CONTRE L’OBSOLESCENCE PROGRAMMEE
POUR DES VRAIES SANCTIONS FINANCIERES
CONTRE LES ENTREPRISES COUPABLES

Adressé à : Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie

Monsieur le Ministre,

Petite devinette : quel est le point commun entre une paire de collants, une imprimante et un téléphone portable ?

Vous ne voyez pas ? Réfléchissez un peu…

Vraiment rien ? … Je vais vous aider 🙂

Ce sont des exemples de produits de consommation courants, possédés par quasiment tous les foyers français, qu’on aimerait pouvoir user jusqu’à la corde… mais voilà, les industriels en ont décidé autrement ! Pour nous obliger à en racheter des neufs, ils ont volontairement introduit des défauts dans leurs produits :

  • Les collants filent…
  • Le téléphone est d’une lenteur incroyable…
  • Et l’imprimante refuse tout simplement d’imprimer !

C’est une stratégie produit SCANDALEUSE de la part des grandes entreprises !

Ces produits, comme beaucoup d’autres, sont frappés de la tristement notoire obsolescence programmée !

C’est un stratagème TRES RENTABLE POUR LES ENTREPRISES qui consiste à réduire volontairement la durée de vie d’un produit afin de limiter sa durée d’utilisation et nous obliger, nous pauvres consommateurs, à en acheter un nouveau !!!

Et franchement, nous achetons ces produits plus par nécessité que par envie… (par exemple, qui peut aujourd’hui chercher un emploi sans téléphone ???).

Le grand problème surtout, c’est le COUT POUR REMPLACER REGULIEREMENT ces produits devenus inutilisables par la seule volonté des entreprises. Je ne sais pas pour vous, mais nous, nous avons un budget familial à gérer et vraiment pas d’argent en trop, surtout avec la crise qui dure !

Sans compter que cette production de masse destinée à enrichir des entreprises mondiales n’est pas très responsable vis-à-vis de notre planète et de tous les problèmes qu’on connaît !

Cette tromperie en règle des consommateurs ne date pas d’aujourd’hui. Bien au contraire !

Le 1er exemple qui me vient à l’esprit date des années 1940 avec l’entreprise de chimie américaine Du Pont de Nemours, célèbre pour la découverte du tissu Nylon et d’autres matières et composants tels que le Néoprène, le Teflon, le Kevlar ou encore le Lycra.

Du Pont De Nemours avait lancé sur le marché les premiers bas en nylon. Ils étaient faits avec le même tissu que les parachutes utilisés pendant la guerre ! Leur solidité permettait aux femmes de les conserver pendant des mois ! Mais comme cette solidité mettait en péril les ventes, l’entreprise américaine a modifié la formule originale, notamment en diminuant les quantités d’additifs protecteurs du tissu contre les rayons ultraviolets du soleil, afin de réduire leur solidité et pousser les consommatrices à acheter des produits neufs…

Voilà pourquoi aujourd’hui, et toutes les femmes vous le diront, rentrer chez soi le soir avec un collant intact relève presque de l’exploit ! A plus de 10 € la paire, cela fait 100 € par mois jetés par la fenêtre ! Et pourquoi ? Pour enrichir des entreprises sans scrupules.

Et c’est pareil pour notre imprimante !!!  Nous sommes obligés de changer de cartouches tout le temps alors que cela se voit très bien qu’elles sont encore à moitié pleines !!!  A 25 € la cartouche (et il en faut 4 !) ça fait cher pour imprimer ses CV quand on cherche un emploi ou les fiches pour les devoirs des enfants !

C’est comme pour les téléphones portables au logo de la pomme : non seulement, cette société nous oblige à racheter tous les accessoires car ceux des précédents modèles ne sont, comme par hasard, plus compatibles, mais les nouvelles versions des logiciels sont plus gourmandes en ressources et capacité et du coup les anciens modèles ne sont plus utilisables car trop lents ou avec une batterie qui tient à peine 2 heures !

Tout ça pourquoi ? Parce que les entreprises produisent toujours et encore plus, sans limite, sans se soucier des besoins des consommateurs ni de la planète !

Il faut AGIR VRAIMENT pour lutter contre ce vol manifeste et permettre une durée de vie des produits plus longue, pour des raisons économiques, sociales et environnementales.

Il y a bien eu une loi votée en 2014 qui considère l’obsolescence comme une infraction mais :

1/ d’après ce que j’ai compris d’une amie juriste qui travaille dans une association de défense des consommateurs, la définition prévue par la loi ne permet pas facilement d’attaquer les entreprises coupables

Selon cette définition, l’obsolescence programmée se définit par « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement ». Ce mot « délibérément » est très difficile à prouver dans le cadre de poursuites judiciaires.

En plus, c’est au consommateur d’avancer les frais d’avocat et de procédure pour prouver que l’entreprise à fait exprès de créer un produit dont la durée de vie est réduite. Cela devrait plutôt à l’entreprise de prouver qu’elle a tout fait pour que son produit soit le meilleur et dure. C’est un combat perdu d’avance !!!  Nous n’avons ni le temps ni l’argent pour supporter de telles procédures.

Alors c’est vrai qu’il y a les associations de consommateurs, mais cela revient au même car même si au bout de 10 ans de procédure l’entreprise perd, elle aura quand même engrangé un maximum de bénéfices entre-temps.

2/ Les sanctions financières sont, de toute façon, ridicules (300.000 € maximum ou peut-être, mais alors ce serait vraiment un exploit, un % du chiffre d’affaires). Ou du pénal pour les dirigeants (maximum 2 ans). Personnellement, je n’ai jamais entendu parler de telles sanctions et pourtant je m’informe !

Il faut des sanctions plus fortes, plus exemplaires, pour faire mal à ces entreprises et à leurs dirigeants qui nous prennent pour des idiots !

Alors, Monsieur le Ministre, je demande à ce que la loi soit modifiée pour :

  • Une meilleure information et protection du consommateur : les informations concernant la durée de vie des produits, leurs conditions de réparation et les garanties constructeur et légale doivent être mentionnées explicitement et de manière visible dans les descriptifs produits et sur les emballages ;
  • Simplifier la définition de la notion d’« obsolescence programmée » pour faciliter la preuve par le consommateur de l’infraction commise par les entreprises ;
  • Augmenter et mettre de vraies sanctions : sanctions financières contre les entreprises coupables (par exemple 30 % du chiffre d’affaires) et sanctions pénales sévères contre les dirigeants (par exemple 5 ans de prison) !

En espérant que vous entendrez ma demande qui est celle d’une mère de famille, simple porte-parole de millions de français silencieux qui subissent la même chose tous les jours.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à mes salutations respectueuses.


Auteur : Audrey Schneider

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