LE POISON QUI DURE PLUS LONGTEMPS QUE LA RÉPUBLIQUE
Imaginez un crime dont les conséquences dureront plus longtemps que notre République elle-même.

Le chlordécone est une molécule si persistante qu'elle contamine les sols pour des siècles. Sa persistance est longue, d'un à quelques siècles selon les sols (1). Selon les simulations scientifiques, les sols volcaniques d'altitude seront encore très pollués dans deux siècles (2).
Nos arrière-petits-enfants naîtront sur des terres empoisonnées. Leurs enfants hériteront de cette malédiction. Et leurs descendants encore à venir devront composer avec cet héritage toxique.
L'étude Kannari menée par l'ANSES et Santé Publique France révèle que le chlordécone a été détecté chez plus de 90% des individus de la population générale (3). La DAAF Martinique estime en 2024 que 14 500 hectares de terres sont contaminés, dont 7 000 à 8 000 hectares de terres agricoles sur les 25 000 cultivées (4).
Quelle folie a pu pousser des décideurs à autoriser un poison dont ils connaissaient parfaitement la dangerosité dès les années 1970 ?
La réponse est simple, terrifiante, et révélatrice de leur système de valeurs : ils ont choisi un poison qui dure plus longtemps que la République elle-même.
Des siècles d'empoisonnement pour quelques années de profits bananiers. La plus longue peine de prison est celle qu'ils ont infligée à nos terres et à nos corps.
Nos sols sont condamnés pour des générations. Leurs comptes en banque, eux, n'ont été gonflés que pour quelques décennies.
Cette disproportion vertigineuse entre la durée du crime et celle des bénéfices nous révèle l'âme de ces criminels en costume-cravate. Chaque hectare contaminé représente un avenir volé, une famille condamnée, une communauté sacrifiée.
Quelle logique infernale peut justifier un tel calcul ? Aucune. Seule la cupidité la plus absolue explique ce choix.
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Chaque signature compte. Chaque voix pèse. Rejoignez les milliers de citoyens qui refusent l'oubli.
LA TRAHISON DOCUMENTÉE
Car cette contamination n'est pas un accident — c'est la signature d'un système qui place le profit au-dessus de tout. Au-dessus de la santé. Au-dessus de la dignité. Au-dessus même de l'avenir de notre nation.
Ce n'est pas une catastrophe, c'est un crime. Ce n'est pas une erreur, c'est une trahison.
Le documentaire "Les Antilles empoisonnées", diffusé sur Arte et France Télévisions, apporte les preuves définitives : tout était connu, tout était caché, des vies ont été délibérément sacrifiées.
La chronologie de l'inacceptable
Les premières utilisations du chlordécone aux Antilles se situent vers 1973. Son usage sera interrompu quelques années plus tard, suite à l'arrêt de sa production et son interdiction aux États-Unis. Il sera réintroduit à partir de 1981 et employé dans les cultures bananières jusqu'en 1993 (5).
Dès 1972, les fabricants américains retiraient volontairement le chlordécone du marché. Les États-Unis l'interdisaient définitivement en 1976.
Pendant ce temps, en France, on autorisait son usage jusqu'en 1993. Le chlordécone n'a été interdit en France que tardivement, soit quinze ans après les alertes de l'Organisation mondiale de la santé (6).
Pendant 17 longues années, ils ont continué à empoisonner nos terres en connaissance de cause.
La pollution des sols et la contamination de la faune sauvage par le chlordécone aux Antilles ont été documentées pour la première fois par des chercheurs de l'INRA en 1977 et 1980 respectivement (5).
Ils savaient. Et ils ont laissé faire.
Un système de complicité organisé
Des industriels qui ont menti sur la toxicité de leur produit. Des fonctionnaires qui ont fermé les yeux. Des politiques qui ont privilégié les intérêts économiques à la santé publique.
En juin 2022, le tribunal administratif de Paris a jugé que les services de l'État ont commis des négligences fautives. La faute de l'État est reconnue concernant les dérogations ministérielles pour les Antilles des interdictions de la commercialisation en France de cet insecticide, hautement cancérigène et polluant (7).
La protection des responsables a été érigée en système. Les études sanitaires ont été entravées. Les victimes ont été ignorées.
Pendant que des familles antillaises enterraient leurs proches morts du cancer, les archives compromettantes dormaient dans les ministères. La vérité était disponible, mais soigneusement dissimulée.
Chaque image du documentaire est une accusation. Chaque témoignage un réquisitoire. L'ampleur du désastre sanitaire était parfaitement prévisible — et elle a été délibérément ignorée.
La question n'est plus de savoir s'ils savaient, mais pourquoi ils ont choisi de ne pas agir. La réponse est dans les comptes en banque des multinationales, dans les carrières politiques des décideurs, dans ce système qui récompense ceux qui sacrifient l'humain sur l'autel du profit.
Cette trahison documentée ne peut rester impunie. Les preuves sont là. Les responsabilités identifiables. Les conséquences mesurables en vies humaines.
Le temps des excuses est révolu. Celui de la justice commence.
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LES CORPS QUI TÉMOIGNENT
De la trahison politique, nous passons maintenant à ses conséquences les plus tragiques : les corps de nos compatriotes, devenus les preuves vivantes de ce crime.
Nos corps sont les preuves vivantes de leur crime. Ils ont transformé nos îles en laboratoire mortel. Leurs rapports mentaient, mais nos corps ne mentent pas.

L'horreur des chiffres
Avec 227,2 cas sur 100 000 hommes chaque année, la Martinique détient le « record » du monde de cancer de la prostate selon une étude publiée dans la revue International Journal of Cancer en 2019 (8).
Aux Antilles, le taux d'incidence du cancer de la prostate est d'environ 220 cas pour 100 000 habitants par an. En France métropolitaine, le taux d'incidence est d'environ 90 cas pour 100 000 habitants par an. Le taux d'incidence est de plus du double (9).
La mortalité du cancer de la prostate aux Antilles est également plus élevée qu'en métropole : 23 versus 10 pour 100 000 habitants par an (9).
Le rapport d'expertise de l'Inserm sur les pesticides et la santé publié en 2021 a conclu qu'il existe une forte présomption d'un lien entre l'exposition au chlordécone dans la population générale et le risque de cancer de la prostate (10).
L'exposition au chlordécone pourrait par ailleurs multiplier par 2,5 le risque de récidive de cancer de la prostate après chirurgie (9).
Derrière les statistiques, des destins brisés
Chaque statistique correspond à un destin brisé. Chaque pourcentage représente un père qui ne verra pas ses petits-enfants grandir. Chaque donnée épidémiologique cache une mère qui enterre son fils.
Les témoignages du documentaire déchirent l'âme : agriculteurs mourant dans l'indifférence, femmes contaminées transmettant le poison à leurs enfants, hommes dans la force de l'âge terrassés par la maladie.
Ils nous parlaient de rendement agricole — nous, nous voyons des cimetières qui s'agrandissent. Ils calculaient leurs profits — nous, nous comptons nos morts.
Chaque tumeur est une signature de leur responsabilité. Chaque diagnostic est un acte d'accusation. Chaque traitement est un rappel de leur trahison.
Les corps des Antillais portent la mémoire du poison dans leur sang, dans leurs organes, dans leur ADN même.
Les scientifiques peuvent mesurer la concentration de chlordécone. Mais qui mesurera la douleur des mères ? Qui quantifiera l'angoisse des pères ? Qui évaluera le désespoir des enfants nés dans des corps déjà condamnés ?
Les coupables se cachent derrière des rapports techniques. Ils parlent de seuils tolérables, de concentrations acceptables, de risques calculés.
Mais dans les chambres d'hôpital, il n'y a pas de seuils tolérables — seulement des vies brisées. Dans les familles en deuil, il n'y a pas de concentrations acceptables — seulement des absences qui crient.
Nos corps témoignent contre eux. Nos souffrances les accusent. Nos maladies sont les preuves de leur crime.
Les archives peuvent être classées secret défense. Les documents peuvent être détruits. Les témoins peuvent être réduits au silence. Mais nos corps continueront de témoigner, génération après génération. Le poison dans notre sang est la mémoire vivante de leur forfait — et cette mémoire, nous la porterons jusqu'à ce que justice soit rendue.
HONOREZ LES VICTIMES EN SIGNANT CETTE PÉTITION
LA JUSTICE BAFOUÉE
Face à ce bilan humain accablant, comment la justice a-t-elle répondu ? Par l'impunité. Car si les preuves sont irréfutables, le système judiciaire a choisi de regarder ailleurs.
Ils ont calculé jusqu'à l'impunité. La prescription, leur arme ultime. Le temps, leur complice.
Le verdict de l'injustice
En 2025, les juges d'instruction ont reconnu des "fautes graves" de l'État. Le constat est accablant. Les preuves irréfutables. Les responsabilités clairement établies.
Pourtant, le verdict tombe comme un couperet : non-lieu pour prescription.

En mars 2025, le Conseil de l'Europe a jugé « irrecevable » la requête d'associations qui exigeaient de la France l'amélioration de l'accès à l'eau en Guadeloupe ainsi que des réparations pour le scandale de pollution au chlordécone aux Antilles. Le Comité européen des droits sociaux s'est en effet déclaré incompétent car, à ce jour, le gouvernement français a « sciemment exclu ses Outre-Mer du champ d'application » de la Charte sociale européenne (11).
La prescription pour les coupables. La contamination à vie pour les victimes.
Cette inégalité fondamentale révèle la nature de notre système judiciaire : deux poids, deux mesures. La justice pour eux. L'empoisonnement pour nous.
Des mesures dérisoires face à l'ampleur du désastre
Les plans Chlordécone successifs sont jugés "très insuffisants" par les associations de victimes. Des mesures cosmétiques. Des promesses creuses. Des budgets dérisoires face à l'ampleur du désastre.
Ils ont le temps pour eux. Nous n'avons que notre colère.
Le poison dans nos sols ne connaît pas de prescription. Le cancer dans nos corps ignore les délais légaux. La douleur dans nos familles ne s'efface pas avec le temps.
Comment accepter que le crime s'efface quand ses conséquences durent des siècles ? Comment comprendre que la justice se taise quand les victimes continuent de mourir ?
Si la loi ne punit pas ce crime, alors la loi est complice.
Les procédures pénales de Paris révèlent l'hypocrisie du système : on reconnaît les faits mais on refuse les conséquences, on admet la responsabilité mais on esquive la sanction.
Cette justice à deux vitesses nous montre son vrai visage. Elle protège les puissants. Elle ignore les victimes. Elle légitime l'impunité des criminels en col blanc.
Pendant ce temps, en Martinique et en Guadeloupe, les hôpitaux continuent de se remplir, les cimetières continuent de s'agrandir, les familles continuent de pleurer.
La prescription est une insulte — une gifle au visage de toutes les victimes, un aveu de la complicité du système.
Quand la justice échoue, le peuple se souvient. Quand les tribunaux ferment les yeux, la mémoire collective reste ouverte. Quand la loi trahit, la conscience appelle à la révolte.
Ce non-lieu n'est pas une fin — c'est un commencement. Le début d'une justice populaire, d'une mémoire qui refuse l'oubli, d'une colère qui ne connaît pas de prescription.
Les coupables peuvent se cacher derrière les délais légaux. Mais ils ne pourront jamais échapper au jugement de l'histoire, ni à la détermination d'un peuple qui exige réparation.
L'HEURE DE LA RÉSISTANCE
L'injustice institutionnelle ne nous condamne pas au silence — elle nous oblige à l'action. Puisque les tribunaux ont failli, c'est au peuple de se lever.
Le silence a trop duré. L'indifférence a assez régné. L'impunité a trop protégé.
Le documentaire révélé en novembre 2025 brise enfin le mur du mensonge. Les preuves sont désormais publiques. Les images parlent d'elles-mêmes. Les témoignages accusent.
Les médias mainstream qui ont étouffé ce scandale pendant des décennies ne pourront plus le taire. La vérité éclate au grand jour, s'impose par sa force, frappe par son évidence.
Notre nombre est notre force
Ils ont compté sur notre silence. Comptons maintenant sur notre nombre.
Chaque signature sur cette pétition est un acte de résistance : un refus de l'oubli, une affirmation de notre mémoire collective, un engagement pour la justice.
Le documentaire est l'évidence. Notre signature est la sentence.
Ils ont le pouvoir institutionnel — nous avons la rage du juste. Ils ont l'argent des multinationales — nous avons la force de notre nombre. Ils ont les médias complices — nous avons la vérité pour nous.
Cette pétition n'est pas une simple liste de noms. C'est une armée de consciences éveillées, une coalition de citoyens refusant l'inacceptable, une vague de détermination qui ne reculera pas.

L'engagement de chaque signature
Ne signons pas une pétition — signons l'acte de naissance de notre résistance.
Chaque signature est un engagement : à ne jamais oublier les victimes, à toujours exiger la vérité, à poursuivre le combat jusqu'à la réparation intégrale.
Nos noms réunis formeront une force irrésistible. Nos voix unies créeront un écho qui résonnera dans les couloirs du pouvoir. Notre détermination collective deviendra l'outil de notre victoire.
Ils ont essayé de nous faire taire par l'usure du temps. Mais le temps travaille désormais pour nous. Chaque jour qui passe renforce notre détermination. Chaque révélation accroît notre nombre.
La résistance ne connaît pas de délai de prescription. La mémoire collective ignore les non-lieux. La soif de justice ne s'éteint pas avec le temps.
Signer, c'est refuser que ce crime reste impuni. Signer, c'est honorer la mémoire des victimes. Signer, c'est construire un avenir où la vie vaut plus que le profit.
Notre honneur est dans cette signature. Notre dignité dans ce combat. Notre avenir dans cette victoire.
L'heure n'est plus à la consternation. L'heure est à l'action. À la résistance. À la justice.
1. "Pollution durable des sols par la chlordécone aux Antilles : comment la gérer ?", HAL Archives ouvertes (INRAE)
2. "La contamination chronique des sols antillais par la chlordécone", Données et études statistiques (Ministère de la Transition écologique)
3. "Risks of dietary exposure to chlordecone in the French Caribbean", ANSES
4. "Chlordécone aux Antilles françaises", Wikipédia
5. "Études destinées à identifier les dangers et risques sanitaires associés à l'exposition au chlordécone", IRSET
6. "Chlordécone et cancer de la prostate aux Antilles" - Question orale n°0587S, Sénat français
7. "Chlordécone aux Antilles françaises", Wikipédia
8. "Scandale du chlordécone : aux Antilles, le parcours du combattant des malades", Reporterre
9. "Cancer de la prostate : les chiffres alarmants aux Antilles", Urologue-Andrologue.fr
10. "Risks of dietary exposure to chlordecone in the French Caribbean", ANSES
11. "Chlordécone aux Antilles françaises", Wikipédia
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