Pour un  VRAI  référendum sur la privatisation des Aéroports de Paris

Adressé à : M. Edouard Philippe, Premier Ministre

Une vague de privatisation sans précédents

Aéroport de Toulouse, Française des Jeux, ENGIE, autoroutes, autant de services publics qui sont menacés par la vague de privatisation qui sévit dans tout le pays, orchestrée par un gouvernement qui s’attaque à un symbole encore plus fort : le groupe Aéroports de Paris entre également dans ce processus massif de privatisation.

Une décision d’autant plus incompréhensible que cette entreprise génère un revenu stable à l’Etat.

Alors pourquoi brader cette infrastructure stratégique, sur laquelle reposent en outre des enjeux capitaux de souveraineté, de sécurité et d’aménagement du territoire ?

Pour justifier cette décision, le gouvernement évoque un intérêt financier considérable : la privatisation du groupe Aéroports de Paris, associée à celle d’Engie et de Française des Jeux, permettrait de récolter 15 milliards d’euros, dont cinq pourraient être alloués à la réduction de la dette nationale.

Des arguments contestables

Les arguments avancés par le gouvernement sont loin d’être convaincants : que représentent 5 milliards d’euros face à une dette estimée à près de 2300 milliards ?

Faut-il à ce point sacrifier une source de revenus stables pour l’Etat ?

Outre cette interrogation, les raisons pour s’opposer à cette décision sont multiples.

  • D’une part, le choix adopté par le gouvernement de transformer cette société en concession exploitable durant 70 ans risque, compte tenu de la durée excessive, d’aboutir à une exploitation à perpétuité, l’Etat se trouvant dans l’impossibilité de racheter le groupe.
  • D’autre part, l’indemnisation des actionnaires minoritaires prévue par le gouvernement est pour le moins contestable : l’Etat est prêt à payer pour vendre un bien public.

Une tentative d’opposition : le référendum d’initiative partagée

Cette privatisation, inscrite dans la loi Pacte adoptée en avril 2019, a suscité une opposition massive, non seulement de la classe politique mais aussi des citoyens qui dénoncent un scandale d’Etat.

Des parlementaires de tous bords ont enclenché une procédure hors norme, par l’intermédiaire d’un référendum d’initiative partagée (RIP), proposition validée par le Conseil Constitutionnel le 9 mai. Objectif : réunir 4,7 millions de signatures (soit 10 % du corps électoral) en neuf mois.

Seulement voilà, cette consultation populaire a peu de chances d’aboutir. En effet, le processus long et opaque décourage bon nombre de citoyens. Si dans les faits il s’agit de se faire enregistrer sur le site du ministère de l’Intérieur, dans la pratique cela s’avère plus difficile. Par ailleurs, le nombre de signatures à atteindre paraît irréalisable en si peu de temps.

Il est temps de réagir !

Malgré tout l’intérêt du référendum d’initiative partagée, il apparaît clairement que cette procédure est insuffisante pour contrer le processus de privatisation enclenché par le gouvernement.

Il est urgent d’agir pour s’opposer efficacement à cette décision irresponsable !

Demandons tous ensemble à M. Edouard Philippe, Premier Ministre, de s’engager sans plus tarder pour la mise en place d’un véritable référendum sur la privatisation du groupe ADP !


Auteur : Louis Martin

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