Animaux vivants : stop aux transports de l’horreur !

Adressé à : Monsieur Julien Denormandie, Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation

LES ANMAUX VIVANTS NE SONT PAS DES MARCHANDISES !!!

Imaginez… Vous êtes dans une salle de concert. Il fait chaud, très chaud. Le thermomètre affiche 37 degrés. Vous avez du mal à respirer, vous transpirez, vous avez soif…

On vous bouscule, vous tombez, on vous piétine dans la plus grande indifférence… Chaque respiration est un combat pour survivre…

Maintenant imaginez que cela dure des heures, voire des jours, et qu’en plus la température intérieure soit de 50 degrés et que l’on vous frappe à coup de bâton…

Ce calvaire, c’est le calvaire de presque 2 milliards d’animaux vivants, bovins, ovins, volailles, transportés par la route ou par bateau chaque année dans le monde, souvent dans des conditions d’hygiène déplorables.

Ce chiffre a quasiment doublé en 10 ans et il n’est pas près de décroitre.

Cela rappelle un non si lointain passé ou des hommes étaient transportés de la même manière, traités comme des marchandises…

Et pourtant, des normes strictes régissent le transport d’animaux vivants en Europe depuis 2004.

Si certaines entreprises de transport les suivent à la lettre, ce n’est malheureusement pas le cas de toutes. De janvier à septembre 2019, 85% des camions inspectés dans toute l’Europe par des ONG étaient en infraction.

La raison : pas assez de contrôles et de vétérinaires officiels pour tous les transports d’animaux vivants.

Selon certains transporteurs, ils ne seraient inspectés qu’une fois sur 10 avant le départ.

En effet, chaque transport d’animaux vivants devrait être contrôlé par un vétérinaire avant de partir.

Un fois sur la route, là aussi peu de contrôles. Seuls une centaine de transports ont été contrôlés en 2017 en France.

Du coup, des entreprises peu scrupuleuses entassent les bêtes les unes sur les autres dans des camions ou des bateaux pour faire plus de profit.

Elles les laissent parfois des heures cuire en plein soleil avant d’être embarquées à coup de bâtons et de pieds sur des navires de l’horreur, destination les Émirats Arabes.

Un certain nombre d’animaux meure durant le trajet mais ce n’est pas grave pour les exportateurs…

Cela coûte moins cher à ces gros négociants étrangers de surcharger les camions et les bateaux et perdre un pourcentage d’animaux, que de prévoir des transports en plus pour amener la cargaison.

Pour les camions pris en flagrant délit, une amende de 135€ et l’obligation de faire venir un autre moyen de transport pour livrer les animaux en trop.

Une toute petite amende de 135€… C’est dérisoire !

Et pourtant, le Code pénal français punit toute personne commettant un acte de cruauté ou de maltraitance sur un animal d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 30 000 euros.

Pourquoi n’applique-t-on pas cette peine aux transporteurs et aux exportateurs qui maltraitent, voire tuent les animaux, en leur faisant vivre cet enfer ?

Comment peut-on autoriser le transport d’animaux quand il fait plus de 50 degrés à l’intérieur ?

Non seulement ces personnes torturent sciemment des animaux et violent la loi, mais en plus, elles discréditent complètement l’industrie de transport d’animaux vivants.

L’Australie a interdit ses ports à une entreprise koweitienne qui s’est retrouvée au milieu d’une polémique suite aux images choquantes filmées sur l’un de ses bateaux.

On y voyait 70 000 moutons cuire les uns sur les autres au milieu de leurs excréments sous 50 degrés.

La Roumanie a laissé entrer ce bateau dans son port, ce qui lui donne droit d’accoster dans tous les ports en Europe selon le droit européen.

Toujours en Roumanie, un bateau a coulé peu de temps après son départ. Tous les moutons sont morts. Pour les autorités roumaines, aucune raison connue, mais selon l’équipage, le bateau était en surcharge…

C’est un vrai scandale de laisser faire de telles pratiques !!!

Monsieur Julien Denormandie, en tant que Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, vous devez :

  • Interdire dans les ports français toute embarcation, française ou étrangère, qui ne suit pas à la lettre le règlement européen de transport d’animaux vivants.
  • Interdire tout transport d’animaux vivants lors de fortes chaleurs, supérieures à 30 degrés.
  • Augmenter par 10 le nombre de vétérinaires officiels habilités à autoriser les transports d’animaux vivants.
  • Interdire tous transports sans autorisation du vétérinaire officiel.
  • Augmenter le nombre de contrôles sauvages sur la route et dans les ports.
  • Punir d’une amende sévère tout vétérinaire qui autoriserait un transport sans s’être déplacé.
  • Punir au pénal et d’une amende très sévère les négociants et transporteurs pour chaque animal maltraité ou décédé lors du transport, si le manquement au règlement européen est avéré.

J’en appelle aux éleveurs. Vous aimez vos bêtes. Ne fermez pas les yeux sur ce qui leur advient une fois parties. Ne faites pas confiance aveuglément aux négociants… Boycottez ces marchands de l’horreur !

Signez et partagez le plus possible autour de vous cette pétition si la cause animale vous tient à cœur. Ne laissons pas souffrir les animaux, ce ne sont pas des marchandises !

Merci


Auteur : Virginie C.

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