ILS TUENT NOS BOULANGERIES — ET PERSONNE NE LÈVE LE PETIT DOIGT

Destinataire(s) : Ministres de l'Économie et de l'Agriculture — Membres du Parlement Européen — Présidents des Chambres de Métiers
ILS TUENT NOS BOULANGERIES — ET PERSONNE NE LÈVE LE PETIT DOIGT

ILS TUENT NOS BOULANGERIES - ET PERSONNE NE LÈVE LE PETIT DOIGT

Destinataires : Ministres de l'Économie et de l'Agriculture — Membres du Parlement Européen — Présidents des Chambres de Métiers

Jean-Pierre a 61 ans. Dans quelques jours, il ferme.

Il travaille dans cette boulangerie depuis ses 15 ans.

Quarante-six ans de vie derrière ce fournil, à pétrir, à cuire, à nourrir les habitants de Miramas.

La boutique, fondée en 1902, ne désemplit pas. Les clients font la queue chaque matin. Le pain se vend.

Et pourtant, Jean-Pierre Halard va baisser le rideau pour toujours.

Il y a quelques semaines, un contrôleur mandaté par l'administration est entré dans sa boulangerie.

Verdict : ses chariots, ses planches, ses toiles de travail en bois - les mêmes outils que les artisans utilisent depuis des siècles - ne sont "pas conformes" aux normes européennes.

Il devait tout remplacer. En six semaines. Sinon : amendes en cascade, tribunal, fermeture forcée.¹

Jean-Pierre est à deux ans et demi de la retraite. Il n'a pas les fonds pour tout racheter en inox. Alors il arrête lui-même, avant qu'on l'y oblige.

À quelques semaines de la retraite. Dans une boulangerie pleine à craquer.

Laissez ça vous rentrer dans la tête.

Si vous trouvez ça scandaleux, signez cette pétition maintenant.

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124 ans d'histoire. Balayés en six semaines.

Cette boulangerie a survécu à deux guerres mondiales, à la crise de 1929, aux années de rationnement, aux crises économiques successives.

Elle a tenu bon quand l'énergie a explosé, quand la farine a flambé, quand les grandes chaînes industrielles ont envahi les villes.

Elle ne survivra pas à un règlement européen adopté en 2004 — et appliqué vingt-deux ans plus tard, sans transition, sans aide, sans humanité.¹

Car c'est bien ça la réalité : la norme existe depuis 2004.

Pendant vingt-deux ans, personne n'en avait parlé à Jean-Pierre.

Personne ne lui avait proposé d'aide pour se mettre en conformité.

Et soudain, du jour au lendemain, un contrôleur débarque et lui donne six semaines pour tout changer ou mourir.²

Voilà comment fonctionne notre système. Vingt-deux ans d'indifférence. Six semaines pour fermer.

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Le bois "dangereux" — et le plastique chargé de PFAS, lui, c'est bon ?

On vous explique que le bois est "non conforme" parce que ses fibres retiendraient des bactéries. Qu'il faut du plastique, de l'inox, des matériaux "hygiéniques."

Mais voici ce que l'administration ne vous dit pas.

La comparaison à l'origine de cette norme a été réalisée entre du bois neuf et du plastique neuf.

Sur du matériel usagé - celui qu'on trouve dans toutes les vraies boulangeries - les aspérités du plastique rayé accumulent davantage de bactéries que le bois.¹

Des études scientifiques l'ont démontré. La norme, elle, l'ignore.

Et pendant qu'on chasse le bois de nos fournitures alimentaires, les ustensiles plastiques fabriqués avec des PFAS - ces molécules chimiques que les scientifiques surnomment "polluants éternels" et dont on sait désormais qu'elles s'accumulent dans l'organisme - envahissent nos cuisines avec la bénédiction de ces mêmes autorités.³

On interdit le chêne.

On impose le plastique. Et on appelle ça "l'hygiène."

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L'énergie les a saignés. Les normes les achèvent.

Jean-Pierre n'est pas seul. En France, près de 1 200 boulangeries ont fermé leurs portes en 2024, soit une hausse de 18% par rapport à l'année précédente.⁴ En janvier 2023 seulement, 116 boulangers ont fait faillite en un seul mois - un record depuis vingt ans - à cause de l'explosion des factures d'énergie.⁵

Certains boulangers ont vu leurs factures d'électricité multipliées par sept, voire par douze.⁵ Pour alimenter leurs fours, ils payaient parfois plus cher en électricité qu'ils ne gagnaient en vendant leur pain.

Ils ont tenu. Ils ont réduit leurs horaires, rogné sur leurs marges, travaillé à perte pendant des mois en espérant que les choses s'améliorent.

Et maintenant qu'ils ont survécu à la crise énergétique, les normes administratives finissent le travail.

C'est le moment d'agir. Signez cette pétition et faites-la circuler autour de vous.

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Qui profite de tout ça ?

Poser la question, c'est presque y répondre.

Quand une boulangerie artisanale ferme, ses clients ne cessent pas de manger du pain.

Ils se tournent vers les grandes enseignes industrielles, les "boulangeries" en réseau dont le pain surgelé arrive en camion depuis des usines en Espagne ou en Allemagne.

Vers les rayons des supermarchés, dont les croissants sous plastique ont voyagé 1 500 kilomètres avant d'atterrir sur votre plateau.

Ces grandes chaînes, elles, ont les moyens de se mettre en conformité.

Elles ont des services juridiques, des équipes dédiées aux normes, des économies d'échelle qui rendent n'importe quelle mise à niveau supportable. Une boulangerie artisanale avec deux employés n'a rien de tout ça.

Les normes européennes ne sont pas neutres. Elles écrasent les petits et protègent les grands.

Elles standardisent, uniformisent, industrialisent. Et ce faisant, elles détruisent ce qui fait la richesse culinaire et culturelle de notre pays.

La France comptait 54 000 boulangeries artisanales en 1970. Aujourd'hui, il en reste environ 35 000.⁶ Combien dans dix ans, si rien ne change ?

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Nous demandons des mesures immédiates

  • Un moratoire immédiat sur l'application des normes européennes contraignant les artisans boulangers à remplacer leurs équipements traditionnels

  • La création d'un fonds d'aide spécifique pour les artisans devant engager des travaux de mise en conformité, avec des délais raisonnables et humains

  • Une révision des règlements CE 852/2004 et suivants pour intégrer une dérogation explicite en faveur des méthodes et matériaux artisanaux traditionnels

  • La reconnaissance officielle du savoir-faire artisanal comme patrimoine à protéger, au même titre que n'importe quel autre patrimoine culturel européen

  • Une enquête parlementaire sur le coût réel de ces normes pour les artisans français et leur impact sur la disparition des commerces de proximité

  • La mise en place d'un accompagnement systématique — financier et technique — avant tout contrôle sanctionnant, pour les entreprises de moins de 10 salariés

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La baguette, c'est nous

72% des Français se rendent dans une boulangerie artisanale au moins trois fois par semaine.⁴

La boulangerie n'est pas une industrie comme les autres.

C'est un lien social, un repère de quartier, une odeur dans la rue le matin qui dit que la vie continue.

Jean-Pierre Halard a nourri Miramas pendant quarante-six ans. Sa boulangerie a résisté à tout.

Quand il fermera ses portes dans quelques jours, ce sera une cicatrice de plus dans un pays qui perd ses artisans un par un, dans un silence administratif assourdissant.

Demain, c'est peut-être la boulangerie de votre rue. Le fromager du coin. Le boucher de votre village.

Ça s'arrête quand ?

Signez cette pétition. Partagez-la à tous vos proches. Chaque signature est un message envoyé à ceux qui croient qu'on acceptera ça sans rien dire.

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Auteur : Christophe Durand

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