Stop au tabou des règles

Adressé à : Toute personne soucieuse de l'égalité des genres

La publicité de la marque de protections hygiéniques Nana, intitulée « Viva la vulva » a fait couler beaucoup d’encre depuis sa première diffusion il y a environ un mois.

En effet, ce spot montre une série de porte-monnaies, origamis ou encore gâteaux représentant des vulves de façon fidèle à la réalité.

Plus osé encore, on y voit même quelques gouttes de peinture rouge couler sur une serviette hygiénique, à la place de l’habituel liquide bleu qui était utilisé jusqu’à présent.

L’idée de cette publicité est de briser le tabou des règles et de l’anatomie féminine.

Or, si cette initiative a été reçue de manière positive par bon nombre de femmes et d’hommes, d’autres ont protesté auprès du CSA, jugeant cette publicité choquante, indécente, voire même dégradante pour la femme.

Halte aux sentiments de honte et à l’incompréhension !

Depuis des millénaires, dans toutes les cultures, les règles ont été considérées comme impures, sales, dangereuses sur le plan sanitaire, ou tout du moins choquantes car trop liées à l’intimité.

Ce phénomène perdure, hélas, aujourd’hui, dans de nombreux pays. Chez nous, en Occident, si les mentalités ont beaucoup évolué, il reste encore du chemin à parcourir concernant ce sujet.

Celui-ci est encore tabou. Les femmes sont toujours tenues de rester discrètes en ce qui le concerne.

Beaucoup d’entre elles avouent même se sentir « sales » au cours de cette période, et certains hommes éprouvent une gêne vis-à-vis de ce phénomène.

Il s’agit pourtant d’une manifestation naturelle !

Le cycle de la femme est pourtant la raison pour laquelle nous sommes tous en vie aujourd’hui.

Les menstruations ne sont ni sales, ni odorantes, et le dégoût qu’éprouvent certaines personnes par rapport à ce phénomène n’est qu’une construction d’ordre social.

Qui s’offusque de voir du sang couler d’un doigt lorsqu’on se fait un « bobo » ?

Toute la gêne autour des règles n’existerait pas sans les croyances crées sur ce sujet.

À cause de ce tabou, il arrive encore que certaines mères manquent d’informer leur fille sur ce qui les attend au moment de la puberté.

Alors, lorsque surviennent les premières règles, certaines jeunes adolescentes se retrouvent dans un état de panique inutile, qui aurait pourtant pu être évité.

Le tabou du sexe féminin n’est pas en reste

Au-delà du tabou des règles, il existe aussi un tabou lié à la vulve… En 2019, il est triste de constater que de nombreuses femmes ignorent tout de leur propre anatomie.

Une adolescente de 15 ans sur 4 ignore qu’elle possède un clitoris ! Le problème vient du fait que la vulve reste encore très peu représentée.

Les allusions au pénis, elles, ne manquent pas autour des tables, sous forme de dessins sur les murs, et même dans certaines publicités.

Souvenons-nous, par exemple, de celle de Perrier, où une jeune femme porte une longe canette à sa bouche, l’air extatique, en disant : « J’en ai jamais vu d’aussi longues ».

Personne n’a déposé de plainte suite à cette campagne. Force est de constater que l’on s’offusque bien plus de l’allusion au sexe féminin que de l’allusion au sexe masculin.

Il est grand temps de ne plus laisser cette partie importante du corps de la femme au placard.

Le manque d’information, par ailleurs, peut engendrer des difficultés et beaucoup d’incompréhension chez l’adolescente au moment des premières règles et quand elle commence à vivre sa vie de femme… Afin de mettre un terme à ce problème, il est nécessaire d’informer davantage. Rien ne pourra changer si le tabou n’est pas levé !

On n’hésite pas à sexualiser le corps de la femme, mais on se montre choqué lorsque l’on parle des réalités de l’anatomie féminine.

Les mentalités ne pourront évoluer si la vérité n’est pas davantage montrée.

Le principal argument invoqué à l’encontre de la publicité de Nana a été les enfants : « Et que va-t-on leur dire s’ils voient cette pub, hein ? » C’est bien simple.

Puisqu’ils ne verront que des gâteaux et des porte-monnaies, on peut toujours faire le choix, s’il l’on est gêné, de leur expliquer ce dont il s’agit exactement lorsqu’ils auront atteint un âge que l’on estime plus approprié.

Non, ces images n’ont rien de choquant, puisque de toute façon, il ne s’agit que représentations !

Ensemble, disons stop au tabou des règles !

  • Pour le maintien des publicités telles que celle de la marque Nana et la fin de ces tabous, signez cette pétition !
  • Pour mettre fin à la honte qu’éprouvent encore de nombreuses femmes quand à ce phénomène, signez la pétition !
  • Pour que la population soit davantage informée sur ce sujet important, signez !

Mise à jour : 5 novembre 2019

Le CSA n’a rien contre la pub de Nana « Viva la Vulva ».

C’est une très bonne nouvelle pour l’égalité des genres.

Voici la réponse du gendarme de l’audiovisuel aux milliers de plaintes déposées demandant d’interdire cette campagne [1] :

« Les images en cause, si elles ont pu surprendre, sont directement en lien avec les produits promus et ne peuvent être considérées comme véhiculant une image dégradante de la femme. »

Continuons le combat : disons STOP au tabou des règles et de l’anatomie féminine.

Je signe la pétition



Auteur : Mireille Berger

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