On nous parle sans arrêt de « solidarité européenne ». Mais aujourd'hui, cette solidarité tourne à l'absurde. Le Portugal affiche un excédent budgétaire, nous sommes en déficit chronique, et pourtant ce sont encore nos impôts qui financent le système.
Les faits, pas le storytelling
En 2024, le Portugal affiche un excédent budgétaire d'environ 0,7 % du PIB. Autrement dit, ses comptes sont dans le vert. Malgré cela, le Portugal reste bénéficiaire net de l'Union européenne : en 2023, chaque Portugais a reçu environ 216 € de plus de l'UE qu'il n'a contribué.
Sur la même période, la France est contributrice nette à hauteur d'environ 9 milliards d'euros par an, sur les plus de 20 milliards qu'elle verse au budget européen. Le résumé est simple : un pays en excédent reçoit encore de l'argent, tandis qu'un pays en difficulté continue de payer. Où est la logique ?
Un système à l'envers
Pendant que nos impôts augmentent, que nos services publics se dégradent et que nos déficits explosent, nous finançons des pays capables d'augmenter leurs retraites et de baisser leurs impôts. Personne ne dit que le Portugal a « triché ». Le problème n'est pas le Portugal : le problème, c'est le système lui-même.
La solidarité ne peut pas être automatique et éternelle
La solidarité a un sens lorsqu'un pays traverse une crise, lorsqu'il est en difficulté, lorsqu'il a besoin d'un coup de pouce temporaire. Mais quand un pays est en excédent, continuer à le subventionner n'est plus de la solidarité : c'est un transfert absurde et injuste.
Ce que nous demandons
Nous demandons que les pays en excédent budgétaire cessent d'être bénéficiaires nets des fonds européens. La solidarité européenne doit être conditionnée à la situation réelle des finances publiques. Les pays contributeurs ne peuvent plus être les vaches à lait permanentes d'un système automatique. L'utilisation de nos impôts européens doit être claire, transparente et logique.
Nos impôts ne sont pas une cagnotte automatique. L'Europe n'est pas un système où ceux qui vont mal paient pour ceux qui vont mieux.
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