Pour sauver notre souveraineté alimentaire : luttons contre la privatisation des semences

Adressé à : Julien Denormandie, Ministre de l’agriculture
Pour sauver notre souveraineté alimentaire : luttons contre la privatisation des semences

La fin de notre souveraineté alimentaire

La crise du coronavirus a mis en lumière notre dépendance vis-à-vis de la mondialisation démontrant à quel point nos gouvernements successifs ont négligé les systèmes agro-alimentaires locaux !

Aujourd’hui et pour notre avenir il est plus que nécessaire de se réapproprier notre souveraineté alimentaire. Aujourd’hui les producteurs doivent avoir ENFIN le droit de se réapproprier leurs moyens de production, à commencer par les semences.

Aujourd’hui les semences représentent un business juteux, aux profits des grandes firmes internationales, toujours plus protégées par les législations. Et si vous, jardiniers, pensez échapper au système, vous vous trompez !

Les graines n’appartiennent plus à ceux qui nous nourrissent !(1)

Ces graines qui sont pourtant, ne l’oublions pas, le premier maillon de la chaîne alimentaire.

Aujourd’hui la nature ne nous appartient plus. La nature est devenue un bien privatisé par la grande industrie.

En effet, les deux tiers des semences vendues dans le monde appartiennent aujourd’hui à quatre multinationales : Bayer-Mosanto, Dow Dupont, Syngenta et Limagrain.

Ce que la nature nous offrait est aujourd’hui totalement privatisé et le vivant devient artificiel !

Une législation en faveur de la grande industrie (2)(3)

L’Union européenne, dans le but de privatiser et commercialiser le marché des semences entre les Etats, a recouru à deux premiers outils juridiques : le brevet qui concerne principalement les OGM et le Certificat d’Obtention Végétale (COV).

Pour obtenir ce certificat, il faut que les semences remplissent plusieurs conditions comme la distinction, l’homogénéité, la stabilité ou encore la productivité.

En France, pour avoir le droit de vendre des semences, il faut non seulement remplir ces conditions mais les entreprises doivent aussi être inscrites au catalogue officiel français des espèces et variétés de plantes cultivées en France.

Les paysans ou petits producteurs perdent ainsi le droit de commercialiser leurs propres semences au profit de grands groupes ayant la capacité de remplir ces critères et qui se partagent aujourd’hui le marché.

Par souci de rentabilité et de productivité, les semences sont de plus en plus modifiées et les végétaux issus des ces graines se retrouvent ainsi dans nos assiettes.

Il nous reste 25% de biodiversité à sauver, de toute urgence !

En 2009, Olivier de Schutter, Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation, alertait déjà auprès de l’ONU. (4)

Selon lui, les semences commerciales sont une menace pour l’équilibre de notre planète. Ainsi, il estimait que 75% de l’agrobiodiversité, autrement dit des plantes cultivées, avait disparu “à cause de la domination de ces variétés uniformes.”

Malgré ce chiffre alarmant, 12 ans plus tard aucune mesure n’a été réellement prise.

On assiste à une perte de notre biodiversité, pourtant si importante pour la sécurité alimentaire mondiale.

Les graines sont un bien commun comme l'air ou le soleil : on ne doit pas le privatiser.

STOP aux dérives sanitaires et écologiques de la privatisation abusive des semences par les multinationales qui brevettent notre patrimoine commun.

Nous assistons à une perte des semences paysannes au profit des semences hybrides si bien qu’en 2019, 98% des variétés de tomates disponibles en grande surface étaient des espèces hybrides. (5)

Une perte de diversité destructrice pour notre biodiversité et nous-mêmes

Nous réclamons des semences libres ! Il faut défendre le droit fondamental de profiter librement de ce que la nature nous a donné et protéger législativement les semences paysannes.

Pour contribuer à la lutte, signez cette pétition.

Auteur : Daniel P.

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