POUR la mobilité géographique des enseignants en France

Adressé à : Jean-Michel BLANQUER

Les enseignants de France n’ont pas le droit de déménager !

Une fois affectés dans leur académie, il leur est très difficile d’en sortir !

Le Ministère de l’éducation nationale refuse même des demandes de mutation pour rapprochement de conjoint. Ou alors les mutations prennent des années, et des couples ne résistent pas à ces délais, des familles explosent !

Pour exemple, alors que le salaire moyen d’un jeune professeur est de 1500 euros par mois, et que les loyers parisiens et de proche banlieue sont de plus en plus excessifs, il nous est interdit de quitter la capitale ou les départements de la petite couronne. Le nombre de points, cela se calcule comme cela, demandé pour avoir la permission de déménager, tout en continuant à exercer un métier choisi pour autre chose que pour l’appât du gain, est tellement important que cela condamne soit à renoncer à un projet personnel, soit à démissionner !

De plus, il faut une autorisation pour partir d’une académie ET une autorisation pour entrer dans une autre académie. A l’heure où l’accès à la propriété est encouragée, les « jardiniers en intelligence humaine » comme les qualifiait Victor Hugo, sont exclus de ce type de projet personnel : pour acheter à Paris ou sa proche banlieue il faut gagner en moyenne 8000 euros par mois !

Pour acheter avec le revenu d’un jeune enseignant il faut quitter l’Île de France ! Nous sommes donc coincés et ne pouvons construire notre avenir et celui de nos enfants comme nous le souhaitons.

ET des problèmes similaires d’impossibilité de BOUGER apparaissent dans d’autres académies !

Rappelons qu’un enseignant, s’il veut favoriser les apprentissages et l’épanouissement de ses élèves de façon qualitative, ne s’arrête jamais de jardiner. Il travaille avant, pendant, après le temps de présence face aux élèves. Et le fil des pensées et des nouvelles idées continuent à germer et à pousser même la nuit.

Nous adorons notre métier ! Nous l’avons choisi !

Mais s’il devient une PRISON, ce n’est pas JUSTE !

Pour faire grandir son jardin, le jardinier a besoin de se sentir libre et serein.

Les professeurs des écoles et les enseignants du second degré demandent au gouvernement LA RÉVISION RAPIDE DU SYSTÈME DE MUTATION, DE LA SOUPLESSE, la prise en compte de nos diversités, le RESPECT DE NOS CHOIX, de la BIENVEILLANCE !A l’heure où les possibilités de mobilité sont évoquées dans tous les secteurs d’activité, voire rendues obligatoires, nous voulons avoir le droit de changer de lieu d’habitation au cours de notre carrière. ET CE DANS UN TEMPS RAISONNABLE !

MERCI DE SIGNER NOTRE PÉTITION !


Auteur : COLLECTIF DES ENSEIGNANTS DE FRANCE

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