Claudine a 71 ans.
Depuis trois mois, elle n’a plus accès à son traitement habituel.
Pas parce qu’il n'existe plus. Pas parce qu’il n’est plus remboursé.
Mais parce qu’il est introuvable.
Elle a fait le tour de toutes les pharmacies dans un rayon de 100km autour de chez elles... RIEN !
Son pharmacien cherche, appelle, rappelle. En vain.
Alors Claudine fait comme beaucoup d’autres : elle attend, inquiète, sans savoir combien de temps cela va durer — ni quelles seront les conséquences sur sa santé.
Claudine n’est pas un cas isolé.
Une situation devenue banale… et pourtant inacceptable
Aujourd’hui en France, de plus en plus de patients :
repartent de la pharmacie sans leur traitement,
voient leur protocole modifié faute de disponibilité,
interrompent brutalement un médicament qu’ils prennent parfois depuis des années.
Début 2025, près de 400 médicaments d’intérêt thérapeutique majeur étaient en rupture ou sous forte tension.
Antibiotiques, traitements contre le cancer, médicaments psychiatriques, traitements pour enfants : aucun domaine n’est épargné.
Selon La Fabrique des Soignants, ces pénuries s’installent dans le quotidien des patients et des soignants.
Pour MedTech France, il ne s’agit plus d’un accident ponctuel mais d’un problème structurel, qui s’aggrave d’année en année.
Derrière ces mots, il y a des réalités très concrètes :
des personnes atteintes de troubles psychiatriques déstabilisées par une rupture de traitement,
des parents à qui l’on demande de fractionner des doses faute de médicament adapté,
des soignants contraints de bricoler des solutions au cas par cas.
Par cette pétition, nous demandons aujourd’hui que des mesures concrètes soient prises sans délai pour mettre fin à cette situation dramatique et dangereuse pour la santé des français les plus fragiles.
Ce qui manque, ce n’est pas le constat. Ce sont des règles claires.
Les associations de patients, dont France Assos Santé, alertent depuis des années.
Les pénuries sont connues, documentées, prévisibles.
Pourtant, les stocks de sécurité actuels restent :
trop faibles,
trop peu contrôlés,
trop faciles à contourner.
Résultat : ce sont les patients qui paient le prix fort.
Nous demandons une mesure simple, concrète et immédiatement applicable :
Nous demandons au gouvernement français de rendre OBLIGATOIRE un minimum de 4 mois de stock pour tous les médicaments vitaux et d’intérêt thérapeutique majeur.
Avec :
des contrôles réguliers et publics,
des sanctions réellement dissuasives,
une priorité donnée à la sécurité des patients plutôt qu’aux arbitrages de court terme.
Signer la pétition c'est dire NON aux pénuries de médicaments !
France Assos Santé. Stock de sécurité de médicaments : dernière opportunité d’agir pour les députés ! [Internet]. Paris; 2025 [cité le 22 janv 2026].
La Fabrique des Soignants. Pénurie de médicament en France : « Il faut sortir du modèle de marchandisation de la santé » [Internet]. France; 26 juin 2025 [cité le 22 janv 2026].
MedTech France. Pénurie de médicaments : crise conjoncturelle ou structurelle ? État des lieux en France depuis janvier 2025 [Internet]. France; 13 oct 2025 [cité le 22 janv 2026].
La Dépêche. Témoignage. Pénurie de médicaments : « les patients payent le prix fort », Claudine, 71 ans, privée de traitement depuis trois mois [Internet]. Toulouse; 30 oct 2022 [cité le 22 janv 2026].
Capital. Pénurie de médicaments : causes, mesures et conséquences [Internet]. France; 9 oct 2025 [cité le 22 janv 2026].
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