Qui sera la prochaine victime à se faire couper un doigt ?
Le 14 août 2026, on a appris qu’un piratage a touché l’écosystème des impôts, la DGFiP.
Cette annonce a fait la une de toute la presse :

Les Français découvrent, sidérés, que des informations ultra-sensibles peuvent se retrouver consultées, copiées, exploitées.
Et pendant ce temps, on nous répète que tout est « sécurisé ».
Il est temps qu'on arrête de nous prendre pour des cons.
Nous payons nos impôts.
Nous respectons les règles.
Nous n’acceptons plus que l’État nous plume comme des lapins toujours plus et laisse la sécurité de nos données personnelles à un niveau calamiteux.
C’est grave !
Ça sert à rien de réfléchir pendant 20 ans pour imaginer les conséquences de ce genre de fuite de données.
Vous trouverez quelques exemples plus bas.
Les données fiscales et administratives ne sont pas des détails : ce sont des clés.
Quand elles fuient, ce sont des risques réels qui explosent :
Hameçonnage et arnaques ciblées : des escrocs peuvent utiliser des informations crédibles pour vous piéger (SMS, mails, faux appels « des impôts ») grâce aux informations exactes qu’ils ont sur vous.
Usurpation d’identité : démarches frauduleuses, ouverture de comptes, crédits, abonnements… et des mois (parfois des années si vous n'avez pas les moyens de vous défendre !) à se battre pour prouver que ce n’était pas vous.
Pression psychologique : devoir surveiller ses comptes, ses courriers, ses espaces en ligne, vivre dans le doute.
Chantage et cambriolages “sur mesure” : toutes les personnes qui touchent + de 200’000 euros par an par exemple (ce montant peut être plus faible), le fisc vient de leur coller gratuitement une cible dans le dos pour être la victime d'organisations criminelles.
On parle de nos noms, adresses, identifiants, revenu fiscal de référence, montant de l’immobilier en patrimoine, informations bancaires ou liées à nos comptes.
Qui peut oser dire sereinement : “ce n’est pas grave” ?
Il faut être dans un déni lunaire pour oser dire que ce n'est pas grave.
Mais que fout ce gouvernement ?
Car une fuite ou une extraction de données fiscales, ce n’est pas seulement “du numérique” : c’est une mise en danger.
Et ce risque touche tout le monde : salariés, entrepreneurs, professions libérales, retraités.
Les personnes à hauts revenus peuvent être plus ciblées, mais personne n’a à servir de proie parce que l’administration ne protège pas suffisamment nos données.
Pire : nos données personnelles sont vendus pour 3000 € seulement
Je ne sais pas si vous avez vu ce reportage diffusé sur M6 (lien dans les sources ci-dessous) :

C’est à la limite du réel !
On y voit un extrait du fichier qui est vendu pour la modique somme de 3000 euros avec les données des 700 000 personnes exposées.
Un exemple est fait sur un couple marié qui déclare plus de 250’000 euros par an en revenu fiscal de référence.
Quiconque peut acheter ce fichier 3000 euros et savoir exactement où habite ce couple et organiser une tentative d’extorsion, de menace en tout genre.
C'est une crime organisé dont l'Etat est responsable.
Il est temps de dire STOP !
Souvenez-vous des épisodes précédents !
Je repense à certains détenteurs de crypto-monnaies qui ont malheureusement été victimes de ces organisations criminelles.
Notamment l’affaire David Balland.
David Balland, cofondateur de Ledger, a été enlevé le mardi 21 janvier 2025, avec sa compagne, à leur domicile dans le Cher, près de Vierzon.
21 janvier 2025 : enlèvement.
Il est séquestré pendant environ 36 heures.
Ses ravisseurs réclament une importante rançon en crypto monnaies.
Ils lui sectionnent une phalange de l’auriculaire et envoient notamment des éléments destinés à faire pression sur ses associés.
Il est libéré par le GIGN le 22 janvier.
Sa compagne est libérée le lendemain.
Voilà ce qu’il se passe quand nos données ne sont pas sécurisées.
Vous préférez donner 7 millions d’euros ou vous faire couper un doigt ?
Le père d'un entrepreneur ayant fait fortune dans les cryptomonnaies a été enlevé le jeudi 1er mai 2025, à Paris, alors qu'il sortait promener son chien.
1er mai 2025 : enlèvement dans le XIVe arrondissement de Paris.
Il est conduit dans un pavillon à Palaiseau (Essonne).
Les ravisseurs demandent une rançon de 5 à 7 millions d'euros.
Ils lui coupent un doigt et envoient une vidéo de la mutilation à son fils.
Il est retenu pendant environ 58 heures.
3 mai au soir : la BRI donne l'assaut et le libère.
Plusieurs suspects sont arrêtés.
Cette deuxième affaire a fait l'objet de nombreux reportages télévisés tellement c’est surréaliste.
Il est urgent de se mobiliser pour protéger nos données et mettre ces pourritures en prison à perpétuité.
Ce que nous demandons avant qu’il y a ait d’autres victimes
Nous demandons des mesures immédiates, vérifiables, et financées.
En signant, nous demandons au ministère de l’Économie et des Finances, à la DGFiP, et aux autorités compétentes :
Un plan de sécurisation renforcé : contrôle strict des accès, principe du moindre privilège, authentification forte généralisée, traçabilité complète, détection d’exfiltration, audits indépendants et tests d’intrusion récurrents.
Surveiller les comportements à risque : un salarié qui exporte soudainement des milliers de fichiers, des connexions inhabituelles, des téléchargements massifs de données. On rappelle que c’est une employés des finances publiques qui avait transmis les données des 2 victimes citées plus haut.
Voici un article du site Actu Trading pour en savoir plus :

Et au-delà de sécuriser les données personnelles, il faut également :
Traquer, pourchasser et détruire ces organisations criminelles. Ce genre de criminels méritent la prison à perpétuité.
Il est temps que la peur change de camp.
Nous ne demandons pas l’impossible.
Nous demandons le minimum vital.
Nos données fiscales ne sont pas un “dommage collatéral”.
Elles font partie de notre identité et de notre sécurité.
Un État qui collecte doit protéger.
Point.
Signer, c’est refuser l’habitude de l’inacceptable.
Signer, c’est exiger une administration qui respecte vraiment les citoyens.
Signer, c’est dire : plus jamais ça — et pas sans conséquences.
[1] Accès illégitimes au fichier national des comptes bancaires (FICOBA) – Presse – Ministère des Finances (Communiqué de presse, 18 février 2026) https://presse.economie.gouv.fr/acces-illegitimes-au-fichier-national-des-comptes-bancaires-ficoba/
[2] Les violations de données en 2025 : une accélération avec des conséquences très diverses – Cybermalveillance.gouv.fr https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/actualites/violations-donnees-ra25
[3] Attention aux arnaques ! – impots.gouv.fr https://www.impots.gouv.fr/actualite/attention-aux-arnaques
[4] Reportage M6 : https://www.instagram.com/reels/DcLZwfTE3QT/
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