CHASSE À COURRE :
Stoppons ce massacre

Adressé à : Nicolas Hulot, Ministre de l’environnement

À l’heure du 21e siècle, une tradition barbare subsiste encore en France : la chasse à courre !

Si on pouvait tolérer une telle pratique féodale lorsqu’il fallait chasser pour se nourrir, l’autoriser en France de nos jours est une aberration.

L’animal est poursuivi à cheval jusqu’à épuisement pour être ensuite tué à l’arme blanche, par des chasseurs souvent inexpérimentés, s’il n’a pas déjà été déchiqueté par les chiens.

L’animal meurt ainsi dans un état de stress intense et dans d’énormes souffrances.

L’hallali, lorsque l’animal chassé est rattrapé par la meute, et la curée, ou l’on joue avec la peau de l’animal recouvrant les viscères pour dominer la meute de chien, sont des scènes d’une extrême violence.

Les chiens de chasse n’ont guère plus de chance. Ils sont souvent enfermés toute l’année dans des chenils exigus. Ils ne sont que des instruments de chasse, ne reçoivent aucune tendresse, et sont parfois supprimés s’ils ne sont pas assez performants.

La chasse à courre est interdite depuis 1936 en Allemagne, 1995 en Belgique et 2005 en Grande-Bretagne. Du coup, des étrangers affluent en France pour pratiquer leur « loisir » interdit dans leur pays.

Ce flot d’étranger et de citadins, aux connaissances rurales limitées, perturbe la faune et la flore sauvage, et provoque des accidents lorsque les bêtes traquées traversent les routes complètement affolées. Les animaux sont même parfois pourchassés sur des propriétés privées, jusqu’aux habitations, faisant encourir des risques aux habitants, en toute légalité.

En effet, la législation, en ce qui concerne la chasse à courre, est ambigüe. 2 articles du code de l’environnement s’opposent :

  • L’article L422-1 du Code de l’environnement dispose que « Nul n’a la faculté de chasser sur la propriété d’autrui sans le consentement du propriétaire ou de ses ayants droit.»
  • L’article L420-3 du Code de l’environnement dit lui qu’« Achever un animal mortellement blessé ou aux abois ne constitue pas un acte de chasse»

Ainsi, l’interdiction de chasser sur une propriété privée passe complètement à la trappe quand un animal épuisé ou blessé se retrouve sur votre terrain. Les chasseurs ont l’autorisation de l’achever… chez vous…

Imaginez un peu la scène : votre enfant joue tranquillement dans le jardin lorsqu’un cerf complètement affolé déboule soudainement poursuivi par des chiens de chasse super excités. La suite de l’histoire ne laisse rien présager de bon…

Pour toutes ces raisons, mettons fin à cette pratique barbare qui n’a plus lieu d’exister au 21e siècle.

NON À LA CHASSE À COURRE !

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Auteur : Christian Michaux

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