Epstein • P. Diddy Les crimes ne sont pas à vendre

Destinataire(s) : Gouvernement de tous les pays
Epstein • P. Diddy Les crimes ne sont pas à vendre

Être riche ne veut pas dire être innocent.
Être célèbre ne veut pas dire être intouchable.

Il existe, dans nos démocraties, une règle que personne n'ose écrire mais que tout le monde constate :
plus vous êtes riche, plus vous êtes puissant, moins vous avez de chances d'être poursuivi, jugé et condamné comme n'importe quel citoyen.

Ce n'est pas une théorie. Ce n'est pas une rumeur de comptoir.
C'est un fait que la justice elle-même a documenté, affaire après affaire, décennie après décennie.

Et nous en avons assez.


I. Le constat : une justice qui ne s'applique pas de la même manière à tous

Posez-vous une question simple.
Si un homme ordinaire — sans fortune, sans réseau, sans avocats à 2 000 dollars de l'heure — était accusé d'avoir abusé sexuellement de dizaines d'adolescentes, qu'arriverait-il ?

La réponse, tout le monde la connaît : arrestation, inculpation, procès, prison. Rapidement. Sans négociation. Sans passe-droit.

Maintenant, observons ce qui arrive quand l'accusé est un milliardaire.
Observons ce qui se passe quand l'accusé a un carnet d'adresses qui ferait pâlir n'importe quel chef d'État.

Il se passe exactement l'inverse.


II. L'affaire Epstein : quand la richesse achète littéralement l'impunité

Jeffrey Epstein. Financier multimillionnaire. En mars 2005, la police de Palm Beach lance une enquête de 13 mois sur des allégations de trafic sexuel de mineures. Le FBI investigue à partir de 2006.

L'enquête fédérale aboutit à un acte d'accusation de 53 pages en juin 2007.Les preuves sont accablantes. Les victimes identifiées. Certaines n'avaient que 14 ans.

Pour n'importe quel autre justiciable, c'est la prison fédérale pour des décennies.
Pour Epstein ? Un coup de téléphone aux bons avocats et la machine s'enraye.

En 2008, le procureur fédéral Alexander Acosta approuve un accord de non-poursuite secret — un accord qui sera plus tard contesté en justice pour violation du Crime Victims' Rights Act. Cet accord accorde l'immunité contre toute charge fédérale à Epstein. Il ne purge que 13 mois dans une prison de comté, avec l'autorisation de quitter l'établissement jusqu'à 12 heures par jour.

Relisez bien. 13 mois. Avec des sorties quotidiennes. Pour du trafic sexuel de mineures.

L'accord inclut également l'immunité pour les co-conspirateurs nommés et pour tout « co-conspirateur potentiel non nommé » — autrement dit, un bouclier juridique pour tous ceux qui gravitaient autour de ce réseau. La collaboration entre les procureurs fédéraux et les avocats d'Epstein visait même, selon le Miami Herald, à empêcher les victimes d'apprendre les termes de cet accord.

Quel citoyen ordinaire pourrait négocier un tel arrangement ? Quel parent d'un enfant abusé accepterait une telle mascarade ?

Le Département de la Justice lui-même conclura plus tard qu'Acosta avait fait preuve d'un « poor judgment » — un manque de discernement — en résolvant l'enquête fédérale par cet accord. Marie Villafaña, la procureure qui avait préparé le dossier fédéral, dénoncera des « biais institutionnels profonds et implicites » qui l'ont empêchée, elle et les agents du FBI, de faire condamner Epstein comme il le méritait.

Des biais institutionnels. Voilà le mot. Le système n'a pas « échoué ». Il a fonctionné — mais pour celui qui avait les moyens de le faire fonctionner en sa faveur.

Grâce à cet accord, Epstein a pu continuer à agresser et violer des jeunes femmes et filles pendant une décennie supplémentaire. Ce n'est qu'en 2019 que de nouvelles charges fédérales sont enfin déposées. Le 10 août 2019, Epstein est retrouvé mort dans sa cellule, en attendant son procès.

Sa complice Ghislaine Maxwell est reconnue coupable en décembre 2021 par un jury fédéral de New York sur cinq chefs d'accusation, dont un de trafic sexuel de mineure. Elle est condamnée à 240 mois de prison — 20 ans — pour son rôle dans un réseau d'exploitation et d'abus sexuels de mineures avec Epstein, sur une période d'une décennie.

Mais en dehors de Maxwell, aucun autre individu n'a été poursuivi au niveau fédéral en lien avec les abus d'Epstein. En janvier 2026, le Département de la Justice a publié plus de 3 millions de pages de documents dans le cadre de l'Epstein Files Transparency Act.Les fichiers libérés ont mentionné de nombreuses figures publiques et accru la vigilance sur leurs activités.Pourtant, aucune autre poursuite. Des milliers de pages. Zéro inculpation supplémentaire.

La question n'est pas : qui savait ?
La question est : qui a été protégé, et pourquoi ?

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III. L'affaire Sean Combs : même pouvoir, même schéma

Changeons de décor. Passons de la finance à l'industrie musicale. Le nom change. La mécanique reste identique.

En septembre 2024, Sean « Diddy » Combs est inculpé et arrêté à New York. Les charges fédérales incluent complot de racket, trafic sexuel et violations du Mann Act.Le procès s'ouvre le 5 mai 2025 devant le tribunal fédéral de Manhattan.

L'accusation affirme que Combs a utilisé son « statut et son pouvoir » pour « violemment » contraindre ses victimes à des actes qu'elles ne souhaitaient pas. La procureure Christy Slavik passe près de cinq heures à décrire au jury comment Combs « used power, violence and fear to get what he wanted ».

Le 2 juillet 2025, le jury acquitte Combs des charges les plus graves de complot de racket et de trafic sexuel, mais le reconnaît coupable de deux chefs de transport à des fins de prostitution. Le 3 octobre 2025, le juge Subramanian le condamne à 50 mois de prison, une amende de 500 000 dollars et cinq ans de liberté surveillée.

Mais là encore, le vrai scandale n'est pas dans le verdict. Il est dans la chronologie.

Les plaintes civiles contre Combs remontent à 2017. Les poursuites civiles allèguent des agressions sur plus de 120 hommes et femmes, y compris des mineurs.Le juge lui-même a cité un « schéma de violence s'étalant sur des années »pour justifier son maintien en détention.

Des années de signaux d'alerte. Des années de plaintes. Et pendant tout ce temps, le statut de mogul de l'industrie musicale fonctionnait comme un bouclier. Qui aurait osé toucher à l'empire Combs ? Qui aurait risqué sa carrière pour dénoncer l'un des hommes les plus puissants du showbiz ?

Un avocat représentant d'autres plaignants a déclaré espérer que cette condamnation « encourage d'autres victimes souffrant en silence à se manifester et à confronter leur agresseur, peu importe à quel point il peut sembler puissant. »

« Peu importe à quel point il peut sembler puissant. » Cette phrase, à elle seule, résume le problème. Dans un État de droit, le pouvoir de l'agresseur ne devrait jamais être un facteur. Et pourtant, il l'est. Systématiquement.


IV. Le vrai problème : une justice structurellement déséquilibrée

Epstein. Combs. Deux noms. Deux époques. Deux industries différentes. Un seul et même schéma :

  • L'argent achète le temps. Des armées d'avocats à mille dollars de l'heure négocient, retardent, enfouissent. Ce qui prendrait des semaines pour un citoyen ordinaire prend des décennies quand l'accusé peut se payer la meilleure défense du pays.

  • La notoriété achète le doute. Comment croire qu'un philanthrope, un homme d'affaires respecté, un artiste célébré, puisse commettre de tels actes ? Le prestige social fonctionne comme un filtre qui rend les accusations « invraisemblables » avant même qu'elles ne soient examinées.

  • Le réseau achète le silence. Quand votre carnet d'adresses contient des politiciens, des magistrats, des personnalités médiatiques — qui va prendre le risque de vous poursuivre ? Le coût politique, social et professionnel de s'attaquer à un puissant est si élevé qu'il fonctionne comme un mécanisme de dissuasion.

  • Les institutions elles-mêmes plient. Dans l'affaire Epstein, le Département de la Justice a conclu que la décision d'Acosta « constituait un manque de discernement », tout en ajoutant qu'il n'avait trouvé aucune preuve que cette décision fût « fondée sur la corruption ou d'autres considérations impropres telles que la richesse, le statut ou les relations d'Epstein ». Si ce n'est pas la richesse, si ce n'est pas le statut, alors qu'est-ce que c'est ? Comment expliquer qu'un homme accusé de trafic sexuel de mineures obtienne un accord que n'importe quel ancien procureur qualifie d'« absolument sans précédent »?

Ce déséquilibre n'est pas un accident. C'est un système. Et ce système a un nom : la justice à deux vitesses.

Une justice lente, clémente et négociable pour ceux qui ont les moyens.
Une justice rapide, sévère et inflexible pour tous les autres.

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V. Ce que nous exigeons

Nous, signataires de cette pétition, ne demandons pas de vengeance. Nous ne demandons pas de procès médiatiques. Nous ne cédons à aucune théorie du complot.

Nous demandons une chose élémentaire : que la loi s'applique de la même manière à tout le monde.

Fin des accords de non-poursuite secrets dans les affaires de crimes sexuels

Plus jamais un accord comme celui d'Epstein en 2008. Quand des crimes sexuels — en particulier sur mineurs — font l'objet d'une enquête fédérale aboutie, aucun arrangement secret ne doit permettre à l'accusé d'échapper aux poursuites. Ces accords doivent être rendus publics, soumis au contrôle judiciaire et conformes aux droits des victimes. La fortune d'un accusé ne doit pas être un facteur dans la décision de poursuivre ou non.

Enquêtes sur les défaillances institutionnelles

Comment des crimes ont-ils pu durer des décennies sous le regard des autorités ? Quels mécanismes — formels ou informels — ont permis à des individus fortunés d'échapper aux poursuites, de retarder les procédures ou d'obtenir des traitements préférentiels ? Des commissions d'enquête indépendantes doivent être mandatées pour examiner ces dysfonctionnements systémiques, non pas pour pointer des individus, mais pour réformer un système qui, dans sa forme actuelle, protège les puissants.

Égalité réelle devant la justice

Le montant de votre compte en banque ne devrait déterminer ni la durée de votre procédure, ni la sévérité de votre peine, ni votre capacité à faire taire ceux qui vous accusent. Nous demandons des mécanismes concrets pour garantir que le statut social, la richesse et les connexions politiques ne constituent plus, de facto, un système d'immunité parallèle. Même costume. Même tribunal. Même loi.

Transparence totale sur les affaires impliquant des personnalités influentes

Des groupes de survivantes de l'affaire Epstein ont dénoncé une situation absurde où leurs propres noms sont exposés tandis que les facilitateurs « continuent de bénéficier du secret ». Cette inversion est inacceptable. Quand des personnalités puissantes sont impliquées dans des affaires criminelles, la transparence doit être renforcée, pas diminuée. Le public a le droit de savoir comment sa justice fonctionne — ou dysfonctionne.

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VI. Ce n'est pas une question de gauche ou de droite. C'est une question de principe.

Ce combat n'appartient à aucun camp politique. Il ne vise aucun parti, aucune idéologie, aucune figure en particulier.

Il vise un principe fondateur de toute démocratie — un principe que nous avons laissé s'éroder sous le poids de l'argent et de l'influence :

Tous les citoyens sont égaux devant la loi.

Quand ce principe ne s'applique plus, ce n'est pas seulement la justice qui s'effondre. C'est la confiance de chaque citoyen dans les institutions censées le protéger. C'est le contrat social lui-même.

Combien d'affaires faudra-t-il encore ?
Combien de décennies de crimes impunis ?
Combien d'accords secrets ?
Combien de preuves enterrées ?
Combien de temps allons-nous encore tolérer qu'un chéquier soit plus puissant qu'un code pénal ?


Signez. Partagez. Refusez la justice à deux vitesses.

Aucune fortune ne devrait valoir bouclier juridique.
Aucune célébrité ne devrait valoir immunité.
Aucun réseau ne devrait valoir plus que l'égalité devant la loi.

Nous ne demandons rien d'extrême. Nous ne demandons rien de révolutionnaire.
Nous demandons que la loi soit la même pour tous.
Et le fait que cela paraisse encore radical en dit long sur l'état du système.

Ensemble, exigeons la fin de l'impunité des puissants.
Parce qu'une justice qui plie devant l'argent n'est plus une justice.
C'est un privilège.

Note : Cette pétition s'appuie exclusivement sur des faits établis par la justice, des documents judiciaires publics, des décisions de tribunaux, des rapports officiels du Département de la Justice américain et des témoignages sous serment. Elle ne formule aucune accusation à l'encontre de personnes non poursuivies ou non condamnées et ne véhicule aucune théorie du complot. Elle appelle à l'égalité devant la loi, à la transparence institutionnelle et à la responsabilité démocratique.

Auteur : L'espadon citoyen

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