Lutte contre les drogues en France : échec sur échec, on en a marre !

Adressé à : Monsieur Jean Castex, Premier Ministre de la République française

Après 50 ans de politique prohibitionniste de l’État français, n’est-il pas temps, Monsieur le Premier Ministre, de changer de cap ?

Après votre amende forfaitaire [1] visant à désengorger les tribunaux, n’est-il pas temps de prendre à bras le corps le problème ? De repenser réellement la politique de notre pays ?

Il est temps, pour la France, d’entrer pleinement dans le XXIe siècle, Monsieur le Premier Ministre !

Il faut opérer rapidement un constat d’échec

Selon l’étude menée par Pierre Kopp pour l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), le coût social annuel pour l’État des drogues illicites s’élève à 8,7 milliards d’euros. [2]

À elle seule, votre politique répressive coûte chaque année 913 millions d’euros au contribuable.

La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme depuis 1998, dénonçant une politique inutile et onéreuse. [3]

Les chiffres de la consommation française augmentent de façon constante. [4] La production de drogue dans l’Hexagone n’a jamais été aussi haute.

Nous sommes les plus gros consommateurs d’Europe. [5] L’échec saute aux yeux ! Regardez la réalité en face.

Protégez la santé de nos proches !

Si un tiers des Français déclare avoir déjà expérimenté le cannabis, celui-là n’est pas toujours de la meilleure qualité.

Les drogues de contrebande souffrent souvent de coupes avec d’autres produits, augmentant les risques pour la santé. [6]

Une production organisée et contrôlée par l’État assurerait un produit de qualité.

N’ayons pas peur de nous fâcher avec l’industrie pharmaceutique. [7]

Prouvez-nous, Monsieur le Premier Ministre, que vous êtes un homme de courage et de conviction.

Répondez à l’impératif de sécurité et de réduction de la délinquance

La prohibition de 1920 à 1933 aux États-Unis aurait dû nous servir d’exemple. [8]

Elle a fait les belles heures de la guerre des gangs et des mafias. Tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître qu’il s’agissait d’une mauvaise idée.

Les études le montrent depuis des années : la dépénalisation du cannabis entraîne mécaniquement une réduction des crimes violents et la disparition progressive des trafiquants. [9]

Monsieur Castex, n’est-il pas temps de tirer les conclusions qui s’imposent pour la France ?

Votre politique répressive freine la prévention

Privilégier les mesures coercitives au détriment d’une approche éducative pénalise le pays entier. [10]

Nos jeunes méritent une vraie prévention aux risques plutôt que des amendes.

Jean Danet, dans un article de 2001, dénonçait déjà les limites d’une répression qui abandonne « une prévention primaire de l’usage ». [11]

Plutôt que d’inculquer une « peur du gendarme » aux citoyens, ne faut-il pas les prévenir des risques et aider ceux qui souffrent ?

À l’international, le cap change

Depuis 4 ans maintenant, la Session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies (SEAGNU) remet en question l’approche prohibitionniste à l’échelle mondiale. [12]

Deux points y sont évoqués :

  • une perte de capitaux pour les économies nationales. L’Office des Nations Unies estime le chiffre d’affaires du marché illégal international à 320 milliards de dollars US annuels ;
  • une augmentation artificielle de la criminalité. 83 % des infractions liées à la drogue, à l’échelle du monde, sont dues à la simple détention de substances illicites.

Prenez exemple sur la communauté internationale !

Portugal, États-Unis, Uruguay, Allemagne, Italie, etc. Une trentaine de pays prennent aujourd’hui le chemin de la dépénalisation ou de la légalisation.

Le rapport de la députée Anne-Yvonne Le Dain en 2014 mettait déjà en exergue le retard de la France à ce sujet. [13]

Les Pays-Bas et la Belgique nous donnent des exemples de pays où la dépénalisation fonctionne.

De même, les rapports récents de l’OFDT sur la situation mondiale montrent des effets positifs sur l’économie et la criminalité. [14]

Monsieur le Premier Ministre, il est temps de mettre fin à une politique répressive qui va d’échec en échec depuis maintenant 50 ans

Citoyens et citoyennes, pour que notre appel soit entendu, soyons nombreux à signer cette pétition !

Il est de notre devoir que cette préoccupation centrale remonte jusqu’à la tête de l’État français.

Tous ensemble, nous pouvons agir !


Auteur : Claire J.

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