Condamnons les mangeurs de dauphins

Adressé à : Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation

Il existe des lois, en France, qui interdisent : « La destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement intentionnels incluant les prélèvements biologiques, la perturbation intentionnelle incluant la poursuite ou le harcèlement des animaux dans le milieu naturel. » Selon ce même arrêté, datant du 1er juillet 2011, le dauphin fait partie de cette liste d’animaux marins qui ne doivent en aucun cas être tués et, par là même, consommés.

Malheureusement, cette loi n’est pas respectée. 2019 a été une année noire pour les dauphins en France et ce n’est pas moins de 11 300 cétacés qui ont été abattus dans les eaux françaises, le golfe de Gascogne plus précisément. Et 2020 commence mal pour les dauphins, car, comme l’a signalé l’ONG Sea Sheperd le mercredi 15 janvier, deux cadavres de dauphins ont été retrouvés. Ces animaux, protégés par la législation française, ont été dépecés pour être consommés.

Les dauphins font partie des plus anciens animaux de notre planète.

C’est eux qui trônent à la tête de la chaîne alimentaire de la vie marine et qui nous apprennent beaucoup de choses sur la santé des océans et des fleuves ainsi que sur les espèces de poissons qui y vivent. Ce sont des animaux de surface mais aussi de profondeur.

Facilement observables, les dauphins sont des mammifères marins particulièrement amicaux avec l’homme, ils lui ont permis d’évoluer dans le milieu maritime, avec leur méthode de communication étonnante qui est à l’origine de la création des sonars. Leur mode de vie, basée sur l’entraide et la coopération, est un exemple que l’homme aurait tout intérêt à imiter.

Leur témoignage est essentiel, car ils reflètent fidèlement les modifications et donc, les destructions, qui ont lieu dans la mer. Ils ne se reproduisent que très peu et vivent une quarantaine d’années.
Ils jouent un rôle capital pour l’équilibre écologique des milieux marins.

Mais, aujourd’hui, ils y vivent peut-être leurs derniers instants.

Les causes de cette extinction programmée sont dues aux activités humaines.

La pêche intensive, tout d’abord, qui les décime avec les prises soit-disant « accidentelles » dans les filets des chalutiers.

La pollution chimique de leur milieu naturel est aussi une cause humaine de destruction de la population des dauphins, qui meurent après avoir absorbé des aliments pollués par des produits chimiques issus d’usines qui, par voie de fleuve, arrivent dans la mer.

Les taux de mercure retrouvés dans ces cadavres de dauphin sont affolants. Manger du dauphin est donc une aberration qui se doit d’être punie par la loi.

Et même si, du point de vue de l’éthique, nous savons que la planète n’appartient pas à l’homme et que toutes espèces animales ou végétales a autant le droit de vivre que l’espèce humaine, nous n’en sommes plus là malheureusement, et c’est pour cela que des lois sont votées. Alors, la moindre des choses, lorsqu’elles existent, c’est de les faire appliquer.

Nous en appelons donc à Monsieur Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, à agir conformément à ses obligations professionnelles en ordonnant une enquête sérieuse afin que soient appréhendés les contrevenants à la loi sur la protection des mammifères marins.

N’hésitez pas à signer cette pétition et à la partager sur les réseaux sociaux afin que ceux qui tuent et consomment des dauphins soient jugés et condamnés.


Auteur : Anne Dupré

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