10 000 milliards d'euros.
C'est le montant que les ménages européens conservent aujourd'hui sur leurs comptes et leurs livrets.
En France, l'épargne des ménages a franchi la barre des 6 500 milliards d'euros.
6500 milliards.
C'est 2x ce que la France produit chaque année comme richesse.
Mais :
Cet argent n'est pas tombé du ciel.
Il représente des décennies de travail, de salaires mis de côté, de vacances repoussées, de prudence face à l'avenir.
Il a DÉJÀ été imposé, taxé, prélevé — souvent plusieurs fois.
Pourtant, à Bruxelles, on ne le décrit plus comme le fruit de nos efforts.
On décrit notre épargne privée comme un « réservoir ».
Un capital qui « dormirait ».
De l'argent qui « ne travaille pas assez ».
Avec son Union de l'épargne et de l'investissement, la Commission européenne affiche un objectif clair : orienter cette épargne vers les priorités qu'elle a fixées — industrie, énergie, numérique, défense, innovation.
Le besoin de financement est réel, personne ne le conteste : le rapport Draghi chiffre à 750 à 800 milliards d'euros par an les investissements supplémentaires nécessaires d'ici 2030.
Mais le problème n'est pas là.
Le problème, c'est la méthode.
Aujourd'hui, la Commission parle d'incitations, de produits « plus accessibles », de marchés mieux intégrés.
Nous connaissons la suite.
Quand un État commence à considérer l'épargne privée comme un levier de sa politique économique, l'incitation d'aujourd'hui devient l'orientation de demain, puis la contrainte d'après-demain.
Fléchage réglementaire, quotas d'actifs européens dans les contrats, avantage fiscal réservé aux placements « conformes », pénalisation des autres : aucun de ces outils n'a besoin du mot « réquisition » pour produire le même résultat.
Nous refusons ce glissement.

Arrêtons d'être les vaches à lait de nos gouvernants !
Si les investissements européens étaient rentables, sûrs et bien gérés, l'épargne y irait d'elle-même.
Elle n'aurait besoin ni d'être guidée, ni d'être incitée, ni d'être surveillée.
Si 300 milliards d'euros d'épargne européenne partent chaque année financer des entreprises américaines, ce n'est pas la faute des épargnants : c'est le verdict du rendement, de la fiscalité et de la lourdeur réglementaire que nos propres dirigeants ont créés.
Qu'ils corrigent leurs politiques plutôt que de confisquer de façon autoritaire et totalitaire nos économies.
Nous en avons assez d'être la variable d'ajustement.
Assez que chaque difficulté budgétaire, chaque grand plan, chaque objectif stratégique finisse par se retourner vers la même poche : la nôtre.
L'épargne appartient d'abord à celui qui l'a constituée.
Nous demandons
L'engagement formel qu'aucun mécanisme européen ou national n'imposera, directement ou indirectement, le fléchage de l'épargne privée vers des actifs déterminés par les pouvoirs publics.
La garantie de la liberté totale d'allocation de l'épargne : chaque épargnant reste seul juge de la répartition de son patrimoine, y compris hors de la zone euro et vers des actifs qui ne dépendent d'aucun État.
Aucune nouvelle taxe, aucun prélèvement exceptionnel et aucun désavantage fiscal visant les placements jugés « non prioritaires » par Bruxelles.
Que l'attractivité de l'investissement européen soit recherchée par la rentabilité, la simplification réglementaire et la qualité des projets — jamais par la contrainte exercée sur les particuliers.
Que tout dispositif touchant à l'épargne des ménages soit soumis à un vote explicite du Parlement européen et à un débat public, et non adopté par voie réglementaire technique.
Notre épargne n'est pas un réservoir.
C'est notre sécurité, notre retraite, l'avenir de nos enfants.
Signez cette pétition pour rappeler à la Commission européenne que l'épargne des Européens appartient aux Européens.
Nous ne sommes plus des vaches à lait !
Il est temps que nos dirigeants fassent des investissements rentables qui ne créent pas de déficit.
Il est temps que nos dirigeants arrêtent de sacrifier nos efforts d'épargne pour financer une croissance éphémère fondé sur l'endettement toxique.
Il est temps que nos dirigeants respectent notre épargne privée, notre patrimoine et notre niveau de vie.
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