13 milliards d'euros. C'est le montant officiel de la fraude sociale chaque année en France. Pour vous donner une idée : cela représente plus de 147 fois le montant du casse spectaculaire du Louvre, ce vol qui a fait trembler la République entière. 147 braquages du Louvre. Chaque année. En toute discrétion.
Pendant ce temps, l'État français déploie des intelligences artificielles sophistiquées pour traquer votre piscine ou votre véranda non déclarée depuis l'espace. Des millions d'euros investis, des technologies de pointe mobilisées, une efficacité redoutable pour vous faire payer 500 euros de plus par an.
Mais quand il s'agit de croiser des fichiers pour bloquer une carte vitale le jour où une OQTF est prononcée ? Silence radio. Incompétence technique. Impossible, nous dit-on.
Le grand écart insupportable
Nous ne sommes pas dupes. L'État français est parfaitement capable de détecter 5 000 piscines non déclarées dans l'Hérault en quelques mois grâce à des algorithmes ultra-performants. Il peut analyser des millions d'images satellite, croiser des bases de données cadastrales, et vous envoyer un redressement fiscal en un temps record.
Mais ce même État prétend qu'il est incapable de mettre en place un système automatique qui suspendrait les droits sociaux le jour où une obligation de quitter le territoire est prononcée. Vraiment ? Les cartes vitales continuent de fonctionner, les prestations continuent d'être versées, pendant des mois, parfois des années, alors que les décisions administratives sont déjà rendues.
Cette incohérence n'est pas une fatalité. C'est un choix politique.
Des milliards qui s'évaporent pendant qu'on vous surveille
La fraude sociale représente des sommes colossales : 13 milliards d'euros officiellement, avec des estimations qui montent jusqu'à 20 milliards. Ce n'est pas de l'argent virtuel. Ce sont des hôpitaux qui manquent de moyens, des retraites qui stagnent, des allocations familiales qu'on rogne.
Pendant ce temps, l'administration fiscale a détecté 2,9 milliards d'euros de fraudes sociales en 2024, dont seulement 900 millions ont été effectivement récupérés. Un taux de recouvrement dérisoire qui prouve l'ampleur du laisser-faire.
Nous exigeons la même rigueur, la même détermination, les mêmes moyens technologiques pour lutter contre la fraude sociale que ceux déployés pour traquer les vérandas et les abris de jardin.
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