STOP  AUX COLLECTES SAUVAGES D’HABITS

Adressé à : Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice

L’autre jour, j’ai trouvé dans ma boîte aux lettres un tract d’une association caritative pour la collecte d’habits. Pas besoin d’aller déposer les habits dans la benne à l’entrée du village. Il suffisait juste de laisser le ou les sacs devant chez soi.

J’ai pensé, après tout pourquoi pas. J’ai plein d’habits que je ne mets plus depuis longtemps. Autant qu’ils servent à quelqu’un qui en a vraiment besoin plutôt que de prendre la poussière sur mes étagères.

J’ai fait le tour des mes placards et j’ai rempli un gros sac poubelle d’habits en très bon état, certains presque neufs.

Mais voilà, moi qui pensais faire une bonne action, j’ai surtout rempli les poches de personnes peu scrupuleuses.

En France 150 000 tonnes de vêtements sont collectées chaque année.

Mais seulement 3% sont donnés aux plus démunis tout simplement parce que les ONG n’ont pas les moyens financiers pour supporter une logistique coûteuse.

En fait, les associations voient rarement la couleur des vêtements donnés. Elles voient surtout la couleur de l’argent pour la location de leur nom à des sociétés à but lucratif.

97 % des habits que l’on donne sont traités par des sociétés spécialisées et non par des associations.

Vous me direz, ok, gérer tous ces vêtements à un coût, il faut bien financer tout cela. Mais nos dons ne devraient-ils pas aider les démunis une fois les coûts de logistique couverts ?

Un business très rentable

Savez-vous qu’une tonne de vêtement se vend en moyenne 400€ ?

1/3 de nos vêtements sont vendus à des centres de recyclage, et 2/3 partent chez des grossistes du monde entier.

La crème de la crème des habits, soit 11 000 tonnes, finit dans des friperies.

La plupart des sociétés sont légitimes comme l’entreprise Le Relais qui détient 67% du marché. Elle lutte contre l’exclusion par la création d’emplois et investit les bénéfices dans divers projets de développement locaux.

Il existe malheureusement de nombreuses petites sociétés qui pratiquent la collecte sauvage.

Attention aux collectes sauvages

Je me suis faite avoir par un tract laissé dans ma boîte aux lettres.

Les mots bien choisis m’ont fait croire que c’était pour une association caritative qui aide les plus démunis.

J’ai laissé mon sac de vêtements devant ma porte le matin. Le soir le sac avait été collecté.

J’avais l’impression d’avoir fait une bonne action.

Sauf que mes habits n’ont pas été donnés à des démunis. Ils sont allés enrichir des personnes peu scrupuleuses qui ont profité de ma crédulité.

Ne vous fiez pas à ces tracts. Ils ne viennent pas d’associations caritatives mais de sociétés douteuses domiciliées dans des habitations qui emploient souvent des personnes au noir. Vérifiez le numéro de SIRET s’il y en a un sur le tract.

Nos habits sont revendus pour beaucoup dans les pays de l’est, à des personnes qui ne sont absolument pas dans le besoin. Des personnes comme vous et moi en quête de bonnes affaires dans les friperies. Rien n’est reversé aux personnes démunies.

Le pire est que ce n’est pas illégal de laisser supposer qu’il s’agit de dons sur le  tract…

Il faut que la justice intervienne.

Qu’elle mette fin à ce business qui joue sur les bons sentiments des gens.

Mme Belloubet, je vous demande donc d’interdire la collecte sauvage d’habits. Ces sociétés ne peuvent se faire passer pour des associations caritatives et abuser de notre crédulité. La collecte d’habit doit être encadrée rigoureusement par des lois.

Signez et partagez cette pétition. Faites passer le mot pour ne plus tomber dans le piège des collectes sauvages.

Merci


Auteur : Karine Caluber

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