répare.
Que celui qui pille rembourse.
Que celui qui travaille soit enfin protégé.
Le 5 novembre, une nouvelle journée de mobilisation est annoncée.
Les commerçants baissent déjà leurs rideaux par peur.
Monsieur le Président, la France qui se lève tôt vous regarde.
Signez cette pétition, n'hésitez pas à la partager à un maximum de personnes autour de vous pour diffuser ce message de bon sens.
Économie Matin – 17 octobre : 1 500 commerces pillés et des centaines de millions de dégâts
ICI – « On peut manifester et ne pas casser » : les commerçants sous le choc
Public Sénat – 17 octobre : le mouvement s'organise
Sud Radio – Gilets jaunes, lycéens, infirmiers, pompiers : un 17 octobre uni dans les luttes ?
Public Sénat – Violences après la victoire du PSG : le principe « casseur-payeur »
Public Sénat – Les sénateurs LR veulent ressusciter la loi anti-casseurs
Universalis – 26 novembre 1981, abrogation de la loi anti-casseurs
Commentaires