SAUVONS LES OURS : STOP À L’EFFAROUCHEMENT

INUTILE, INEFFICACE ET DANGEREUX !!!

Adressé à : Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l'Alimentation

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C’est plus ou moins le nombre d’ours qu’il reste en France.

Ils sont au bord de l’extinction1 et pourtant l’homme continue de les persécuter …

Comment ?

L’effarouchement !

Une technique qui consiste à effrayer l’ours par des moyens sonores, olfactifs et lumineux.

Et si ça ne marche pas : via des tirs non létaux … qui ne sont pas si létaux que ça !!!

Mardi 9 juin dernier, un ours a été découvert abattu par balles en Ariège.

La ministre de la Transition Écologique et Solidaire a annoncé que l’État va porter plainte.

On n’en serait pourtant pas arrivé là si l’État n’avait pas autorisé la technique d’effarouchement !

Tout cela est parfaitement légal grâce à un arrêté ministériel.

Cette dérogation qui autorise l’effarouchement sous certaines conditions est contraire au code de l’environnement et elle est DANGEREUSE !

Les moyens d’effarouchement sont risqués non seulement pour les ours :

  • Ils peuvent leur provoquer des blessures invalidantes, ou pire, mortelles ;
  • Les oursons orphelins n’ont ensuite aucune chance de survie dans la nature ;
  • Ils perturbent la faune en général.

Mais ils sont aussi dangereux pour les humains : on a tous vu des scènes d’ours agressés … 

Même blessés ils peuvent charger et tuer un tireur ou un randonneur qui aurait la malchance d’être sur leur passage.

Les conditions qui autorisent cette pratique sont une blague.

Selon l’arrêté, il suffit de « toute attaque pour laquelle la responsabilité de l’ours n’a pas pu être exclue ». 

Donc même si ce n’est pas la faute de l’ours, c’est lui qui trinque…

Il est très facile de lui attribuer n’importe quel dommage…

Mais attendez, ce n’est pas le plus absurde !!!

Après examen de la fréquence et de la récurrence des attaques de troupeaux pendant l’estive en 2019, l’application de ces mesures d’effarouchement n’a absolument rien changé2.

Alors pourquoi reconduire cet arrêté en 2020 ?

Surtout quand il y a d’autres solutions, malheureusement peu suivies.

La montagne n’appartient pas qu’aux éleveurs.

La montagne est magnifique mais c’est un environnement sauvage qui peut être dangereux.

18 000 à 30 000 ovins sur 570 000 en France sont tués chaque été, toutes causes confondues (chutes, foudre, maladies, manque de soins, prédation par les chiens etc…)  Moins de 200 par an meurent à cause des ours3.

Alors pourquoi cet acharnement contre eux ?

Les éleveurs doivent assumer les risques de leur activité et protéger leurs troupeaux sans perturber la vie sauvage.

Des mesures existent pour éloigner les ours, mesures qui ont montré leur efficacité quand elles sont correctement employées3 :

  • le regroupement nocturne dans des enclos de protection de taille suffisante,
  • l’utilisation de chiens patous,
  •  une présence humaine autour du troupeau.

Ces mesures dissuadent les attaques de l’ours beaucoup plus que l’effarouchement mais sont plus contraignantes pour les éleveurs.

Il serait plus simple pour eux que l’ours disparaisse pour étendre encore plus leur territoire … 

Les cheptels ovins ne cessent d’augmenter dans les Pyrénées, et réduisent de plus en plus l’espace pour les animaux sauvages à une peau de chagrin, voir à l’extinction4

Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation,

nous en appelons à votre bon sens.

La sauvegarde de l’ours en France n’est pas à négocier. Elle est primordiale.

Nous demandons :

  1. l’interdiction :
    • des méthodes d’effarouchement en France
    • de diffuser publiquement la localisation des ours
    • de capturer et d’équiper les ours de radio
    • de tester des fongicides vomitifs ou autres produits toxiques sur les ours
  2. l’obligation aux éleveurs de se former à la technique triptyque (berger compétent, regroupement nocturne du troupeau, chiens de protection sélectionnés, éduqués et en nombre suffisant.)
  3. que la formation à la technique triptyque soit prise en charge par l’État
  4. une réserve nationale dans les Pyrénées interdite aux éleveurs
  5. une indemnisation des dégâts d’ours si et seulement si l’éleveur utilise la technique en point 2.

Merci

Signez et partagez cette pétition. Il en va de la survie de l’ours.


Auteur : Didier Beron

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