NON à l’interdiction du séné, de la bourdaine et du cascara !

Destinataire(s) : Destinataires : M. Olivér Várhelyi, commissaire européen à la Santé et au Bien-être animal ; Mme Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire
NON à l’interdiction du séné, de la bourdaine et du cascara !

Une tisane le soir. Un complément à base de plantes dans l’armoire de la salle de bains. Un geste simple, transmis de génération en génération, pour retrouver un transit normal.

Eh bien, ce geste est menacé.

La Commission européenne prépare l’interdiction, dans les aliments et les compléments alimentaires, de trois plantes que beaucoup d’entre nous connaissent bien : le séné, la bourdaine et le cascara. (1)

C’est pour cela que je demande aujourd’hui que M. Olivér Várhelyi n’adopte pas cette interdiction totale, et que Mme Annie Genevard, dont le ministère est compétent en France sur les compléments alimentaires, fasse entendre la voix de la France. (2)

Et je vous demande de m’aider à faire remonter ce message aux plus hautes autorités.

Trois plantes, des siècles d’usage

Le séné est utilisé depuis le Moyen Âge : on le retrouve dès le XIIe siècle dans des préparations purgatives. (3) Ses feuilles et ses fruits servent à stimuler l’intestin.

La bourdaine est un arbuste des zones humides. C’est son écorce, séchée, qui est employée contre la constipation passagère. (4)

Le cascara est lui aussi une écorce, de la même famille de plantes que la bourdaine.

Ces trois plantes agissent grâce à des substances naturelles, les dérivés hydroxyanthracéniques, qui stimulent les contractions de l’intestin.

Et elles ne sont pas de simples « remèdes de grand-mère » : l’Agence européenne des médicaments reconnaît un « usage bien établi » du séné et de la bourdaine pour traiter les constipations occasionnelles. (5)

Pourquoi tant de gens y tiennent

La constipation n’est pas un petit désagrément pour quelques-uns. Elle touche entre 10 et 20 % des adultes en France, davantage encore chez les femmes et les personnes âgées. (6)

Pour toutes ces personnes, ces plantes ont un grand avantage : elles sont simples, accessibles et connues. On sait ce que c’est, on sait comment s’en servir, on n’a pas besoin de la rechercher ailleurs.

Si l’interdiction passe, ces plantes ne pourront plus être vendues comme aliments ni comme compléments alimentaires. Les produits déjà en rayon pourraient être écoulés pendant 12 mois, puis tout serait retiré. (1)

Un usage ponctuel : encadrons-le, ne l’interdisons pas

Soyons clairs : ce sont des plantes pour un usage de courte durée. L’Agence européenne des médicaments les réserve aux adultes et aux adolescents de plus de 12 ans, pour quelques jours seulement. (5)

L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a, elle, estimé en 2024 qu’elle ne pouvait pas fixer de dose quotidienne sans risque, faute de données suffisantes. (7)

Ce manque de données ne justifie pas de tout interdire. Il justifie de poser des règles : une dose maximale, une durée d’usage limitée, un étiquetage clair. Protéger sans priver.

Rien n’est encore joué

Le 8 octobre 2026, 282 eurodéputés se sont opposés à cette interdiction, contre 259 qui ont voté pour la laisser passer. Il fallait 361 voix pour la bloquer. (8)

Et la justice européenne avait déjà annulé en 2024 les restrictions précédentes décidées par la Commission sur ces mêmes plantes. L’affaire est toujours en appel. (9)

La Commission n’a pas encore adopté le texte. C’est le moment de lui demander d’attendre.

Je signe la pétition pour sauver nos plantes du transit

Ce que nous exigeons

  1. Que la Commission européenne n’adopte pas l’interdiction totale du séné, de la bourdaine et du cascara dans les aliments et les compléments alimentaires

  2. Qu’un encadrement soit étudié à la place : dose maximale, durée d’usage limitée, étiquetage clair

  3. Qu’une évaluation scientifique complémentaire soit menée plante par plante, avant toute décision

  4. Que Mme Annie Genevard rende publique la position de la France lors du vote européen et demande à la Commission de surseoir tant que la justice n’a pas statué

Monsieur le commissaire, Madame la ministre, des millions de personnes utilisent ces plantes. Elles méritent d’être entendues avant qu’on les leur retire.

Signez, et partagez cette pétition à ceux qui, autour de vous, connaissent ces plantes.

Je signe la pétition pour sauver nos plantes du transit


Auteur : Laurent T.

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