STOP AU GAVAGE À LA PILULE !

Destinataire(s) : Ministre de la Santé
STOP AU GAVAGE À LA PILULE !

Assez de silence. Assez de souffrance. Assez de mensonges par omission.

Combien faudra-t-il encore de femmes foudroyées par un AVC ? Combien de dépressions, de thromboses, de vies brisées avant que l'on cesse de prescrire la pilule comme on distribue des bonbons ?

En France, on tend la pilule à des adolescentes dès 15 ans, sans véritable bilan, sans de vraie alternative proposée, sans information complète sur ce qu'elles avalent quotidiennement pendant 10, 20, parfois 30 ans de leur vie. L'Agence nationale de sécurité du médicament indique que la pilule est utilisée par 4,27 millions de Françaises et que ces médicaments provoquent chaque année en moyenne 2 529 accidents thromboemboliques veineux et 20 décès prématurés. Vingt morts. Chaque année. Et on continue.

Des scandales sanitaires à répétition que l'on s'obstine à minimiser

Souvenez-vous de Marion Larat. Cette jeune Bordelaise a été la première Française à porter plainte fin 2012 pour « atteinte involontaire à l'intégrité de la personne », à la suite d'un AVC subi à 18 ans, lié selon elle à la pilule Méliane, produite par le groupe allemand Bayer. L'AVC massif l'a handicapée à 65 %. Dix-huit ans. Une vie entière déjà confisquée.

Et ce n'est pas un cas isolé. L'affaire avait poussé les autorités sanitaires à anticiper le déremboursement des « minipilules », et ouvert la voie à quelque 130 autres plaintes, centralisées au pôle de santé publique du parquet de Paris.

Et que dire du scandale de l'Androcur, qui éclate à nouveau en 2024 ? Plus de 450 femmes accusent l'Agence régionale de sûreté du médicament d'avoir gardé le silence pendant des années sur les effets secondaires graves de pilules progestatives qui provoqueraient des tumeurs cérébrales. Elles sont prêtes à poursuivre l'État pour défaut d'information. Ces médicaments, à forte dose, multiplient par sept le risque de développer une tumeur, selon une étude de l'assurance maladie de 2016. Sept fois ! Et l'information ? Elle n'est jamais arrivée jusqu'aux femmes concernées.

« Là on peut voir la tumeur qui fait 8 centimètres de diamètre. Quand on a vu ces images pour la première fois, on ne pensait pas que c'était possible d'avoir quelque chose comme ça dans la tête », témoigne le mari de Laetitia, l'une des victimes. Huit centimètres dans le crâne d'une femme qui faisait simplement confiance à son médecin.

Le quotidien silencieux de millions de femmes

Au-delà des drames spectaculaires, c'est une souffrance ordinaire, banalisée, que l'on impose à des millions de femmes. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont les saignements irréguliers, la prise de poids, les troubles de l'humeur voire la dépression, les maux de tête, la baisse de la libido, l'acné, la chute des cheveux, les kystes aux ovaires et les douleurs aux seins.

Une déprime soudaine ? « C'est l'adolescence. » Une libido en berne à 22 ans ? « C'est le stress. » Une prise de poids inexpliquée ? « Faites du sport. » Et si, simplement, on osait pointer du doigt ce petit comprimé que l'on avale chaque matin ?

Une étude danoise publiée dans JAMA Psychiatry en 2016 montre que le risque de prendre un antidépresseur est plus élevé chez les femmes sous pilule. Combien de femmes traitées pour dépression alors que la cause se trouvait dans leur plaquette ?

Une charge mentale et physique injuste, portée par les femmes seules

Pourquoi, en 2026, est-ce encore et toujours aux femmes de subir, d'avaler, de supporter ? Pourquoi le corps des femmes reste-t-il le terrain d'expérimentation par défaut de la contraception ?

En France, la pilule s'est imposée et a supplanté tous les autres moyens de contraception, alors même que d'autres pays privilégient des alternatives moins risquées. Pendant ce temps, on continue de proposer la pilule en réflexe pavlovien à toute jeune fille qui passe la porte d'un cabinet, sans véritable choix éclairé.

Ensemble, brisons le silence

Notre santé n'est pas négociable. Notre corps n'est pas une variable d'ajustement. Notre bien-être ne peut plus être sacrifié sur l'autel d'une « solution miracle » imposée par défaut depuis cinquante ans.

Aux 450 femmes de l'Androcur, à Marion Larat, aux milliers d'anonymes qui souffrent en silence : nous vous entendons. Nous vous croyons. Nous nous battons avec vous.

Il est temps que les femmes reprennent le contrôle. Il est temps que l'information circule. Il est temps que la médecine écoute enfin.

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Auteur : C&M

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