Nous, élèves, étudiant·es, parents et citoyen·nes, refusons de rester silencieux face aux réformes imposées par le gouvernement MR, qui mettent l’enseignement en danger.
L’annulation des examens ne vise pas à permettre aux élèves d’esquiver ou de tirer parti de cette situation, mais à dénoncer une situation devenue extrêmement préoccupante. Depuis plusieurs mois, des décisions politiques sont prises sans écouter celles et ceux qui vivent l’école au quotidien. Ces réformes aggravent les inégalités et détériorent les conditions d’apprentissage des jeunes ainsi que les conditions de travail des enseignant·es.
Aujourd’hui, des enfants risquent de perdre leurs repas scolaires, alors que, pour beaucoup d’entre eux, il s’agit parfois du seul véritable repas équilibré de la journée. Dans le même temps, les frais des études supérieures explosent. La réforme du minerval touche particulièrement les classes moyennes et les familles précaires, rendant l’accès aux études supérieures toujours plus difficile pour de nombreux jeunes.
Les bâtiments scolaires continuent de se dégrader tandis que les budgets destinés aux rénovations diminuent. Les élèves et les enseignant·es doivent apprendre et travailler dans des conditions qui ne sont pas dignes d’un enseignement de qualité.
La santé mentale des élèves devient également de plus en plus inquiétante. Le décrochage scolaire augmente, mais au lieu de renforcer les dispositifs d’aide, le gouvernement détricote les outils mis en place pour accompagner les jeunes en difficulté. Cette situation montre un profond manque d’intérêt pour le bien-être des élèves.
Le tronc commun, préparé pendant des années par les instituteur·rices et les professionnel·les de l’enseignement, est aujourd’hui démantelé dans l’urgence, sans respect pour le travail accompli. Nous demandons la fin de ce chaos permanent et davantage de considération pour les enseignant·es qui se battent chaque jour pour leurs élèves.
Nous voulons un gouvernement qui lutte réellement contre les inégalités scolaires au lieu de les renforcer. Nous demandons le respect du statut, des droits et des pensions des enseignant·es, ainsi qu’une formation et des outils adaptés afin de garantir un enseignement de qualité.
Nous refusons également l’augmentation non rémunérée des heures de travail imposée aux enseignant·es.
Nous pensons également qu’il est essentiel de mettre en place des solutions adaptées pour les élèves ayant rencontré des difficultés au cours de l’année ou étant en situation d’échec. Des examens de rattrapage, des travaux de vacances, un accompagnement renforcé ou toute autre mesure favorisant une réussite juste et équitable devraient être envisagés. Cette période pourrait aussi être réorganisée en temps de révision et de préparation aux examens de passage, afin de maintenir un rythme scolaire stable tout en respectant le bien-être des élèves et des enseignant·es.
L’enseignement est un droit fondamental, pas un privilège. Aujourd’hui, il est clairement en danger. Si nous ne réagissons pas maintenant, les conséquences seront graves pour les générations futures.
Nous demandons au gouvernement d’écouter les élèves, les étudiant·es, les enseignant·es et toutes les personnes concernées avant qu’il ne soit trop tard.
Signez et partagez cette pétition pour défendre une école plus juste, plus humaine et accessible à toutes et tous.
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