Mise à jour du 19/10/2026
Chers amis,
Ce que je vais vous raconter aujourd'hui, aucun des responsables européens qui ont voté Chat Control ne vous l'avait dit.
Et pour cause : la plupart d'entre eux l'ignoraient eux-mêmes.
Le 13 octobre dernier, un journaliste suédois, Arvid Grange, a publié dans le quotidien Dagens ETC une enquête qui fait l'effet d'une bombe¹.
Il a posé une question très simple : quand Meta, Google ou Microsoft repèrent dans vos messages privés une photo jugée « suspecte »… où part-elle ?
La réponse fait froid dans le dos : aux États-Unis, dans le logiciel d'une entreprise financée par la CIA.
Direction les États-Unis… et la CIA n'est jamais loin
Rappelons d'abord le circuit.
Lorsqu'une plateforme signale un contenu, le dossier ne part pas chez un juge français. Il part aux États-Unis, chez le NCMEC, une organisation privée américaine qui centralise les signalements du monde entier, puis les redistribue aux polices.
En 2024, près d'un million de signalements concernaient l'Union européenne, dont environ 150 000 pour la seule France².
Or, interrogé par le journaliste, le vice-président du NCMEC, John Shehan, l'a confirmé noir sur blanc :
« Nous utilisons Palantir Foundry pour tous les signalements de la CyberTipline. »¹
Tous. Sans exception.
Palantir ? Vous n'en avez peut-être jamais entendu parler. C'est pourtant l'une des entreprises de surveillance les plus puissantes du monde : une firme américaine d'analyse de données financée à ses débuts par In-Q-Tel, le fonds d'investissement de la CIA, et qui travaille aujourd'hui pour le Pentagone³.
Et ce logiciel, Palantir l'a… offert au NCMEC¹ ⁴.
Vous connaissez beaucoup d'entreprises de renseignement qui font des cadeaux par pure philanthropie ?
« Palantir n'a pas accès aux données »… vraiment ?
Soyons honnêtes : le NCMEC assure que le logiciel tourne sur ses propres serveurs et que Palantir n'a pas accès aux données¹.
Peut-être.
Mais qui peut le vérifier ? Aucun audit indépendant n'a jamais été rendu public⁵.
Le cryptographe belge Bart Preneel (KU Leuven), l'un des meilleurs spécialistes européens, résume le problème :
« Si vous êtes signalé par Meta au NCMEC, vos données seront traitées par l'écosystème du NCMEC, qui inclut Palantir. »¹
Et combien de temps vos données y restent-elles ? Selon sa propre politique de confidentialité, le NCMEC les conserve « aussi longtemps que nécessaire »⁶. Aucune durée maximale.
Plus troublant encore : le NCMEC ne figure pas sur la liste officielle des organisations américaines autorisées à recevoir des données personnelles européennes⁷. Pour la juriste Laura Drechsler, spécialiste de la protection des données, « il est difficile d'affirmer que tout cela est pleinement légal »¹.
Ils ont voté sans savoir
C'est peut-être le plus grave.
Le journaliste a interrogé ceux qui suivent ce dossier depuis des années : l'eurodéputé allemand Lukas Sieper, l'ancien eurodéputé Patrick Breyer, la juriste Laura Drechsler, le cryptographe Bart Preneel.
Aucun ne savait que Palantir se trouvait au bout de la chaîne¹.
Lukas Sieper, qui a voté contre la dernière prolongation, n'a pas mâché ses mots :
« Palantir, c'est le pire cauchemar de George Orwell. »¹
Comment peut-on voter un texte qui touche aux correspondances privées de 450 millions d'Européens… sans savoir où finissent leurs données ?
« Une erreur sur 50 milliards » : le chiffre qui ne tient pas
Pour faire accepter Chat Control, la Commission européenne a martelé un chiffre rassurant : la technologie la plus utilisée ne se tromperait qu'une fois sur 50 milliards¹.
Ce chiffre provient d'un témoignage devant le Congrès américain en 2019. Sa méthode n'a jamais été publiée⁵.
L'équipe de Bart Preneel l'a testé. Résultat : selon les jeux de données, entre une erreur sur 1 000 et une erreur sur 10⁸.
Son verdict est sans appel :
« Une erreur sur 50 milliards, c'est un mensonge. »¹
Et sur le terrain ? En Allemagne, la police fédérale a constaté qu'environ la moitié des signalements transmis par le NCMEC en 2023 n'avaient aucune pertinence pénale⁹.
La moitié !
Et ce ne sont pas des photos de paysages qui sont visées. Bart Preneel le dit clairement : ce sont les photos intimes entre adultes et les messages à caractère sexuel qui ont le plus de risques d'être signalés¹. Autrement dit : votre vie privée la plus intime.
Novembre : le moment de vérité
Je vous le rappelais cet été : Chat Control 1.0, le scan dit « volontaire » des messageries non chiffrées (Gmail, Messenger, Instagram, Snapchat, Discord…), a été ressuscité le 9 juillet. Une majorité de députés présents ont voté contre (314 voix pour le rejet, contre 276), mais il en fallait 361. Le texte est passé quand même, jusqu'en avril 2028¹⁰.
Le 29 septembre, les négociations sur la version permanente, Chat Control 2.0, ont échoué sur le point central : le scan de nos messages privés. Le Parlement a tenu bon¹¹.
Mais ce n'est qu'un report. Les discussions techniques se poursuivent tout ce mois d'octobre, et un nouveau trilogue décisif est attendu en novembre¹¹.
Que veulent les gouvernements ? Rendre permanent le scan « volontaire » des messages privés, autoriser des « plans de recherche » visant des services entiers et non des suspects, et des ordres de détection émis sans juge¹¹.
Et la France dans tout ça ?
Elle fait partie des pays les plus durs. Selon des documents internes du Conseil révélés par netzpolitik.org, la France réclame « le champ le plus large possible », en particulier pour la détection « volontaire », et affirme n'avoir « aucune marge de négociation » sur ce point¹².
Le 23 juillet, Paris a même officiellement exprimé sa « forte préoccupation » face à l'amendement du Parlement qui protège les communications chiffrées¹³.
Autrement dit : la France ne se contente pas de soutenir Chat Control. Elle pousse pour qu'il aille plus loin.
C'est pourquoi nous devons maintenir la pression avant le trilogue de novembre.
Chaque signature compte pour faire savoir au Président de la République que les Français ne veulent pas que leurs photos les plus intimes finissent, sur simple soupçon d'un algorithme, dans un logiciel conçu pour le renseignement américain.
[Je signe la pétition]
Lettre à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République
Monsieur le Président de la République,
Le 13 octobre 2026, une enquête du quotidien suédois Dagens ETC a révélé que l'ensemble des signalements transmis au Centre national américain pour les enfants disparus et exploités (NCMEC), y compris ceux qui concernent des citoyens européens, sont traités à l'aide du logiciel Foundry de l'entreprise Palantir, que celle-ci lui a offert.
En 2024, près d'un million de ces signalements concernaient l'Union européenne, dont environ 150 000 la France.
Nous ne contestons pas la nécessité de lutter contre la pédocriminalité : c'est une cause que nous partageons tous. Nous prenons acte de l'assurance donnée par le NCMEC selon laquelle Palantir n'aurait pas accès aux données. Mais cette assurance n'a jamais fait l'objet d'un audit indépendant rendu public. Et le NCMEC ne figure pas sur la liste des organisations américaines autorisées à recevoir des données personnelles européennes.
Plus grave encore : les élus, juristes et chercheurs qui suivent ce dossier depuis des années ignoraient tout de ce maillon de la chaîne. Le Parlement européen a donc prolongé Chat Control, le 9 juillet dernier, sans disposer d'une information essentielle.
Quant à la fiabilité de ces outils, le chiffre d'« une erreur sur 50 milliards » avancé par la Commission européenne est contredit par les travaux de l'équipe du professeur Bart Preneel (KU Leuven), qui mesurent selon les cas des taux d'erreur compris entre un sur mille et un sur dix. En Allemagne, environ la moitié des signalements transmis par le NCMEC en 2023 se sont révélés sans pertinence pénale.
Or, selon des documents du Conseil de l'Union européenne, la France réclame pour le futur règlement « le champ le plus large possible » de détection, et a exprimé le 23 juillet sa « forte préoccupation » face à l'exclusion des communications chiffrées.
À l'approche du trilogue décisif de novembre, nous vous demandons solennellement de :
-
Renoncer à la demande française d'un « champ le plus large possible » et refuser toute pérennisation du scan dit « volontaire » des communications privées ;
-
Refuser tout « plan de recherche » ou ordre de détection visant des personnes non suspectes, ou émis sans le contrôle d'un juge ;
-
Défendre l'exclusion des communications chiffrées de bout en bout, pilier de la sécurité numérique et de la démocratie ;
-
Exiger la transparence sur la chaîne de traitement des signalements : audit indépendant du dispositif NCMEC–Palantir, publication du nombre de Français signalés et du taux de signalements infondés, et garantie qu'aucune donnée de citoyen français ne soit traitée par les outils d'une entreprise liée au renseignement étranger ;
-
Saisir la CNIL de la question de la base légale des transferts de données vers le NCMEC ;
-
Privilégier une coopération judiciaire et policière ciblée, sous le contrôle d'un juge, plutôt que des mécanismes de surveillance de masse.
Il ne s'agit pas d'un débat technique, mais d'un choix de civilisation : voulons-nous d'une Europe qui protège les enfants sans transformer chaque citoyen en suspect, ou d'une Europe qui confie les correspondances intimes de ses citoyens à une machinerie qu'elle ne contrôle pas ?
Nous vous demandons, Monsieur le Président, d'honorer la tradition humaniste et républicaine de la France, et de placer notre pays du côté de ceux qui refusent que la peur serve de prétexte à l'instauration d'une surveillance totale.
Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, en l'expression de notre haute considération.
Rodolphe Bacquet Porte-parole de la pétition « pour l'abrogation complète du projet "Chat Control" de Bruxelles »
Notes
Arvid Grange, « Investigation: EU citizens' private messages are run through Palantir's software », Dagens ETC, 13 octobre 2026 (version anglaise sur Substack) : https://arvidgrange.substack.com/p/investigation-eu-citizens-private — article original (payant) : https://www.etc.se/utrikes/saa-granskar-meta-dina-privata-chattar-med-hjaelp-av-palantir
Commission européenne, rapport sur la mise en œuvre du règlement (UE) 2021/1232, COM(2025) 740, 27 novembre 2025 : 950 817 signalements transmis aux États membres en 2024, dont 150 684 à la France. https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=CELEX:52025DC0740
« 5 points pour tout comprendre à Palantir », Presse-citron : https://www.presse-citron.net/5-points-tout-comprendre-palantir-ia-ombre-renseignements-armee-us/
Témoignage écrit de Melissa Snow (NCMEC) devant la Chambre des représentants, 10 décembre 2025 : https://oversight.house.gov/wp-content/uploads/2025/12/Snow-Written-Testimony.pdf — page Palantir/NCMEC : https://www.palantir.com/ncmec
Ostraca, « Chat Control et Palantir : le circuit réel des signalements », 15 octobre 2026 : https://ostraca.fr/blog/chat-control-palantir-ncmec-signalements/
Politique de confidentialité du NCMEC : https://www.ncmec.org/privacypolicy
Liste du Data Privacy Framework UE–États-Unis : https://www.dataprivacyframework.gov/list
Leblanc-Albarel et al. (KU Leuven), USENIX Security 2026 : https://www.usenix.org/system/files/conference/usenixsecurity26/sec26_prepub_leblanc-albarel.pdf
netzpolitik.org, « Chatkontrolle: Zahl der falschen Verdächtigungen stark gestiegen », 2024 (89 336 signalements pénalement pertinents sur 180 287 en 2023) : https://netzpolitik.org/2024/chatkontrolle-zahl-der-falschen-verdaechtigungen-stark-gestiegen/
Conseil de l'UE, communiqué du 23 juillet 2026 : https://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2026/07/23/fighting-child-sexual-abuse-online-interim-measure-protecting-children-now-reinstated — Règlement (UE) 2026/1881 : https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2026/1881/oj/eng — détail du vote : https://ostraca.fr/blog/chat-control-prolonge-2028-scan-messageries/
Patrick Breyer, « Chat Control 2.0 Trilogue Update », 30 septembre 2026 : https://www.patrick-breyer.de/en/chat-control-2-0-trilogue-update-no-mass-scanning-deal-for-now-european-parliament-stands-firm-against-search-plans/ — STOP Chat Control, 30 septembre 2026 : https://stopchatcontrol.fr/2026/09/30/trilogue-29-septembre-scan-messages-prives-repousse/
netzpolitik.org, « Interne Dokumente: Trilog zur Chatkontrolle geht in entscheidende Phase », 12 juin 2026 : https://netzpolitik.org/2026/interne-dokumente-trilog-zur-chatkontrolle-geht-in-entscheidende-phase/
Déclaration de la France, Conseil de l'UE, CM 3756/1/26 REV 1, 23 juillet 2026 : https://data.consilium.europa.eu/doc/document/CM-3756-2026-REV-1/x/pdf
Mise à jour 28/10/2025
Chers amis,
Il y a quinze jours, nous avons obtenu un recul important : la proposition de loi dite « Chat Control », qui prévoit une surveillance généralisée des communications en Europe sous le prétexte de lutter contre la pédopornographie, a été ajournée.
Polémique, le texte qui permettrait de scanner automatiquement toutes nos communications privées, messages, photos, vidéos et même conversations chiffrées, a été retiré de l’ordre du jour initialement prévu (le 14 octobre).
Mais ATTENTION : « ajourné » ne veut pas dire « abrogé ».
Le texte demeure dans les tuyaux de l’Commission européenne et du Parlement européen.
Il continue de porter une menace directe sur nos libertés fondamentales : vie privée, chiffrement, communications sécurisées, droits numériques.
Le Canard enchaîné le rappelle dans son édition de mercredi dernier1 : Bruxelles n’a pas renoncé à son projet fou d’espionner 450 millions d’Européens.
Le journal met en lumière une raison supplémentaire de demander l’abrogation complète de cette loi.
Une erreur sur mille !
Une étude citée par Le Canard enchaîné (Université de Louvain) estime que l’algorithme se tromperait une fois sur mille, soit, rapporté à la population européenne détentrice d’un téléphone… 3 millions de faux positifs chaque jour !
Trois millions de vies privées violées inutilement, chaque jour !
C’est pourquoi je vous parlais, dans la pétition que j’ai lancée contre ce projet de surveillance numérique généralisée, de « STASI 2.0 ».
Le Canard parle d’un « Big Brother sous prétexte de protection » : difficile de mieux résumer le piège.
Le Figaro, lui, souligne que la France – pourtant « pays des droits de l’homme » – soutient encore le projet, tandis que d’autres pays européens, plus vigilants, demandent son abandon pur et simple2.
Pourtant les opposants au sein de l’UE sont de plus en plus nombreux… et pas des moindres !
L’Allemagne dit NON à la STASI 2.0
En effet, dans ce combat, une étape symbolique a été franchie.
L’Allemagne, déclarée neutre au départ, vient de se positionner contre ce projet de loi3.
Venant du pays qui a vu naître la STASI et développer ses tentacules dans les moindres interstices de la vie privée de ses citoyens… c’est le signe qu’une vraie prise de conscience est en train de se produire.
Néanmoins, je le disais, le fait que le vote ait été repoussé ne signifie pas que la bataille est terminée.
Il y a urgence à maintenir la pression politique et citoyenne.
Parce que notre pétition a déjà rassemblé énormément de soutien ; mais pour gagner, il faut garder le cap, et convaincre la France de rejoindre à son tour les rangs des opposants.
Monsieur le Président de la République,
Le projet européen dit « Chat Control », officiellement présenté comme un règlement destiné à « prévenir et combattre les abus sexuels sur enfants », représente aujourd’hui une menace directe pour les libertés fondamentales de plus de 450 millions de citoyens européens.
Sous couvert de protection de l’enfance – cause que nous défendons tous – ce texte ouvre la voie à une surveillance généralisée des communications privées, incluant les messages, photos, vidéos et même les conversations chiffrées échangées sur les messageries les plus courantes.
Le Canard enchaîné l’a qualifié, à juste titre, de « projet fou de Bruxelles pour espionner 450 millions d’Européens ». Cette loi créerait en effet les conditions d’une surveillance numérique généralisée nous ramenant au système totalitaire et liberticide de la STASI.
Or, monsieur le Président de la République, de nombreuses voix s’élèvent dans toute l’Europe. En Allemagne, plus de 800 experts en cybersécurité et 37 scientifiques ont dénoncé ce texte comme un « projet liberticide ».
Berlin a fini par s’y opposer officiellement et ce geste a une portée symbolique considérable venant d’un pays marqué par l’histoire de la STASI. Allez-vous mettre en péril la pérennité du « couple franco-allemand » en vous désolidarisant de cette position de bon sens ?
Pire encore : selon une étude menée par l’Université de Louvain, l’algorithme chargé de « détecter » les contenus illicites se tromperait une fois sur mille.
Rapporté à la population européenne connectée, cela représenterait plus de trois millions de faux positifs par jour : autant d’erreurs, de suspicions infondées et de violations de la vie privée.
Une telle proportion d’erreurs est intolérable dans une société fondée sur le respect des droits de l’homme et de la présomption d’innocence.
Il est donc intolérable et déshonorant que la France continue de soutenir le projet.
Monsieur le Président, nous vous demandons solennellement de :
-
Annoncer publiquement que la France se joint aux États opposés au « Chat Control », à commencer par l’Allemagne ;
-
Refuser toute forme de détection automatisée des communications privées, qu’elle soit imposée ou « volontaire » ;
-
Défendre activement le chiffrement de bout en bout comme un pilier de la sécurité numérique et de la démocratie ;
-
Encourager une coopération judiciaire et humaine dans la lutte contre la pédocriminalité, au lieu de mécanismes de surveillance de masse.
Il ne s’agit pas ici d’un débat technique, mais d’un choix de civilisation : voulons-nous d’une Europe qui protège les enfants sans transformer chaque citoyen en suspect, ou d’une Europe qui, au nom de la sécurité, renonce à la liberté ?
Nous vous demandons, Monsieur le Président, d’honorer la tradition humaniste et républicaine de la France, et de placer notre pays du côté de ceux qui refusent que la peur serve de prétexte à l’instauration d’une surveillance totale.
Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de notre haute considération.
Rodolphe Bacquet
Porte-parole de la pétition « pour l’abrogation complète du projet « Chat Control » de Bruxelles »
1 Le projet fou de Bruxelles pour espionner 450 millions d’Européens », « Le Canard enchaîné », 22 octobre 2025, p.4
2 https://www.lefigaro.fr/conjoncture/comment-fonctionne-chat-control-ce-reglement-contre-la-pedopornographie-en-ligne-qui-divise-les-pays-europeens-20250912
3 « Le Canard enchaîné », art.cit.
Chers amis,
Vous souvenez-vous du film "La Vie des Autres" ?
Cette œuvre bouleversante nous plongeait dans l'Allemagne de l'Est des années 80.
La Stasi écoutait, enregistrait, fichait chaque conversation privée de millions de citoyens.
Un cauchemar totalitaire qui a brisé des familles entières.
Si vous croyez que c'est une aberration liberticide révolue, abolie depuis la chute de l'URSS, faux : elle s'apprête à se déployer à une échelle encore inédite grâce aux technologies numériques et... l'approbation de l'UE.
14 octobre 2025 : Le jour où la Stasi numérique pourrait naître
Retenez bien cette date.
C'est potentiellement le jour où votre smartphone deviendra un mouchard permanent.
Plus besoin de micros cachés dans les murs. Plus besoin d'agents infiltrés. Plus besoin de délateurs.
Votre téléphone fera tout le travail.
Du micro caché au smartphone espion : même combat
Dans "La Vie des Autres", l'agent Wiesler installait des micros dans l'appartement de Georg Dreyman.
Aujourd'hui, l'UE veut installer des "micros algorithmiques" directement dans vos messageries.
WhatsApp, Signal, Telegram... TOUS scannés en permanence.
Chaque message analysé avant même d'être envoyé. Chaque photo scrutée par des algorithmes.
Chaque conversation intime passée au crible.
La différence avec la Stasi d'hier ?
L'échelle : 500 millions d'Européens surveillés simultanément.
La vitesse : analyse instantanée de milliards de messages par seconde.
L'efficacité : aucune conversation privée ne peut échapper aux algorithmes.
"Nous savons que vous savez" : le chantage de la peur
Vous vous demandez comment ils justifient cette surveillance de masse ?
Exactement comme la Stasi le faisait :
"C'est pour votre sécurité." "C'est pour protéger les enfants." "C'est pour lutter contre le terrorisme."
Les mêmes arguments. Les mêmes méthodes. La même logique totalitaire.
Dans le film, l'officier Grubitz expliquait : "Nous devons surveiller pour protéger la société."
Aujourd'hui, Bruxelles nous dit : "Nous devons scanner vos messages pour protéger les enfants."
Le prétexte change. La surveillance reste.
Quand l'Histoire se répète... en pire
Savez-vous combien de personnes la Stasi surveillait ?
1 Allemand de l'Est sur 3.
Savez-vous combien de personnes le Chat Control surveillerait ?
500 millions d'Européens. TOUS. En permanence.
La Stasi employait 91 000 agents officiels et 189 000 informateurs.
Le Chat Control utilisera des milliards d'algorithmes travaillant 24h/24.
Plus rapide. Plus efficace. Plus total.
Les fantômes de la Stasi parlent d'outre-tombe
Hubertus Knabe, ancien directeur du Mémorial de Berlin-Hohenschönhausen, nous avertit :
"Ce que nous avons vécu sous la dictature est en train de renaître sous une forme technologique."
Les anciens prisonniers politiques de RDA sonnent l'alarme :
"Nous avons connu ça. Ça commence toujours par 'c'est pour votre bien'."
Pourquoi leurs témoignages sont-ils ignorés ?
Pourquoi l'Europe reproduit-elle les erreurs du passé ?
Votre vie sous Chat Control : un script déjà écrit
Matin : Votre "Bonjour chéri" à votre conjoint analysé par un algorithme.
Midi : Votre plaisanterie avec un ami signalée comme "contenu suspect".
Soir : Votre photo de famille stockée dans une base de données gouvernementale.
Nuit : Votre "Bonne nuit mon amour" archivé pour l'éternité.
Dans "La Vie des Autres", Christa-Maria cachait ses manuscrits sous le plancher.
Demain, où cacherez-vous vos pensées privées ?
Nulle part. Il n'y aura plus de plancher numérique.
Qui tire les ficelles de cette Stasi 2.0 ?
19 pays européens soutiennent déjà ce projet.
19 gouvernements prêts à transformer vos smartphones en mouchards.
Sans vote populaire. Sans débat démocratique. Sans votre consentement.
Exactement comme en 1961, quand le Mur de Berlin s'est construit en une nuit.
Cette fois, le mur sera numérique. Et invisible.
L'urgence absolue : STOP avant qu'il ne soit trop tard
Georg Dreyman, le héros du film, n'a jamais su qu'il était surveillé.
Jusqu'au jour où il a découvert les micros.
Trop tard.
Nous, nous SAVONS ce qui se prépare.
Nous avons encore quelques semaines pour dire NON.
Après, il sera trop tard.
Ce que nous EXIGEONS pour éviter le cauchemar
🛑 ARRÊT IMMÉDIAT du projet Chat Control - Plus jamais de Stasi en Europe
🏛️ RÉFÉRENDUM EUROPÉEN sur toute surveillance de masse des communications privées
📜 INSCRIPTION DANS LA CONSTITUTION EUROPÉENNE : "La confidentialité des correspondances privées est absolue et inviolable"
⚖️ TRIBUNAL SPÉCIAL pour juger les responsables de ce projet liberticide
🔐 PROTECTION LÉGALE RENFORCÉE du chiffrement de bout en bout
Votre résistance commence ICI
Dans "La Vie des Autres", une seule personne a fini par désobéir : l'agent Wiesler.
Il a choisi de protéger l'humanité plutôt que le système.
Aujourd'hui, c'est VOUS qui pouvez désobéir.
Pour que l'Europe ne devienne jamais une RDA numérique.
Pour que vos enfants n'aient jamais à cacher leurs pensées.
Pour que l'Histoire ne nous condamne pas d'avoir laissé faire.
👉
Lettre à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République française
Madame,
Vous vous apprêtez à commettre l'irréparable.
Le projet Chat Control que vous portez reproduit point par point les méthodes de la Stasi est-allemande, amplifiées par la puissance du numérique.
Les survivants de la dictature communiste vous supplient d'arrêter.
Les historiens vous mettent en garde.
Les citoyens européens vous disent NON.
Nous vous demandons solennellement :
- D'abandonner définitivement ce projet de surveillance totalitaire
- De respecter les leçons de l'Histoire européenne
- D'honorer la mémoire des victimes de la Stasi
- De ne jamais transformer l'Europe en laboratoire de contrôle social
Georg Dreyman, dans "La Vie des Autres", demandait à son ami :
"Comment un homme peut-il être si méchant avec un autre homme ?"
Nous vous posons la même question aujourd'hui.
Comment pouvez-vous infliger à 500 millions d'Européens ce que nous avons mis 40 ans à abolir ?
L'Europe s'est construite sur la promesse : "Plus jamais ça".
Respectez cette promesse.
Les citoyens européens qui n'oublient pas l'Histoire.
🚨 PARTAGEZ COMME SI VOTRE LIBERTÉ EN DÉPENDAIT
Car c'est le cas.
Le film "La Vie des Autres" se terminait par cette phrase :
"Dédicace : Pour tous ceux qui ont vécu sous surveillance."
Ne laissons pas nos enfants écrire la même dédicace dans 20 ans.
AGISSEZ. MAINTENANT.
Votre résistance commence par un clic.
"L'UE pourrait scanner vos conversations d'ici octobre 2025 : voici ce que l'on sait", TechRadar
2. "L'Union européenne prête à scanner tous vos messages privés dès octobre !", Cointelegraph
3. "« Chat Control » : l'Union européenne bascule vers la surveillance de masse au nom du bien", Breizh Info
4. "Chat Control 2025 : Comment l'UE veut scanner tous vos messages WhatsApp, Signal et Telegram", La Revue LÜM
5. "Contrôle du chat UE 2024 : impact sur la protection des données", Datenschutzbeauftragter Dresden
6. "De nombreux pays opposés à ChatControl en 2024 sont désormais indécis par rapport à ce projet de loi dont l'adoption signe la fin des communications numériques en Union européenne", Developpez.com
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