Cessez de traiter les coupeurs de feu comme des criminels

Destinataire(s) : Stéphanie Rist, Ministre de la Santé
Cessez de traiter les coupeurs de feu comme des criminels

Cette absurdité ne peut plus durer.

Après le terrible incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés selon le dernier bilan, les hôpitaux et les familles ont fait appel, spontanément, à des coupeurs de feu pour apaiser les brûlures.

Là-bas, personne n'y a vu matière à polémique : leur présence fait partie du paysage hospitalier depuis longtemps.

Le CHUV de Lausanne, l'un des plus grands hôpitaux universitaires d'Europe, collabore avec eux depuis des années, en toute simplicité.

Mais en France ? Scandale.

La Miviludes – cette institution qui décide ce qui est acceptable ou non en matière de santé – classe les coupeurs de feu comme une « pratique à risque de dérive sectaire ».

Je soutiens les coupeurs de feu face à l’injustice

Comme si soulager gratuitement la douleur d'un grand brûlé était suspect.

Quand les faits sont plus fort que les dogmes

En 2007, le Dr Nicolas Perret a étudié la place des coupeurs de feu en Haute-Savoie.

  • 63% estiment leur efficacité « forte »

  • 7,5% la jugent « totale »

  • Au total 61% des professionnels de santé jugent leur collaboration « souhaitable » et 20% la considèrent « indispensable ».

Ces chiffres ne viennent pas d'un cercle ésotérique, mais du terrain hospitalier.

Les services hospitaliers d'Annemasse, Annecy, Grenoble, Saint-Brieuc, Rodez, Marseille... font régulièrement appel à ces praticiens depuis 2010.

Le CHUV de Lausanne, l'un des plus grands hôpitaux universitaires d'Europe collabore également avec eux depuis des années.

Le Dr Alain Marre, chef du service de radio-oncologie à Rodez, confesse :

« Voilà plus de trente ans que j'oriente mes patients vers les coupeurs de feu. J'ai simplement constaté que cela améliorait leur état. Dois-je refuser sous prétexte qu'on ignore comment cela marche ? »

Le Pr Gérard Ostermann, ancien chef de clinique en cardiologie : « Leur capacité à soigner de façon énergétique est indéniable. Ce qu'ils font bouleverse notre vision de la médecine. »

Ces praticiens ne demandent rien. Ni argent, ni reconnaissance. Ils soulagent, c'est tout. Souvent à la demande des soignants eux-mêmes.

Et ça marche. Même sur les nourrissons. Même sur les animaux. Comment expliquer l'effet placebo dans ces cas-là ?

Soulager devient suspect

Ce paradoxe est insupportable.

Alors que des familles cherchent à apaiser la douleur de leurs enfants brûlés, notre administration les soupçonne d'irrationalité.

Pendant que la Miviludes s'acharne sur des coupeurs de feu bénévoles, elle reste muette face aux scandales pharmaceutiques ou aux effets secondaires des traitements de masse.

Les coupeurs de feu, eux, ne coûtent rien.

Ils n'empêchent aucun soin.

Ils ne promettent rien.

Ils soulagent, humblement et silencieusement.

Quelle arrogance de voir des fonctionnaires décider, depuis un bureau parisien, qui a le droit ou non d'apaiser la douleur.

Je signe la pétition pour défendre les coupeurs de feu

Appel au bon sens et à la compassion

Je demande officiellement à ce que les coupeurs de feu soient retirés de la liste des « pratiques à risque de dérive sectaire » établie par la Miviludes.

Cette classification injuste sème la peur dans les hôpitaux, empêche les médecins d'agir librement et culpabilise les familles.

Il ne s'agit pas d'imposer quoi que ce soit, ni de subventionner ces praticiens.

Je demande simplement qu'on cesse de les traiter comme des criminels potentiels.

Ce n'est pas un combat contre la médecine moderne, mais un appel à l'humilité.

Dans un moment d'une telle détresse, comme à Crans-Montana, la question n'est pas de savoir comment ces gestes fonctionnent, mais pourquoi refuser ce qui, manifestement, aide et se met au service de la vie ?

Monsieur le Ministre de la Santé,

Le classement des coupeurs de feu parmi les « pratiques à risque » par la Miviludes est une aberration.

C'est une insultante méfiance envers la compassion la plus élémentaire.

Ces praticiens n'ont jamais entravé la médecine, ils la complètent.

Ils ne prétendent pas guérir, mais aider à supporter. Et cela, tout patient brûlé vous le dira, n'a pas de prix.

Nous vous demandons :

  1. De retirer sans délai les coupeurs de feu de la liste noire des pratiques prétendument à risque ;

  2. De permettre aux soignants d'agir en conscience, sans crainte ni stigmatisation ;

  3. D'encourager une médecine ouverte, pragmatique, qui s'intéresse d'abord aux résultats vécus, pas seulement aux protocoles ;

  4. De reconnaître qu'en matière de douleur, tout ce qui aide mérite respect.

Il ne s'agit pas d'opposer médecine conventionnelle et pratiques traditionnelles, mais de permettre leur complémentarité quand elle sert le patient.

Laissez les médecins et les familles libres de faire appel à ces praticiens qui soulagent sans nuire.

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en l'expression de notre détermination à défendre une approche véritablement humaniste de la santé.

Je signe la pétition pour que la France cesse de traiter les coupeurs de feu comme des criminels

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Auteur : Rodolphe Bacquet

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