
Google vient de déposer une demande officielle pour lâcher 32 millions de moustiques infectés en laboratoire en Floride et en Californie — et la fenêtre pour s'y opposer se ferme le 5 juin 2026.
Pendant que vous lisez ces lignes, des ingénieurs chez Verily — la filiale biotechnologique d'Alphabet — programment des robots pour trier, infecter et relâcher des millions d'insectes de laboratoire dans des quartiers où des familles vivent, jardinent, laissent leurs enfants jouer dehors le soir.
Personne ne vous a prévenus. Personne n'a frappé à votre porte. Aucune lettre, aucune consultation, aucun vote.
Une procédure administrative discrète — passée sous le radar de presque tous les grands médias — a suffi à Google pour demander le droit de mener la plus grande expérimentation d'insectes modifiés de l'histoire des États-Unis.
Votre silence vaut une approbation. Et Google le sait.
Ce que nous faisons dans les prochaines heures décidera si ce projet passe — ou si des millions de citoyens disent NON.
SIGNEZ LA PÉTITION MAINTENANT.
Ce que Google ne vous a pas dit sur ses moustiques
Ces moustiques ne sont pas des moustiques ordinaires. Ce sont des Culex quinquefasciatus — l'espèce qui pique la nuit, qui entre dans les chambres par les fenêtres ouvertes, et qui est le vecteur principal du virus du Nil occidental en Amérique du Nord.
Ce même virus du Nil occidental a tué des centaines de personnes en Californie depuis 2003. En 2025 — l'année dernière — les décès liés à ce virus ont bondi de 32% par rapport aux années précédentes, avec une augmentation de 41% des cas graves.
C'est donc cette espèce — celle qui provoque déjà des drames dans ces États — que Google veut relâcher sur une ville entière. Des mâles infectés en laboratoire par une bactérie bactériologique conçue pour s'immiscer dans leur reproduction.
Google vous dit que ces mâles ne piquent pas. C'est vrai. Les mâles moustiques ne piquent jamais. Mais voici la question que Google préfère éviter à mon sens : que se passe-t-il quand 32 millions d'insectes infectés, triés et relâchés par des robots, interagissent avec les écosystèmes vivants dans lesquels vivent vos enfants ? Personne ne connaît la réponse avec certitude.
SIGNEZ LA PÉTITION MAINTENANT.
La bactérie qui manipule la vie — et que l'on va répandre en masse
La bactérie utilisée s'appelle Wolbachia pipientis, souche wAlbB. Elle ne se contente pas d'empêcher des œufs d'éclore. Elle est capable, chez certaines espèces hôtes, de modifier le sexe des embryons, de détruire sélectivement des individus mâles, et de manipuler la reproduction de son hôte pour assurer sa propre propagation.
Ça n'a rien à voir avec une théorie complotiste ici... C'est ce que documentent les études scientifiques sur cette bactérie depuis des décennies.
D'ailleurs, Wolbachia infecte déjà naturellement plus de 70% des espèces d'insectes sur la planète. Introduire massivement, dans un écosystème entier, une souche spécifique cultivée en laboratoire, c'est intervenir dans un réseau biologique que nous ne comprenons pas encore totalement — et dont dépendent les oiseaux, les chauves-souris, les poissons et tous les prédateurs qui se nourrissent de larves de moustiques.
Quand vous perturbez un maillon de la chaîne alimentaire, les effets se propagent à chaque échelon. La science a établi que la disparition d'une espèce, même jugée nuisible, peut remodeler un habitat entier de façon durable — et parfois irréversible.
Personne chez Google ne peut vous garantir que cela ne se produira pas ici. Personne.
Alors il est de notre devoir de signer et partager cette pétition pour stopper IMMÉDIATEMENT ce projet.
Signez maintenant pour stopper ce projet
Google mène une expérience commerciale sur vos familles — sans votre consentement
Soyons précis sur ce qu'est réellement ce projet. Verily n'est pas une organisation caritative. C'est une entreprise biotechnologique dont l'objectif déclaré est de constituer un dossier de données scientifiques terrain en vue d'un enregistrement commercial futur de sa technologie auprès des agences fédérales américaines.
En clair : les habitants de Floride et de Californie ne sont pas des bénéficiaires. Ils sont le terrain d'expérimentation d'un produit que Google espère vendre à l'échelle mondiale.
Ce n'est pas la première fois. En 2017, Verily avait déjà relâché 20 millions de moustiques traités dans le comté de Fresno, en Californie — sans consultation préalable transparente des riverains. Les populations locales avaient découvert l'opération après coup.
Aujourd'hui, Google revient avec une demande dix fois plus grande, dans deux États à la fois, sur deux ans. Et la procédure administrative utilisée — un simple permis expérimental EPA — a été conçue pour les essais en laboratoire. Pas pour transformer des quartiers résidentiels en zone d'expérimentation grandeur nature.
Des ONG environnementales avaient déjà porté plainte contre l'EPA lors de précédents lâchers de moustiques modifiés en Floride. Aujourd'hui, l'histoire se répète — mais à une échelle qui n'a aucun précédent.
Si Google obtient ce permis sans résistance citoyenne, ce projet deviendra le modèle que d'autres multinationales reproduiront dans d'autres pays, sur d'autres espèces.
Les autorités ont choisi de regarder ailleurs
L'EPA a ouvert une fenêtre de commentaires publics de quelques semaines seulement. Aucune communication n'a été adressée directement aux millions d'habitants des zones ciblées. Aucun débat public n'a été organisé. Aucune étude d'impact écologique indépendante n'a été exigée avant l'instruction du dossier.
La Cochrane Collaboration — référence mondiale en évaluation des données médicales — reconnaît pourtant dans sa revue de 2024 que les preuves disponibles sur la sécurité écologique à long terme de ces lâchers restent insuffisantes pour tirer des conclusions définitives.
Pensez-y : même les évaluateurs scientifiques les plus rigoureux au monde disent que nous n'avons pas assez de données. Et pendant ce temps, Google avance vers un feu vert.
Voici ce que cela signifie concrètement pour vous. Si ce permis est accordé, des camions de Google sillonneront des quartiers résidentiels pour relâcher des moustiques infectés dans l'air que breathe votre famille. Les emplacements précis de ces lâchers n'ont pas encore été rendus publics. Vous ne saurez peut-être jamais si votre rue en faisait partie.
Ce que nous exigeons — sans délai
Nous, citoyens préoccupés par la protection de notre santé et de nos écosystèmes, exigeons les mesures suivantes :
Un moratoire immédiat sur tout lâcher de masse de moustiques infectés, jusqu'à la publication d'études d'impact écologique indépendantes et à long terme
Une consultation publique réelle et transparente avec les habitants des zones ciblées en Floride et en Californie, avant toute décision de l'EPA
La divulgation complète des emplacements de lâchers prévus, des espèces ciblées et des protocoles de surveillance écologique
Des études d'impact environnemental conduites par des experts sans lien financier avec Alphabet, Google, Verily ou leurs partenaires
Un cadre réglementaire international sur les lâchers d'insectes biologiquement traités en masse, afin qu'aucune entreprise privée ne puisse modifier un écosystème sans contrôle démocratique réel
Ils comptent sur votre ignorance. Nous comptons sur votre colère.
Un père de famille en Floride ne sait pas que des ingénieurs de Google ont planifié de relâcher des millions d'insectes infectés dans son quartier cet été.
Une mère en Californie ne sait pas que ses enfants pourraient jouer dehors dans une zone d'expérimentation commerciale, sans qu'elle ait jamais signé quoi que ce soit.
Un agriculteur ne sait pas que les pollinisateurs qui traversent ses champs pourraient interagir avec une bactérie introduite massivement par une entreprise tech qui n'a jamais cultivé un seul champ de sa vie.
C'est sur cette ignorance que Google parie. C'est parce que personne ne crie assez fort que ce projet avance.
Nous n'avons rien à vendre. Nous n'avons aucun intérêt financier dans ce combat. Nous demandons simplement ce que tout citoyen est en droit d'exiger : que personne — ni Google, ni aucune autre multinationale — n'ait le droit de modifier l'environnement dans lequel vivent nos familles sans leur accord explicite.
Le principe de précaution existe pour ça. Les consultations publiques existent pour ça. La démocratie existe pour ça.
Quand nos enfants nous demanderont ce que nous avons fait ce jour-là, nous voulons pouvoir leur dire que nous avons agi. SIGNEZ CETTE PÉTITION. PARTAGEZ-LA AUTOUR DE VOUS. C'est l'avenir de nos écosystèmes qui est en jeu — et celui de nos enfants.
¹ The Guardian — "Debugging: Google requests permission to release 32m mosquitoes in California and Florida", 1ᵉʳ juin 2026 :
https://www.theguardian.com/technology/2026/jun/01/google-permission-release-mosquitoes-california-florida
² Facebook / D World Today — Alphabet seeks EPA approval for mosquito release, Washington, 31 mai 2026 :
https://www.facebook.com/dworldtoday/posts/google-seeks-us-approval-to-release-millions-of-mosquitoes-in-california-florida/1596
³ Times of India — "Google is planning to release 32 million mosquitoes infected with Wolbachia bacteria across Florida and California", 31 mai 2026 :
https://timesofindia.indiatimes.com/technology/tech-news/google-is-planning-to-release-32-million-mosquitoes-infected-with-wolbachia-bacteria-across-florida-and-california
⁴ BeinCrypto — "Why Google Wants to Release 32 Million Mosquitoes in Florida", dossier EPA-HQ-OPP-2025-3951, 30 mai 2026 :
https://beincrypto.com/google-ai-debug-florida-mosquitoes/
⁵ American Bazaar Online — "Google seeks approval to release 32 million mosquitoes in Florida and California", 31 mai 2026 :
https://americanbazaaronline.com/2026/06/01/google-seeks-approval-to-release-mosquitoes-in-florida-california/
⁶ Institut Pasteur — "Le virus West Nile : symptômes, traitement, prévention" :
https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/west-nile
⁷ West Nile Virus California — Données officielles : plus de 8 000 cas humains et plus de 400 morts depuis 2003 en Californie :
https://westnile.ca.gov
⁸ American Medical Association — "West Nile virus deaths up by 32% in 2025", décembre 2025 :
https://www.ama-assn.org/public-health/infectious-diseases/west-nile-virus-deaths-32-2025
⁹ INRAE / CIRAD — Wolbachia présente chez plus de 70% des espèces d'insectes, mars 2019 :
https://www.inrae.fr/actualites/lutte-contre-agents-pathogenes-transmis-moustiques-decouverte-dun-nouvel-element-genetique-mobile-wolbachia
¹⁰ World Mosquito Program — "Impacts de l'infection par Wolbachia sur les relations entre prédateurs et proies", mars 2023 :
https://fr.worldmosquitoprogram.org/en/learn/scientific-publications/impacts-wolbachia-infection-predator-prey-relationships
¹¹ Cochrane Collaboration — "Le déploiement de moustiques porteurs de Wolbachia prévient-il l'infection par la dengue ?", avril 2024 :
https://www.cochrane.org/fr/evidence/CD015636_does-releasing-wolbachia-carrying-mosquitoes-prevent-dengue-infection
¹² Substack / Mellowkat — "Tell EPA NO to the release of Wolbachia-infected mosquitoes", mai 2026 :
https://mellowkat.substack.com/p/before-june-5th-tell-epa-no-to-the
¹³ Inf'OGM — "États-Unis : les lâchers de moustiques OGM ont débuté", mai 2021 :
https://infogm.org/etats-unis-les-lachers-de-moustiques-ogm-ont-debute/
¹⁴ Sciences et Avenir — "Pourquoi une filiale de Google lâche-t-elle dans la nature 20 millions de moustiques ?", juillet 2017 :
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/une-filiale-de-google-libere-20-millions-de-moustiques-dans-la-nature_114872
¹⁵ Futura Sciences — "La disparition des grands prédateurs mène aux catastrophes", juillet 2011 :
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-disparition-grands-predateurs-mene-catastrophes-31493/
¹⁶ The Epoch Times — "Google Seeks Federal Approval to Release Millions of Mosquitoes in California, Florida", 1ᵉʳ juin 2026 :
https://www.theepochtimes.com/business/google-seeks-federal-approval-to-release-millions-of-mosquitoes-in-california-florida
¹⁷ Le Monde Sciences — "Infection bactérienne contre génie génétique du moustique : deux voies possibles", janvier 2022 :
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2022/01/10/infection-bacterienne-contre-genie-genetique-du-moustique-deux-voies-possibles
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