Pendant que vous enchaînez les heures sup', eux empilent les vacances et les indemnités. Il est temps que ça cesse.
Vous vous levez à 6h du matin. Vous prenez votre voiture, votre bus, votre train. Vous travaillez 35, 40, 45 heures par semaine. Vous économisez toute l'année pour un seul week-end à la mer. Et eux ?
Eux, ce sont nos sénateurs. Et leur quotidien n'a rien à voir avec le vôtre.
Voici la réalité, brute, sans filtre :
7 637,39 € bruts par mois.
5 676,12 € nets dans la poche, chaque mois.
Une session parlementaire de seulement 9 mois. L'article 28 de la Constitution, prévoit que le Parlement siège en session ordinaire pendant neuf mois, du premier jour ouvrable d'octobre au dernier jour ouvrable de juin. Autrement dit : trois mois entiers où le Sénat ne siège pas, de juillet à septembre.
Un plafond légal de 120 jours de séance par an. Ce système a été profondément modifié par la révision constitutionnelle du 4 août 1995 qui, parmi d'autres mesures, a institué une session annuelle unique de neuf mois (d'octobre à juin), entrecoupée de semaines sans séances déterminées par chaque assemblée, et pendant laquelle les chambres ne doivent pas, en principe, dépasser un nombre maximum de jours de séance, fixé à 120.
6 600 € supplémentaires par mois en « frais de mandat ». Le montant mensuel de l'avance générale est fixé à 6 600 euros par mois pour tous les Sénateurs, à l'exception de ceux élus dans les départements et collectivités d'outre-mer et des représentants des Français établis hors de France, qui bénéficient d'un rehaussement. L'avance générale a fait l'objet d'une revalorisation le 1er janvier 2024, son montant s'élevant antérieurement à 5 900 euros par mois. En pleine inflation, ils se sont augmentés de 700 € par mois !
Le scandale de la comparaison
Sentez-vous la gifle ? Face au salaire médian français d'environ 2 100 euros net, l'indemnité sénatoriale place l'élu parmi les 10 % des revenus les plus élevés du pays.
Un sénateur touche en un mois ce qu'un smicard met près de trois mois à gagner. Et pendant que vous payez vos impôts à la sueur de votre front, eux votent leurs propres avantages.
Le pompon : ils décident eux-mêmes de leurs avantages
Vous croyez que les sénateurs sont contrôlés ? Détrompez-vous. Ce n'est peut-être pas tant le montant des avances des députés et sénateurs français qui pose problème, ni leur augmentation, mais le fait que l'AFM soit fixée par les parlementaires eux-mêmes, et que les contrôles soient largement insuffisants.
Juge et partie. Voilà la réalité de notre démocratie.
Et la retraite ? Accrochez-vous.
Avec près de 3 856 euros de pension moyenne mensuelle, la retraite d'un sénateur dépasse largement celle du Français moyen. Pendant qu'on vous explique qu'il faut travailler jusqu'à 64 ans pour toucher une pension misérable, eux profitent d'un régime sur-mesure.
Est-ce cela, la République ?
Est-ce normal qu'un élu gagne quatre fois le SMIC pour siéger 120 jours par an ?
Est-ce juste que ceux qui votent les lois sur le travail ne connaissent ni les heures supp', ni les fins de mois difficiles ?
Est-ce acceptable que la classe politique s'augmente pendant que les Français se serrent la ceinture ?
NON. Mille fois NON.
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