NON aux arnaques sur les produits de la pêche et de l’aquaculture

Adressé à : Julien Denormandie, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation

Savez-vous vraiment ce que vous mangez ?

Du poisson pané à la belle dorade de chez votre poissonnier en passant par les coquilles Saint Jacques, savez-vous vraiment ce que vous avez dans votre assiette ?

Entre les noix de pétoncles qui sont vendues comme des coquilles Saint Jacques, les poissons d’élevage qui sont vendus comme des poissons sauvages, l’addition est souvent salée, et c’est le consommateur qui paie !

Nous nous fions aveuglément aux conseils de notre poissonnier… ET POURTANT … Si vous saviez …

En France, un contrôle de la répression des fraudes (DGCCRF) a montré en 2015 que 30% des étiquettes sur les étalages des poissonniers étaient mensongères1.

Tout le monde n’a pas la chance de vivre au bord de l’océan ou de la mer …

Et tout le monde n’a pas la chance d’être un expert en termes de poissons …

Alors comment naviguer en eaux troubles ?

L’étiquette sanitaire est obligatoire et assure la traçabilité du poisson, de sa sortie de l’eau jusqu’à sa commercialisation.

Elle précise1 :

  • la dénomination commerciale,
  • le nom scientifique,
  • la méthode de production : « pêché », « pêché en eaux douces » ou « élevé »,
  • la zone de pêche ou du pays d’élevage,
  • la catégorie de l’engin de pêche,
  • la mention « décongelé ».

Il y a 19 zones de pêches délimitées dans le monde2.

Certains poissons ne se trouvent que dans une zone et pourtant sont étiquetés avec comme provenance, une autre zone.

Le consommateur pense manger un poisson proche de chez lui, mais il mange un poisson qui vient des côtes canadiennes.

Il n’est pas rare non plus de trouver aussi un poisson lambda vendu sous le label rouge et du poisson d’élevage vendu comme du poisson sauvage.

Nous payons donc une fortune un produit qui coûte normalement 2 à 3 fois moins. Et l’escroquerie est encore plus grande sur les coquilles Saint Jacques.

Alors comment aller à la pêche aux arnaques ?

1, 2, 3 ATTENTION AUX ARNAQUES…

Arnaque n° 1 : on vous trompe sur le contenu

Mangez-vous vraiment du poisson quand vous mangez du poisson pané ?

La réponse est oui mais seulement 60%. Le reste n’est que farine, eau et miettes de pain3. La qualité du poisson reste aussi à désirer…

Seuls les morceaux bas du poisson, les chutes, sont récupérées pour être transformées en chair hachée.

Cette chair hachée est compactée en gros blocs, congelée puis découpée en bâtonnets avant d’être recouverte de la panure pour être précuite dans de l’huile puis recongelée et emballée.

Il existe du poisson pané de meilleure qualité, à base de filet et non de chair hachée. La mention est obligatoire sur les emballages mais difficile à trouver…

Arnaque n° 2 : On vous trompe sur le prix !

La plus grosse arnaque est sur le poisson d’élevage vendu comme du poisson sauvage.

Il est souvent difficile pour l’œil d’un expert de faire la différence entre certains poissons d’élevage et leurs confrères sauvages sans analyses, comme c’est le cas pour le bar et la dorade.

Il est ainsi très facile pour les poissonniers de faire une petite erreur d’étiquetage.

Vous payez une fortune votre poisson alors qu’il coûte 2 ou 3 fois moins …

Arnaque n° 3 : On vous trompe sur la qualité et le goût !

Les poissons d’élevage contiennent beaucoup de gras alors que les poissons sauvages n’ont que du filet et des arêtes. Leur chair est beaucoup plus tendre et savoureuse.

Mais sans ouvrir les poissons pour voir s’ils contiennent du gras, il est souvent difficile de faire la différence, donc facile de vous tromper.

Le plus absurde est qu’il faut 2 kilos de poissons de pêche pour nourrir 1 kilo de poissons d’élevage. Un vrai non-sens écologique !3

Arnaque n° 4 : La pire ! On nous arnaque sur notre santé !

Des millions de poissons d’élevage vivent les uns sur les autres dans des viviers, et sont parfois victimes de bactéries ou de virus causés par cette surpopulation.

Pour éviter les maladies, les poissons sont souvent gavés aux antibiotiques …

Nous consommons déjà trop d’antibiotiques via les médicaments et malheureusement, nous les consommons aussi via la nourriture.

Un jour ou l’autre, l’homme ne pourra plus être soigné à cause de cette surconsommation d’antibiotiques.

L’anti bio résistance serait responsable de 700 000 décès dans le monde selon un rapport du ministère des Solidarités et de la Santé.4

Attention à la fausse coquille Saint Jacques !

Les fêtes de fin d’année, ce moment spécial ou on s’autorise quelques folies culinaires, ou on ouvre un peu plus le porte-monnaie pour se faire plaisir …

La coquille Saint Jacques est un des mets phares sur nos tables à Noël et le pour le réveillon du 31.

C’est une espèce rare et protégée qui a son label rouge. Vous pouvez l’acheter avec sa coquille ou décoquillée, mais elle vous coûtera jusqu’à 10 fois plus cher.

Mais attention à la fausse Saint Jacques, le pétoncle qui vient d’Amérique du sud.

La noix de pétoncle est beaucoup plus petite et coûte 2 fois moins cher.

En 1996 l’organisation mondiale du commerce a autorisé l’appellation coquille Saint Jacques à toutes les variétés de pétoncles.

Un vrai scandale !!!!

Non seulement cela a eu un effet dévastateur sur les pêcheurs des vraies noix de Saint Jacques, mais surtout, le pétoncle n’a ni les qualités nutritives, ni la saveur des coquilles Saint Jacques …

Les emballages de nombreux produits surgelés dans les supermarchés mettent en avant le nom coquilles Saint Jacques mais ne contiennent que des pétoncles.

Il faut donc être très attentif aux petites lignes derrière. L’authentique noix de Saint Jacques s’appelle Pecten maximus. À ne pas confondre avec les pectunculus, les pétoncles.

Attention aux noix trafiquées : trempées dans l’eau pour les faire gonfler !

Seulement 20% des coquilles Saint Jacques que nous consommons viennent de France. Le reste nous arrive des USA, Canada, Chine ou Royaume Uni.

Certaines noix sont trempées pendant 24 à 48h et contiennent 20 à 40% d’eau. La qualité, la texture et le goût sont dramatiquement altérés.

Elles n’ont plus vraiment le goût de la noix de Saint Jacques… Et coûtent moins cher sauf encore une fois pour notre petite erreur d’étiquetage…

Une enquête de la DGCCRF a montré que dans 1 cas sur 5, les noix trempées dans l’eau étaient vendues comme des noix sèches, au prix fort de 60€ le kg.3

Le consommateur pense alors acheter des noix plus grosses, quand il achète beaucoup d’eau et beaucoup moins de saveurs…

Il faut rester très vigilant. Les noix trempées ne peuvent pas avoir l’appellation coquilles Saint Jacques mais préparation à base de coquille Saint Jacques.

Il faut donc croiser les doigts que l’étiquetage soit correct quand on achète des coquilles Saint Jacques à Noël…

À la fin, acheter son poisson ou sa coquille Saint Jacques relève du parcours du combattant !

Même si les sanctions encourues pour toute erreur d’étiquetage par les professionnels sont assez dissuasives, si l’erreur est frauduleuse (une amende de 300 000 €, 1 500 000 € pour les personnes morales, et de 2 années d’emprisonnement1), les contrôles ne sont pas assez fréquents …

Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, nous réclamons plus de transparence et de contrôles !

Nous demandons :

  • Que les produits contenant des pétoncles doivent avoir la mention noix de pétoncles sous l’appellation coquilles Saint Jacques.
  • Des étiquettes claires aux dos des emballages.
  • Une augmentation des contrôles chez les poissonniers et leurs fournisseurs.

Signez cette pétition et partagez-la plus possible autour de vous. Nous avons le droit de savoir ce qui finit dans notre assiette et de payer le juste prix !

Merci


Auteur : Claire G.

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