Du glyphosate dans les tampons ?? Non merci !

Adressé à : Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé et à l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES)

Une femme utilise en moyenne 11 400 tampons au cours de sa vie.

11 400 fois donc où elle se retrouve exposée à des substances nocives, et cela parfois depuis l’âge de 12 ans.

Car les tampons sont une véritable « poubelle chimique » !

Exemple : 85% des Tampons Contiennent du Glyphosate, un Produit Cancérigène de Monsanto.

Ils contiennent en effet des résidus de :

  • DEHP, un cancérigène interdit en Europe dans les jouets et les cosmétiques.
  • Dioxines, un perturbateur endocrinien reconnu comme l’un des douze polluants les plus dangereux du monde selon l’OMS. Ils sont responsables de l’endométriose, une maladie extrêmement douloureuse qui peut provoquer l’infertilité.
  • Et même de glyphosate, alors que sa commercialisation aux particuliers a été interdite en France en janvier 2019.

Et ce, même dans les marques de tampons bio !

On laisse donc des femmes introduire dans leur chair des produits qu’on juge dangereux pour les végétaux.

N’a-t-on donc plus aucun respect pour la vie humaine ?

L’arbre qui cache la forêt

Et, année après année, ces résidus de produits chimiques s’accumulent dans le corps des femmes et leur concentration devient alarmante.

Cela peut notamment causer une pathologie rare, mais extraordinairement dangereuse : le syndrome du choc toxique (SCT).

D’une forte fièvre, épuisement brutal et vomissements, il peut dégénérer en problèmes cardiaques, mal-fonctionnement des organes internes et dans certains cas, la mort.

Aux Etats-Unis en 2014, une mannequin de 24 ans a même dû se faire amputer de la jambe droite à la suite d’un choc toxique !

Une absence cruelle d’alternatives

Et les autres méthodes de protection ne sont pas en reste. Les serviettes hygiéniques contiendraient en effet :

  • du butylphényl méthylpropional : un parfum de synthèse allergène et reconnu comme perturbateur endocrinien probable
  • des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) cancérogènes et perturbateurs du système immunitaire
  • des pesticides comme l’hexachlorobenzène, classé cancérigène et interdit dans la communauté européenne depuis 1981

L’empoisonnement des femmes : un marché juteux

Pourtant à l’échelle mondiale, le marché des produits d’hygiène féminine représente plus de 26 milliards d’euros, un juteux marché que les industriels tentent donc de préserver à tout prix…

Car les femmes ont besoin de ces produits et ne peuvent se permettre de les boycotter sans avoir des alternatives saines et abordables financièrement.

Cette situation s’apparente à de la vraie prise d’otage : les femmes sont obligées de consommer un produit qui les abandonne.

Un non-sens doublé d’une injustice cruelle.

Alors aujourd’hui nous disons stop. Nous ne compromettrons pas notre santé plus longtemps.

Nous ne laisserons plus des grandes entreprises empoisonner la moitié de l’humanité en toute impunité.

Cela nous concerne tous. Nos filles, petites-filles et enfants à venir. Telles les pionnières qui se sont battues pour les droits des femmes, nous nous élevons aujourd’hui contre la souffrance inutiles des femmes.

Madame la Ministre de la Santé, je vous demande donc de :

  • Ne plus autoriser la mise sur le marché des protections hygiéniques contenant des substances toxiques avérées
  • Enlever la classification bio aux tampons contenant des perturbateurs endocriniens et autres substances cancérigènes.
  • Mener des études poussées en partenariat avec l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) afin de fournir une liste de marques de tampons sans danger pour la santé.

Auteur : Aurore Garin

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