Signez avant que nos fruits et légumes français ne disparaissent
Update 18.08.2026
Depuis le lancement de cette pétition il y a une semaine, plus de 12 000 d'entre vous ont signé.
Et le gouvernement a réagi.
Annie Genevard a annoncé vendredi dernier sur RMC qu'elle réfléchissait à un "prêt sécheresse" garanti par l'État pour permettre aux agriculteurs de "tenir jusqu'aux prochaines récoltes".
Un prêt.
Un éleveur qui vient de perdre 40 % de son fourrage et qui ne sait pas comment nourrir ses bêtes cet hiver devra, selon le gouvernement, s'endetter pour survivre à cette catastrophe.
Le Monde consacre ce matin sa page Planète à l'agriculture française. Le tableau qu'il dresse est accablant.

Alors que 98 départements sont désormais concernés par des restrictions d'eau et que 1 373 rivières françaises sont tombées à sec….
Alors que “les équarisseurs croulent sous les cadavres de volailles en décomposition“ à cause des élevages privés de climatisation…
Cette pétition est plus urgente que jamais.
Signez et partagez. Demandons la création immédiate d'un fonds d'urgence pour sauver nos paysans, avant la fin de notre agriculture.
Dans le Vercors, une bergère n'a plus d'herbe pour nourrir ses brebis.
Ses troupeaux vont devoir redescendre des alpages en août pour brouter, un mois avant la date habituelle.
En Bretagne, un maraîcher vient de perdre 100 % de ses brocolis et artichauts depuis le mois de mai. Tous ses revenus et une saison de travail anéantie.
En Loire-Atlantique, un arboriculteur regarde ses arbres "s'héberter" (c'est le mot qu'ils utilisent entre eux), c'est-à-dire se recroqueviller sur eux-mêmes pour survivre à la chaleur. La plupart mourront.
Depuis que les relevés météo existent, nous n’avons jamais enregistré un mois aussi chaud que celui de juillet 2026. La plus grande catastrophe agricole du siècle est arrivée.
Car au-dessus de 40°C, le blé ne pousse plus, les choux-fleurs meurent en 48h, le maïs (qui tient tout le système d’élevage en France) est attendu à 9 millions de tonnes cette année : le niveau le plus bas depuis 1976.
2026 sera pire que la grande sécheresse que les agriculteurs appellent encore "la calamité" depuis 50 ans.
Cette année, nous ne verrons plus de mirabelles de Lorraine, de pêches du Roussillon ou de pommes du Val de Loire dans nos rayons.
Nous lançons donc cette pétition pour venir en aide en urgence à tous les agriculteurs français qui ont perdu 30% ou plus de leur production.
Signez pour sauver nos agriculteurs, notre savoir-faire agricole et notre souveraineté alimentaire.
Dans 6 semaines, les rayons des supermarchés seront vides
C’est une prédiction que vous ne verrez pas dans les médias : dans 6 semaines, nous ne trouverons presque plus de produits français dans nos rayons.
Dès septembre, les prix devraient commencer à flamber de 20 à 40% selon les produits.
Déjà, entre 2025 et 2026, les prix ont augmenté de +32 % sur les courgettes, +31 % sur les tomates, +24 % sur les haricots verts.
Et ça, c'était avant les trois dernières vagues de canicule.
Alors avec des récoltes amputées de 30 à 80% selon les régions, les grandes surfaces vont importer massivement des pommes polonaises, des pêches espagnoles ou des tomates marocaines.
Sauf que l'Espagne et l'Italie ont subi exactement les mêmes conditions que nous, leurs récoltes aussi s'effondrent.
Il n'y aura pas assez de fruits et légumes pour tout le monde cet automne.
Les premières victimes seront nous, les français, ceux qui n'ont pas les moyens de payer une tomate 2 fois son prix.
Voilà la souveraineté alimentaire que nos dirigeants ont laissé filer.
Que fait le gouvernement ?
Mercredi dernier, le gouvernement Lecornu a annoncé "des mesures de soutien ciblées", "des dispositifs de simplification" et "des prises en charge de cotisations sociales" sans aucun chiffre précis.
Façon polie et détournée de dire que rien ne se passera pour les agriculteurs qui regardent leurs cultures ou leur troupeau mourir.
Cette inaction est un scandale pur et simple, quand vous savez que la France est le 1er pays européen bénéficiaire de la PAC (Politique Agricole Commune).
Ce sont des milliards d’euros d’aide, calculées à l’hectare, qui partent chaque année aux “gros exploitants“ pendant que les petits meurent, pendant qu’une bergère du Vercors se retrouve sans herbe pour ses brebis.
Car, selon le ministère de l’Agriculture lui-même : 20 % des agriculteurs français possèdent 52 % des terres et touchent 51 % des subventions.
C’est un choix politique : nous avons besoin plus que jamais de mieux répartir ces subventions, de les donner à ceux qui en ont vraiment besoin.
Les 3 mesures d’urgence que nous demandons
1. Un fonds d'urgence pour toute exploitation ayant perdu plus de 30 % de sa production (déclenché automatiquement, sans fichier de 40 pages à remplir)
2. La suspension immédiate des charges sociales pour les agriculteurs en situation de calamité reconnue.
3. La réorientation d'une partie des aides PAC vers les petites et moyennes exploitations maraîchères et d'élevage (celles qui produisent réellement nos produits français)
Voici les mesures que demandent les agriculteurs depuis le début de l’été.
Si cette pétition atteint 50’000 signatures, nous espérons qu’elle fera enfin réagir le gouvernement français avant septembre, avant qu’il ne soit trop tard.
Lettre des français à la ministre de l’Agriculture
Lettre adressée à Annie Genevard, ministre de l'Agriculture
Madame la Ministre,
Juillet 2026 est le mois le plus chaud jamais enregistré en France : 5 vagues de canicule et 67 départements en crise hydrique.
En Bretagne, 100 % des brocolis et artichauts sont perdus depuis mai. Dans les Alpes, les troupeaux descendent des alpages un mois avant la date normale. La FNSEA estime les pertes à plus de 25 % sur les fruits et légumes frais. Le maïs attendu à son niveau le plus bas depuis 1980.
Dans quelques semaines, les Français paieront la facture : +20 à 40 % sur les fruits et légumes, des rayons que les importations ne pourront pas compenser.
Pendant ce temps, le système d'aides publiques continue de favoriser les grandes structures : 20 % des agriculteurs touchent 51 % des subventions PAC.
Nous vous demandons d'agir maintenant :
Un fonds d'urgence immédiat pour les exploitations ayant perdu plus de 30 % de leur production
La suspension des charges sociales pour les agriculteurs en situation de calamité
La réorientation d'une partie des aides PAC vers les petites et moyennes exploitations maraîchères et d'élevage
Nos paysans nourrissent la France depuis des générations.
Veuillez recevoir, Madame la Ministre, l'expression de notre très haute considération.
Commentaires